Cette anthologie bilingue retrace l'itinéraire poétique de Mahmoud Darwich depuis le début des années 1990. Elle regroupe des poèmes extraits de sept recueils dont chacun a été considéré à sa sortie comme une oeuvre majeure, un important jalon dans l'histoire de la poésie arabe contemporaine : Onze astres, Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ?, Le Lit de l'étrangère, Murale, Etat de siège, Ne t'excuse pas et Comme des fleurs d'amandier ou plus loin. Mêlant l'individuel et le collectif, le lyrique et l'épique, le quotidien et l'éternel, le poète y réussit le pari de toute une vie : opposer la fragilité humaine à la violence du monde et élever la tragédie de son peuple au rang de métaphore universelle.
Mahmoud Darwich (en arabe : محمود درويش), né le 13 mars 1941 à Al-Birwah en Galilée (Palestine sous mandat britannique) et mort le 9 août 2008 à Houston (Texas, États-Unis), est une des figures de proue de la poésie palestinienne. Profondément engagé dans la lutte de son peuple, il n'a pour autant jamais cessé d'espérer la paix et sa renommée dépasse largement les frontières de son pays. Il est le président de l'Union des écrivains palestiniens. Il a publié plus de vingt volumes de poésie, sept livres en prose et a été rédacteur de plusieurs publications, comme Al-jadid - (الجديد - Le nouveau), Al-fajr (الفجر - L'aube), Shu'un filistiniyya (شؤون فلسطينية - Affaires palestiniennes) et Al-Karmel (الكرمل) . Il est reconnu internationalement pour sa poésie qui se concentre sur sa nostalgie de la patrie perdue. Ses œuvres lui ont valu de multiples récompenses et il a été publié dans au moins vingt-deux langues. Dans les années 1960, Darwich a rejoint le Parti communiste d'Israël, le Rakah, mais il est plus connu pour son engagement au sein de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Élu membre du comité exécutif de l'OLP en 1987, il quitte l'organisation en 1993 pour protester contre les accords d'Oslo. Après plus de trente ans de vie en exil, il peut rentrer sous conditions en Palestine, où il s'installe à Ramallah. (Son oeuvre est traduite en anglais sous l'orthographe Mahmoud Darwish.)
J'ai beaucoup aimé les poèmes de lutte, et certains vers m'ont bouleversée, mais à mon regret ce n'est pas un coup de cœur. A relire dans quelques années pour mieux le savourer.
on m'avait à plusieurs reprises déconseillé de lire Darwich au moment où je commençais à apprendre l'arabe mais sensible à la poésie et aux thèmes de cet auteur (l'identité en particulier), cette anthologie bilingue m'a permis sans trop de difficultés de le découvrir en arabe, sur différents registres et styles de sa carrière poétique.
4,5/5 Quelle belle découverte ! Ma porte d'entrée avec cet auteur fut le poème "A ma mère" qui m'a tout de suite convaincu de mon intérêt pour cet écrivain. On ne retrouve pas ce texte dans cette anthologie qui offre au lecteur un panorama raisonnable sur l'oeuvre de Darwich. Plusieurs poèmes me sont restés, alors que d'autres mon un peu désintéressé. Dommage que les idées énoncées ne soit pas souvent très abordables / compréhensibles. La finesse du style de l'écriture m'a plonger dans des instants méditatifs très beau.
Une anthologie où les poèmes viennent des 8 derniers recueils de Darwich. Je ne crois pas qu'il y ait là ses poèmes les plus connus (les plus engagés), mais il y a certainement les plus poétiques. Darwich parle de l'odeur des fleurs d'oranger, de l'exil, de l'amour, et toujours de la Palestine bien sûr. Tout n'est pas toujours clair (ou bien je suis idiot, c'est une possibilité) mais on arrive à se laisser bercer par la musique des mots.
Certains poèmes m'ont vraiment tapé dans l’œil : "Il est paisible, moi aussi", "Dans l'attente" ou encore "Je ne désire de l'amour que le commencement".
Aun siendo una antología, es uno de los mejores libros de poesía que he leído de Darwish... Necesito una relectura en vena, pero ahora estoy disfrutando de novelas sin más propósito que el pasar un rato agradable.
Con todo, Darwish es un poeta imprescindible en mi vida. Amé está edición bilingüe porque la poesía es el único género literario que prefiero en su versión original.