Quand l'été n'est plus que cendres, Tunis a le blues... et le monde n'est qu'un piano désaccordé. Le temps d'une saison, Jimmy, le déraciné, oiseau de nuit en quête d'aventures, croise le chemin d'Ismail, le juge solitaire et rigoriste, exaspéré par le comportement de ses concitoyens et leurs moeurs ostentatoires. Le destin les guidera vers des amours improbables avec Lola, la voyante au grand coeur, Elyssa la jeune bourgeoise passionnée, et Choucha, la journaliste, femme libre et intransigeante.
Une partition à cinq voix ou vibrent, du vieux quartier de La Fayette à la colline de Sidi Bou Said, l'âme de la ville, les blessures de la vie et l'appel d'un monde à invener.
Voilà, c'est fini.. Malheureusement ! Et puis ! Que devrai-je dire ou écrire après avoir fini un roman '' si Waw" comme celui-ci !? Je suis ébahie, je ne sais pas quoi dire, je ne trouve pas mes mots ... Bref, un roman précieux, ma plus belle découverte littéraire en 2018 ♥ 14 ans déjà depuis la parution de ce roman.. et Pourtant, je me permets de dire que c'est la plume francophone tunisienne la plus élégante jusqu'alors,d'un écrivain tunisien hors pair ♥ Un style tellement exceptionnel,à la fois orthodoxe, et fluide, un lexique vraiment très très trèèèès riche, de l'humour noir, des histoires d'amour, le sentimentalisme à juste dose, la criminologie, la rancune, les classes sociales qui vivent à la marge de la société, une remise en question de l'éthidque, de certaines notions sacrées intangibles, du quotidien lassant, le suspense à gogo, une vision profonde des choses, des passages à vous couper le souffle.. Il y a tant de passages qui vous emportent au delà de vous même, au delà de votre imagination, loin des sentiers battus et des métaphores périmées. Je n'arrive pas à décrire le roman. C'est tellement parfait pour être vrai! Quoi d'autres? Des destins qui se recroisent. Des oxymores et des paradoxes très flagrants, mais par magie, en symbiose totale, en harmonie totale. Entre les lignes, vous allez décrypter tant de messages, tant de critiques. Une révolte contre ce qui se passait en Tunisie pendant les années 2000, dans la banlieue nord de Tunis. Une gitane, un juge, une journaliste et une épouse malheureuse qui rencontre un Don Juan qui boulverse le cours de sa vie et remet en cause son passé.. Des évenements qui mènent tous à la demeure de la gitane Lolla. Tout est hasardeux dans cette vie. Pour enfin conclure, que la vie n'est qu'une drôle succession de coicidences, de chemins qui se recoupent et se dispersent à un temps t de cette histoire. Que l'argent ne fait pas toujours le bonheur... Un excellent roman d'une plume tunisienne très subtile ♥ Je le recommande vivement ... vivement ...
Quand j'ai reçu ce livre, j'étais très content : la quatrième de couverture et le titre en jetaient. J'ai été déçu. Le livre m'est tombé des mains à plusieurs reprises.
Avant la critique, je tiens à souligner le potentiel qu'aurait pu avoir cette histoire (c'est dommage). Et je souhaite m'excuser d'avance pour mes propos passionnés. Aucune haine, c'est juste trop de déception.
Les personnages ne sont pas réels. C'est des coquilles, produits de fausses bonnes idées de personnages. Je ne me suis attaché à aucun des personnages. Jimmy est tellement irréel et faux, Ismael n'est pas consistant, Lola pareil ... et j'en passe.
Le setup commençait bien, un peu à la "L'immeuble Yacoubian", où chaque chapitre est raconté par un personnage. Sauf qu'ici, je n'ai ressenti aucune rupture de narration entre les personnages. Ces points de vue sont tellement similaires, qu'on se dit que c'est juste l'auteur qui raconte sa vie (c'est une seule et même personne) : ils sont tous rêveurs, ils parlent en métaphores codées (je reviendrai aux métaphores), et il ne correspondent pas à des personnages qui me sembleraient réels.
