Une nuit en garde à vue, quelques heures après des coups de feu entendus entre les tours d’un grand ensemble. Sont enfermés là une jeune femme qui bossait dans un entrepôt, des émeutiers ramassés dans une manif, un cadre en dégrisement, un jeune homme embarqué pour délit de faciès… Urgent comme un cri d’alarme, leur portrait choral compose la radiographie d’une société française fracturée par le mépris, l’égoïsme et les préjugés, dont la jeune génération est abandonnée à la détresse ou à la colère. Par l’auteur du premier roman remarqué “77”.
en conclusion : acab, mort aux flics, vraiment quelles ordures. c'était cool de lire un livre où se trouvait, parmi tous les narrateur.ices, un flic, sans pour autant qu'on tombe dans le pathos en mode "ouin ouin le pauvre lui aussi il souffre parce qu'il est pas très aimé par la population". au contraire, ce livre est une excellente représentation de pourquoi une grande partie de la population est absolument traumatisée par la police française. la garde à vue est donnée à voir à travers plusieurs points de vue : c'est une zone de non-droit dans une institution qui pourtant se veut gardienne et représentante du droit, de la justice et de la civilité. mort aux flics donc + mort aux patrons et bisous à toustes les autres
J'en attendais beaucoup et j'ai été déçue. Un récit choral dont je comprends la colère (que je partage d'ailleurs) mais qui, dans sa volonté de dénoncer toutes les oppressions, se noie dans une polyphonie brouillonne, étouffée par ses intentions.
J'ai perçu le travail sur la langue et la mélodie des mots qu'il cherche à faire claquer comme du slam (que l'auteur pratique au demeurant), de façon parfois très belle mais je crois que de façon générale je ne supporte plus les successions de phrases hachées pour se donner l'illusion d'un style.
« Une cellule, c’est pas grand chose. C’est que trois points de suspension au milieu d’une phrase. C’est pas joli, ça sert à rien, on t’y met parce qu’on ne sait pas faire autrement, l’aveu de faiblesse d’une société. Faut juste attendre. Le seul problème, c’est quand la phrase poursuit sans toi jusqu’à enquiller les chapitres. L’enfermement ce n’est pas le souci, le monde qui continue dehors, oui. »
Parfois lourd de poésie et de phrases slamées qui se veulent percutantes mais qui ne sont que perturbantes, ce roman reste principalement beau de misère et de colère. Un récit en filigrane marquant, éprouvant et surtout époustouflant. Je suis marqué par cet auteur débutant, après son 77 en coup de poing, Marin Fouqué reproduit le coup de force.
J’ai étais happé dès les premières pages, j’en retiens beaucoup d’injustices et de rage. Envie de tout brûlé aussi. J’aime comme tous les personnages ont un sens entre eux, au début on comprends pas bien mais tout s’emboite petit à petit.