Neste livro estão os dados biográficos de um dos principais expoentes da filosofia racional grega, escritos por outro personagem importante da história da Plotino o filósofo, Porfírio o discípulo. O texto trata sobre o método para compilação da extensa obra intitulada As Enéadas, as razões de distribuição em seis livros com nove tratados em cada livro, os números considerados perfeitos, a ordem cronológica dos textos. Versa também a respeito da educação e da filiação de Plotino à escola de Amônio Sacas, sobre a vocação filosófica deste mestre que possuía a metafísica e purificação da alma como objetivos, sobre a ideia de mundo esboçada nos diálogos de Platão, e sobre a teoria da alma do cosmos. Toda a contribuição de Plotino com textos fundamentais sobre as três hipóstases da teoria - o uno, a inteligência e a alma - foi estabelecida por Porfírio, seu discípulo e biógrafo, que contribuiu com o texto das Enéadas como o lemos hoje.
Le livre, composé vers 301, est une biographie du Plotin(205-270), un philosophe égyptien mystique néoplatonicien du troisième siècle qui avait ouvert une école à Rome, écrite par Porphyre de Tyr(234-305), un de ses disciples, un Syrien qui a recueilli son œuvre, et écrit cet ouvrage pour en présenter l’auteur, ainsi que son travail d’édition de mise en ordre de l’Ennéade, principal ouvrage de Plotin. C'est une période que je connais mal et que je voudrais découvrir.
Le nom de Porphyre serait un surnom qui lui viendrait de son nom Basile (en grec, le roi), transcription de son nom syrien Malkos. Socrate de Constantinople dans son Histoire ecclésiastique(III,23) rapporte qu’il aurait été chrétien, mais qu’il aurait quitté le christianisme à la suite de coups reçus à Césarée. Il suivit ensuite des cours de philosophie à Athènes chez Longin(213-273) un autre philosophe néoplatonicien syrien ayant été formé à l’école d’Alexandrie, auprès d’Ammonios Saccas(†240) et Origène. En 263, il se rend à Rome et rencontre Plotin, qui avait lui aussi été formé par Ammonios Saccas en Égypte. Il a alors trente ans et lui cinquante-neuf. Il fut un fervent disciple de Plotin, et l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages malheureusement presque tous perdus.
Ce document est une source infiniment précieuse pour comprendre comment fonctionnait cette école de Plotin, à la seconde moitié du IIIème siècle : il semble que n’ayant pas de locaux fixes, Plotin était hébergé et nourri par de riches disciples qui étaient enthousiasmés par ses leçons, comme Castricius. Ces cours attiraient également des chrétiens, et des familles riches lui confiaient même leurs enfants pour les éduquer, et lui léguaient carrément leur fortune en mourrant. Parmi ceux qui assistaient à ses cours, Amélius d’Étrurie, de la famille Gentilianus, Eustochius, médecin d’Alexandrie, Zoticus, critique et poète, Zéthus, un médecin arabe, les sénateurs Marcellus Orontius, Rogatianus et Sabinillus, Sérapion, rhéteur d’Alexandrie. Il aurait même tourné la tête de l’empereur Gallien(253-268) et sa femme Salonine.
Ces cours consistaient non pas tant à faire de la philosophie que de l’exégèse de textes désormais classiques de philosophes. Désormais, on ne discute plus des problèmes eux-mêmes, on ne parle plus directement des choses, mais de ce que Platon ou Aristote ou Chrisippe disent des problèmes et des choses. On ne réfléchit plus sur une question, mais on se demande ce que Platon ou Aristote aurait dit de cette question. Porphyre nous donne également quelques lettres fort intéressantes qui illustrent les querelles entre écoles philosophiques.
Porphyre nous donne également quelques traits et anecdotes de Plotin. Il têtait encore sa nourrice à l’âge de huit ans ; il fêtait non pas son anniversaire mais celui de Platon ; il négligeait parfaitement son corps et sa santé, et ne semble tendu que par un but, s’unir à Dieu par la pensée. Il aurait eu des pouvoirs surnaturels comme deviner quel esclave avait commis un larcin, prédire d’un homme amoureux qu’il ne vivrait pas vieux, et devina même la mélancolie dont Porphyre a souffert à un moment, et qu’il lui a conseillé de distraire par un voyage. Ses dernières paroles avant de rendre l’âme furent : « Je m’efforce de faire remonter ce qu’il y a de divin en moi à ce qu’il y a de divin dans l’univers ».