Sinon oui, voilà, les métaphores et les descriptions dénuées de sens, infinies, lassantes, longues et répétitives. A la fin je me suis mis à sauter des paragraphes tellement c'était ch***t. Ça n'en finit pas, c'est atroce. Parfois sur 10 pages, seulement 1 paragraphe sert l'intrigue (qui est quasi inexistante).
L'intrigue se compose de prémisse, de blabla, et de fin hâtée et bâclée. Voilà.
Ce livre ne m'a procuré aucun plaisir à lire, aucune matière à réflexion (les "réflexions profondes" des personnages comme Ismael et Choucha étaient nulles et tellement fausses et elles ne servaient en rien l'intrigue ou la construction des personnages).
Le livre aurait pu être plus intéressant avec moins de pages, plus d'intrigues et moins de blabla inutile.
Oui, et les mots compliqués : faut arrêter de mettre 8 mots compliqués sur 10. Non ce n'est pas de la paresse intellectuelle. C'est du pur m'as-tu-vu et c'est pas beau à lire.
Et puis le coup de "ah, là je trouve un moyen de t'insérer le passé du personnage en brut et fais en ce que tu veux" c'est petit et pas agréable : une fois c'est une lettre où une dame divorcée raconte toute sa vie à un monsieur qu'elle vient de connaitre (dans un contexte purement professionnel), une fois c'est le mec qui raconte toute sa life à une femme qu'il vient de connaitre alors que c'est supposé être un personnage mystérieux, tombeur, sombre qui ne parlerait pas de sa vie même sur son lit de mort. Une autre fois c'est une diseuse de bonne aventure qui déblatère tout son passé à une cliente. Oui. C'est con, mais c'est pas comme ça qu'on présente des personnage. Aucune stimulation ni libre champ à son imagination offerts au lecteur.
Bref, j'ai fini par sauter les 15 dernières pages. Je déteste faire ça, mais voilà, à la fin c'est lourd, ça ne se termine pas.
A Jimmy, qui est supposé être le personnage central de l'intrigue : désolé, mais tu n'es pas un personnage crédible.
Recommended by the good guy at Fahrenheit 451, book store/cultural centre in Carthage, Tunis; this book is must-read if you are interested in the modern Tunisian society. What is amazing is, that Becheur managed to look at his fellow countrymen-women through the glasses of surprising objectivity-I fell in love with the part where he describes traffic in Tunis-his spot-on description of the characters and social situations: the night club, the wedding, the court...the Frenchness of the élite where ones inner prison is la "Bastille!
I can't claim to have understood every sentence, since I don't know French slang, but I loved every sentence I did.
Des voix qui racontent Tunis est ailleurs au rythme de Miles Davis et de Billy Holiday.. Des voix qui se rencontrent et sont liées dans des chagrins vastes comme Tunis et son histoire. Je me voyais dans celle d'Ismaïl.. Une fin pleine d'espoir et d'envie de vivre en paix et en sérénité, sous la loi et la justice.
"Maintenant, je sais qu'il faut la mériter, la liberté. Je sais que la seule loi qui vaille, c'est la loi qu'on se donne à soi même."
DNFed @ page 148 Au début la lecture était rythmée et semblable à un recueil de nouvelles ;des voix multiples ,des quêtes de soi... Ensuite, je me suis perdue au sein des pensées ascendantes des personnages . Le roman commence à avoir l'air d'une longue publicité interminable sur la Tunisie. C'étais comme un dépliant parlant de traditions et repas authentiques ... C'étais très lourd et je n'ai pas compris l'utilité de tout ça. Finalement, j'ai baissé les bras et abandonné la lecture.
Très bonne lecture dans une Tunisie moderne avec 5 voix différentes, un avocat d'une vieille famille de Tunis s'interrogeant sur la notion de loi, une femme issue de la nouvelle bourgeoisie cherchant à s'échapper de sa condition, une voyante gitane, un jeune marginal, expulsé de France dans un pays qu'il ne connaît pas, une journaliste, divorcée et indépendante. Chacun de ces personnages, dont les destins s'entremêlent, portent un regard sur leur société, se remettent en question ou affirment la poursuite de leur liberté.