C’est un clan d’humains. Ils chassent et cueillent, ils naissent et meurent, ils habitent des tentes de peau, ils peignent sur la paroi des grottes, ils perpétuent les légendes de leurs déesses et dansent autour du feu les soirs de fête. Leur univers est une forêt nourricière et, hormis les grands froids ou la maladie, ils n’ont à redouter que la Bête, qui rôde aux abords d’infranchissables Confins. Ils ignorent qu’un tout autre monde existe au-delà. Cet autre monde, c’est le nôtre ou presque, situé dans un futur proche. L’espèce Neanderthal a été recréée à partir de bribes d’ADN et réintroduite dans une réserve où elle est observée et étudiée depuis plusieurs générations. Bientôt, des Sapiens vont franchir les Confins…
Née à Dijon, Noëlle Michel vit à Gand, en Belgique. Ingénieure de formation, elle traduit désormais du néerlandais des romans, des essais et des ouvrages pour la jeunesse. Elle a notamment signé la traduction du roman d’Hanna Bervoets Les choses que nous avons vues (Le bruit du monde, 2022). Écrivaine, elle a publié en 2020 son premier roman : Viande (Lilys Editions).
Une belle expérience. J'ai trouvé l'idée originale et intéressante et j'ai particulièrement apprécié la plume de l'autrice. J'avais besoin de me concentrer un peu lors de ma lecture mais j'y ai vraiment pris plaisir! Les différents points de vue et chronologies étaient intéressants, quoique parfois difficiles à suivre pour ma part. Les thèmes abordés m'ont beaucoup plu. Pour citer ceux que j'ai préférés : l'écologie, notre rapport à la nature et à la technologie, le libre arbitre, la peur de l'autre. Je regrette toutefois la fin qui m'a paru un peu abrupte alors que le reste du livre prenait son temps.
Une histoire captivante, bien écrite. En tant que biologiste (généticienne) de formation, j'étais légèrement sceptique au début: que pourrait donc nous apporter le clonage des Néans, puisque nous en savons si peu sur leur culture? Mais dès que l'objectif du simple divertissement s'est annoncé, je me suis laisser emporter par l'histoire.
Le livre fait réfléchir à notre façon de vivre, aux choix que fait notre société, aux possibilités et opportunités que nous avons - et surtout le choix de les utiliser ou non.
J'aime bien quand un livre m'apporte une nouvelle façon de voir les choses, une autre vision.
Wauw, ik ben erg onder de indruk van 'Schaduwen van morgen'! Als eerste gebruikt ze een fenomenale opbouw in haar roman. Aanvankelijk is het verhaal mysterieus, weet je niet wat er aan de hand is, en gooit Noëlle Michel kruimeltjes van informatie in de richting van de lezer. Stukje bij beetje kan je op die manier het verhaal ontrafelen, waar bij ik heel vele aha-momenten beleefde. Aan het einde was het boek ontzettend spannend, ik heb het echt heel snel uitgelezen!
In het boek komen heel wat ethische kwesties aan bod. 'Schaduwen van morgen' zette me erg aan het denken, en ook voor een boekenclub lijkt het me een heel fijn boek. Er is heel veel stof om te bespreken en te overdenken! Dat alles (die geweldige opbouw en inhoudelijk sterke verhaallijn) is dan ook nog eens gebracht in een geweldig mooie taal, wat voor mij echt de kers op de taart is. Ik vond het een prachtig boek en raad het iedereen aan!
J’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire mais une fois fait, j’ai été captivée jusqu’au bout ! Ce livre fait partie de mes lectures préférées de l’année.
Cette dystopie m’a un peu fait penser à The Maze (un peu) et je me suis dit tout du long « on n’est pas si loin de ce qui pourrait se passer demain »
Seriez-vous prêt·es à regarder une télé-réalité avec le concept suivant : De nos jours, les Néandertaliens ont été recréés génétiquement et vivent reclus dans une région naturelle. Leurs moindres faits et gestes sont observés par le centre qui les a clonés et leur vie est retranscrite à des milliers de téléspectateurs.
C’est ce que cette dystopie explore.
