À l'aube de ses trente-six ans, Bernadette Lacaille réalise soudainement que toute seule, elle ne vaut pas grand-chose. Elle habite la maison de sa belle-mère, Évangéline, elle cuisine dans ses casseroles, se sert de ses torchons pour faire le ménage. Elle ne possède rien. Cette prise de conscience, cette sensation de fragilité et de médiocrité lui laisse tout à coup un goût amer dans la bouche. Si elle travaillait, si Bernadette avait de l'argent, elle pourrait intervenir dans les projets de ses enfants; Laura et ses études universitaires, Antoine et sa mystérieuse activité de mardi et jeudi. Avec l'entrée à l'école de Charles, le petit dernier, elle a de plus en plus de temps libre et la vie serait tellement plus simple, plus belle si elle avait un peu d'argent à elle. Mais comment y arriver sans que Marcel ne s'offusque ? Quatrième épisode des Mémoires d'un quartier, Bernadette explore les prémices de la libération et l'émancipation des femmes. Personnages plus grands que nature, les Lacaille et ceux qu'ils aiment sont maintenant en plein coeur d'une petite révolution tranquille, comme le Québec du début des années 1960...
Elle est "ben fun" c'thistoire là ! Retrouver cette famille québécoise, c'est bien dépaysant, ça change des sagas anglo-saxonnes. Dans ce 4ème tome, les personnages principaux sont le "popa" Marcel qui évolue, se bonifie même. Finalement, il n'y a pas que sa rutilante oldsmobile rouge dans sa vie. Il est beaucoup plus sensible qu'il n'y paraissait ! Et dans la 2ème partie, c'est la fille aînée Laura qui tient le rôle principal et la pauvre est en pleine remise en question sur son avenir. La vie n'est pas un long fleuve tranquille pour elle malgré sa bonne volonté et son courage. Ce tome-ci traîne parfois un petit peu en longueur mais l'ensemble demeure très agréable. Je suis curieuse de savoir ce que l'avenir leur réserve à tous, petits et grands. À suivre !
J'ai trouvé que ce tome était mieux centré sur la famille Lacaille - probablement parce que Bernadette y est au coeur... Ça aurait pris un peu plus de développement sur la visite d'Adrien, par exemple. J'ai beaucoup aimé les aventures d'Évangéline à Québec, et les études de Laura.
Une belle suite à la série. Voilà que Bernadette ouvre ses ailes et gagne de l'estime de soi. Évangéline s'adoucit envers sa famille et est toujours pleine de surprises. Et Marcel cré maudit est toujours Marcel.