Cette édition bilingue est dotée d’un bon appareil critique, et le grec, qui ne bave pas trop, est relativement lisible pour une édition poche. C’est bien dommage que son histoire de la philosophie soit perdue, mais c’est une bonne introduction pour une lecture prochaine de l’Ennéade, puisque l’auteur expose comment il a rassemblé et disposé les textes de Plotin. ["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>["br"]>
"Cuando estuvo cercano a la muerte, Eustoquio, que se hallaba en Puzolio, tardó un tiempo en llegar donde su maestro estaba (él mismo me contó esto). Cuando llegó, lo único que Plotino le dijo fue: Te estaba esperando, me esforzaba en reunir lo que de divino hay en nosotros con lo que de divino hay en el Universo. Entonces Plotino entregó su alma".
Плотин, философ нашего времени, казалось, всегда испытывал стыд от того, что жил в телесном облике, и из-за такого своего настроения всегда избегал рассказывать и о происхождении своем, и о родителях, и о родине. А позировать живописцу или скульптору было для него так противно, что однажды он сказал Амелию, когда тот попросил его дать снять с себя портрет: "Разве мало тебе этого подобия, в которое одела меня природа, что ты еще хочешь сделать подобие подобия и оставить его на долгие годы, словно в нем есть на что глядеть?"
Дело в том, что, написав что-нибудь, он никогда дважды не перечитывал написанное; даже один раз перечесть или проглядеть это было ему трудно, так как слабое зрение не позволяло ему читать. Писал он, не заботясь о красоте букв, не разделяя должным образом слогов, не стараясь о правописании, целиком занятый только смыслом; в этом, к общему нашему восхищению, он оставался верен себе до самой смерти. Продумав про себя свое рассуждение от начала и до конца, он тотчас записывал продуманное и так излагал все, что сложилось у него в уме, словно списывал готовое из книги. Даже во время беседы, ведя разговор, он не отрывался от своих рассуждений: произнося все, что нужно было для разговора, он в то же время неослабно вперял мысль в предмет своего рассмотрения. А когда собеседник отходил от него, он не перечитывал написанного, ибо, как сказано, был слишком слаб глазами, а принимался прямо продолжать с того же места, словно и не отрывался ни на миг ни для какого разговора. Так умел он беседовать одновременно и сам с собою и с другими, и беседы с самим собою не прекращал он никогда, разве что во сне; впрочем, и сон отгонял он от себя, и пищею довольствовался самой малой, воздерживаясь порою даже от хлеба, довольствуясь единою лишь сосредоточенностью ума
We are so lucky to have such an insightful piece of biography written about a great man, by an also great man, friend and intimate of the former. A very easy and readable English translation.
Very interesting biography by Porphyry of his teacher.
" [...] Plotinus, the philosopher our contemporary, seemed ashamed of being in the body. So deeply rooted was this feeling that he could never be induced to tell of his ancestry, his parentage, or his birthplace."
" [...] I myself at one period had formed the intention of ending my life; Plotinus discerned my purpose; he came unexpectedly to my house where I had secluded myself, told me that my decision sprang not from reason but from mere melancholy and advised me to leave Rome. I obeyed and left for Sicily, which I chose because I heard that one Probus, a man of scholarly repute, was living there not far from Lilybaeum. Thus I was induced to abandon my first intention but was prevented from being with Plotinus between that time and his death. [...]"
La Vie de Plotin par Porphyre n’est pas une biographie ordinaire. Conçue comme une introduction à la l’édition des œuvres de son maître (l’Ennéade), elle ne nous renseigne que très peu sur la vie matérielle de Plotin car elle se focalise avant tout sur sa vie intellectuelle. Elle est ainsi une des rares sources sur la échanges philosophiques au IIIe siècle, témoignant de la persistance d’écoles diverses engagées dans des disputes pointues des œuvres de Platon, Aristote, Chrystophe, etc. Comme toujours avec les éditions des Belles Lettres, le texte est précédée d’une courte mais précieuse introduction. Celle de Sébastien Morlet permet ainsi une bonne compréhension du texte en le remettant dans son contexte et en éclairant des points qui échapperaient au lecteur moins savant.
A brief biography of Plotinus’ adulthood and some of his notable students and a description of the editorial task Porphyry undertook to organize and cleanup the collection of Plotinus’ writings.
While in Rome, an Egyptian priest visited Plotinus. At a temple of Isis, the priest told him that Plotinus’ spirit was not of a normal man but of a god. Plotinus is also mentioned as foretelling the future, had an excellent memory and keen intellect, was a vegetarian, refused to bathe, and had chronic health problems.
A very large portion of the work is explaining and justifying how Porphyry compiled the enneads of Plotinus.