Lorsqu’Eva accepte de cloner de l’ADN de Néandertaliens, elle n’a aucune idée de ce que prépare le Centre. Ces expériences qui visent à comprendre comment vivaient les Néandertaliens, cachent des intentions plus sombres que le public et elle-même ignore. Elle et Noah décident de s’enfuir avec les enfants clonés pour les protéger. Quelques années plus tard, le clan de Néandertaliens existe bel et bien, le public l’observe et un certain Adam, humain, s’apprête à y faire son entrée en tant qu’acteur. Les choses vont alors prendre une tout autre tournure…
J’ai été totalement happée par ce roman à l’idée originale. Le suspense est efficace et l’alternance de points de vue des différents personnages à des époques différentes créent un puzzle à reconstruire au fil du récit. L’autrice questionne des thématiques de moralité, d’humanité. Le tout dans un décor de montagnes immersif. Sur 300 pages c’est assez efficace, la fin peut être un peu expéditive. J’aurais voulu en savoir plus sur les actes militants des activistes qui ne cautionnent pas l’enfermement des Néandertaliens.
Au final, c’est un peu comme The Truman Show, mais avec une rencontre entre Néandertaliens et Sapiens.
It stands to mention that I'm very partial to stories about Neanderthals. It's what drew me to this book to begin with. But then, it was also such a good and - crucially - original story. The first part didn't do much for me, mainly because it read like so much of the ubiquitous "mommy fiction" out there, with the protagonist contemplating having a baby, despite her wildly unstable relationship situation with a married man. In other words, kind of tedious.
But then, as the timeline sped up, and Eva more of less left the picture, it got really good. The author focused on the important things. i.e. Neanderthals. That, and the people who recreated them from DNA traces and the reasons behind the experiment. There's also a love story underscoring the proceedings, between two very unlikely partners from both sides of the fence. The production jumps rather enthusiastically from POV to POV and timeline to timeline, which can be trying. But overall, the characters are compelling, and the narrative is dynamic, emotionally engaging, and clever. Plus, it's Belgian, so checkmark for international reading. In other words, a very good read. Recommended. Thanks Netgalley.
Une équipe de recherche est parvenue à recréer des hommes de néanderthal. Après 3 générations, on retrouve le clan de Néans dans un parc clos, filmés en permanence à leur insu dans une émissionde télé-réalité, pour divertir les sapiens qui les ont créé. Tout dégénère lorsque, pour regonfler l'audimat, ils envoient des sapiens dans le parc pour faire leur connaissance. Bien que très originale, l'histoire traîne en longueur et est énoncée de façon simpliste. Il y a des lourdeurs.
Gelezen in het Nederlands; ‘Schaduwen van Morgen’. Je kan dit boek in vergelijking trekken met één van mijn lievelingsfilms, ‘The Truman Show’. Het is een super origineel en onverwacht verhaal, met goede psychologische diepgang. Aan het eind komt het boek ook heel mooi rond. Het einde had naar mijn mening een aantal ongeloofwaardige elementen, maar al met al echt een goed boek waar ik heel erg van genoten heb!
Époustouflante. Incroyable. J'adore le style de Noëlle Michel. Une fiction, une histoire, pas prendre à la légère. Et pourtant ... . Elle te hante, tout comme la Bête. Je suis de plus en plus convaincue du choix que j'ai fait vers la nature, vers les 'Sapiens'.... comme j'aimerais être Lune Rousse, et rester vivre dans le 'monde des Néans'.... .
Une histoire étonnante mais prenante, de la science-fiction comme je n'en avais jamais lu.
Les changements de PDV m'ont perdu au début et j'ai eu du mal à rentrer dans le récit, mais au fur et à mesure, l'intrigue se fluidifie et j'ai fini par trouver le rythme agréable.
Je partage les valeurs portées par l'autrice, et même si la forme de leur vecteur est surprenante, je recommande !
C'est une dystopie que nous propose Noëlle Michel dans ce second roman. Une bonne petite claque !
Une fiction intelligente qui nous pousse à la réflexion sur notre société, sur notre rapport à la nature, à l'environnement, à la notion de liberté !
Imaginez un instant, un clan, une tribu d'humains.
Ce sont des chasseurs-cueilleurs, ils vivent en communauté, en harmonie avec la nature. Leur vie entière est centrée sur la forêt nourricière. Ils ont appris à vivre ensemble, à chasser, à se soigner par les plantes. Ils ont leurs croyances et légendes et vénèrent leurs déesses. Ils craignent le froid, la maladie mais surtout la "Bête" qui rôde aux abords des confins. Les confins, la ligne à ne pas franchir, le néant au delà de cette frontière, mais pourtant là derrière s'ouvre un autre monde : le nôtre, celui des sapiens.
