Un document rare et inédit. Deux écrivains de l’Académie français, Jean d’Ormesson et Marc Lambron, dialoguent sur les Mémoires posthumes du duc Saint-Simon, coup de tonnerre dans la littérature et l’histoire de France. C'est un dialogue aussi gai que cruel sur le style, le pouvoir, la mort et la postérité de Saint-Simon, de Chateaubriand à Proust, de Claudel à Céline. Jean d’Ormesson rend hommage à ses maîtres et fustiges ses contemporains. Mais s’il rencontrait Saint-Simon, « je me tiendrais à carreau », dit-il… Il nous embarque ainsi dans une promenade littéraire pour mieux raconter Saint-Simon, et se raconte, en creux, lui-même. Saint-Simon chroniqueur vénéneux de la Cour de Louis XIV et des temps de la Régence ; Jean d’Ormesson loin d’être étranger au commerce des princes qui nous gouvernent. L’occasion d’un jeu d’entrelacs, d’entrechats et voltes littéraires, et, enfin, d’un accord paradoxal des époques : un dialogue trans-temporel du Comte d’Ormesson et du Duc Saint-Simon. On y découvre Jean d’Ormesson animé de tout son feu, qui nous transmet avec ferveur son amour indéfectible pour la littérature. Et Marc Lambron de nous livrer le requiem alerte d’une passion, l’illustration ultime d’un art national menacé. Celui de la conversation.
Élève au lycée du Parc (Lyon), il anime pendant un trimestre une émission télévisée : Des enfants sur la 3. En 1974, il est en khâgne au lycée du Parc. Il obtient ensuite ses diplômes de l'École normale supérieure, de l'Institut d'études politiques de Paris, et de l'École nationale d'administration (ENA), et réussit également le concours de l'agrégation de lettres, où il est reçu premier. En 1983, il effectue un stage à l'ambassade de France en Espagne où il écrit son premier livre, L'Impromptu de Madrid. La mort de son frère Philippe, emporté par le sida en 1995, lui a inspiré un récit autobiographique, Tu n'as pas tellement changé, publié en 2014.
Journaliste au Point et au Figaro Madame, il est inspiré par l'époque de Vichy, dans son roman 1941, et les années 1960, dans son roman Étrangers dans la nuit, et reste passionné par le rock. En 1993, il obtient le prix Femina pour L'oeil du silence, un roman consacré à la photographe Lee Miller. En témoin de sa génération, Marc Lambron est revenu sur ses espoirs et ses impasses dans deux livres doux-amers, Les menteurs et Une saison sur la terre. Réunissant ses chroniques dans plusieurs volumes intitulés Carnet de bal, il a également consacré des essais ironiques à Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Il est aussi conseiller d'État.
Le 26 juin 2014, il est élu à l'Académie française au fauteuil de François Jacob au troisième tour de scrutin, obtenant treize voix sur vingt-quatre suffrages exprimés.