Un résumé succinct pour trois personnages tout différents les uns des autres. Ils se croiseront dans un train, lors d’une espièglerie d’une jeune femme un peu étrange. D’entrée de jeu, la première scène érotique se veut la plus sexuelle du roman. Un quiproquo amusant nous lancera dans la découverte du vécu de chacun d’eux jusqu’à lever le voile sur un lien qui les unit tous. La trame est un peu monotone puisque c’est leur passé qui forge le principal du livre. Intéressant, mais sans plus.
Arrive un problème. Les deniers chapitres, qui nous décrivent la vie de cette mystérieuse jeune femme, deviennent vite carrément complexes. Une histoire de famille du genre: Je suis la fille de Maurice, mais il est aussi mon Grand-Père, et j’ai deux mères, l’une est ma mère et l’autre est ma grand-mère…. Enfin bref. Vous voyez le tableau? Beaucoup trop compliqué pour le but désiré. On se perd dans les clarifications pour n’arriver au final avec rien de plus à se mettre sous la dent.
Là où ce livre est intéressant, c’est dans la plume de l’auteure. Je ne connaissais pas Françoise Rey et j’ai apprécié sa manière de brosser les actes explicites. C’est poétiquement vulgaire. Un peu contradictoire… je ne saurais comment l’expliquer autrement. Tout y est décrit en détail, mais d’une telle façon qu’on se laisse porter par les mots. Avec une imagination fertile, vous voilà partis pour un bon moment.
Malheureusement, les scènes sexuelles manquent. Effectivement, étant un homme, j’ai un parti-pris pour le pornographique consommé rapidement et souvent, vous me direz… Mais, de mémoire, je ne peux dénombrer que trois ou quatre instants très chauds. De plus, on n’y voit ni lesbianisme ni triolisme… que la relation standard hétéro. C’est bien, mais varier aurait été mieux.
Finalement,
Je me demande toujours comment émettre une note à un roman érotique. Je donne une puissance d’érection de 3 sur 5. Pas assez pour emmener au septième ciel, mais suffisant pour se satisfaire momentanément.