Car le clan est bien une espèce recréée à parti d'ADN ancien, ce sont les Néans, "Néanderthaliens". Ils ont été réintroduits dans une réserve et cela fait plusieurs générations qu'on les étudie. Enfin c'est ce que Eva et Noah , des scientifiques au départ du projet ont cru, mais la réalité dépasse bien tout cela.
Que se passera-t-il lorsque des Sapiens franchiront les Confins ?
Un récit passionnant, captivant, très imagé, croisement digne de "La guerre du feu", "Jurassic Park" ou encore "Hunger Games" réunis. Avec brio, Noëlle Michel nous emmène dans des réflexions profondes sur l'éthique, l'environnement et le comportement humain.
Habilement construit avec des allers-retours dans le temps, comme un grand puzzle qui se met en place au fil du récit. Elle nous fait vivre un récit palpitant, prenant, truffé de questionnement.
C'est intelligent, très bien écrit, malin. On ne s'ennuie pas une seconde, les pages tournent très vite, je l'ai dévoré.
Cerise sur le gâteau, il suscite des questionnements sur le rapport à la nature, la liberté, la domination des espèces, l'environnement, la société patriarcale et ses fondements, les rapports de puissance et de domination des races, des genres mais aussi sur la culpabilité, le mensonge et les rapports humains.
A lire et à relire, vous l'avez compris c'est un immense coup de coeur pour moi.
♥♥♥♥♥
Les jolies phrases
La recherche ne cesse de faire des progrès, mais Adam se demande à quoi ils servent, quand leur milieu de vie n'est plus qu'une gigantesque poubelle à ciel ouvert, toxique pour le plus commun des mortels.
Les humains sont-ils condamnés à accomplir tout ce que leurs percées technologiques leur permettent, au nom du sacro-saint progrès ?
Comment deux espèces humaines pourraient cohabiter sur un pied d'égalité, quand l'une a joué les apprentis sorciers et s'est amusée à crever l'autre.
Et si demain les ombres ... si elles venaient à envahir ma vie ? C'est vertigineux de se dire que tout peut basculer à chaque instant.
Les crises environnementales et climatiques démontrent pourtant avec une cruauté aveugle que, malgré tous leurs efforts, les humains ne contrôlent pas grand-chose.
Le souffle, c'est à la fois ce qui nous anime et ce qui nous échappe. Atteindre l'âge du souffle, c'est admettre que nos actions et notre volonté seules ne déterminent pas notre vie. Cesser de chercher des coupables ou des responsables, et puis accepter ce qui a été et ne peut être changé. Accueillir nos propres défauts, notre impuissance...nos ombres.
On a tous perdu le contact de nos racines animales, notre environnement, d'ailleurs on n'arrive pas à le protéger suffisamment, on n'y arrive pas.
Et puis un jour peut-être, lâcher prise, renoncer à l'illusion de contrôler sa vie, et enfin retourner à la poussière, cette poussière d'étoiles qui se cache en chaque être vivant, chaque chose - et rendre son dernier souffle.
Si tu veux mon avis, le libre arbitre est un mythe bien pratique : chaque individu est le seul et unique responsable de tout ce qui lui arrive, succès comme malheurs. Note que comme ça, on remet pas le système en question... Elle est là, la poudre aux yeux ! Bien sûr, on a une certaine marge de manoeuvre - supérieure à celles des Neans, je te l'accorde -, mais elle est surestimée. Notre inconscient, notre passé, notre couleur de peau, notre genre, le pays où on est né, le milieu social dans lequel on a grandi... Tout cela nous conditionne et détermine notre vie. Personne n'est vraiment libre.
Les crises environnementales et climatiques démontrent pourtant une cruauté aveugle que, malgré tous leurs efforts, les humains ne contrôlent pas grand-chose. Cependant, l'esprit est ainsi fait qu'il peine à le croire ; ce qui explique peut-être en partie l'engouement pour les théories du complot en tout genre qui fleurissent sur la rhizosphère. Comme si l'idée que nous ne maîtrisons rien ou si peu était trop insupportable; certains humains préfèrent se réfugier dans des histoires abracadabrantes impliquant l'hypothèse d'un contrôle quasi absolu plutôt que d'accepter l'insoutenable imprévisibilité de l'existence.
Thème prometteur et vraiment intéressant à explorer mais l'écriture ne suit pas. Hyper "gnan gnan" et caricatural. Je suis complètement passée à côté !