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Petites dents, grands crocs

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Sarah Barry, épouse et mère en apparence comblée, a quitté les RH d’une grande entreprise pour s’accorder une année d’écriture. Mais alors qu’elle dispose enfin du temps nécessaire, le piège de la domesticité semble se refermer sur elle.
Cela commence par une fatigue inhabituelle, des chutes de cheveux, et puis il y a ces maux de tête lancinants.
Quand il n’est pas en voyage d’affaires, son mari la couve, la chahute, la questionne. Entraînant leur fils dans ce manège qui ne tourne plus très rond. À moins que ce ne soit elle qui fantasme ?

Dans une langue et un rythme envoûtants, sorte de ritournelle noire où les vampires prennent les atours de la tendresse, Émilie Guillaumin offre avec  ce troisième livre un regard sans concession sur le couple et la maternité.
 
À propos de l’autrice
Après des études de lettres à la Sorbonne et de criminologie à New York, Émilie Guillaumin a passé deux ans au sein de l’armée de terre française, aventure dont elle a tiré Féminine, puis L’Embuscade, qui a reçu un très bel accueil de la critique et du public. Petites dents, grands crocs est son troisième roman.

192 pages, Kindle Edition

Published January 4, 2023

52 people want to read

About the author

Emilie Guillaumin

9 books4 followers

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Community Reviews

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1 star
3 (6%)
Displaying 1 - 8 of 8 reviews
Profile Image for charlie medusa.
601 reviews1,462 followers
Read
May 10, 2023
je jette un voile pudique sur ma lecture et me contenterai de dire que ce n'était pas pour moi et que trop d'adjectif tue l'adjectif. par ailleurs je n'aurai jamais d'enfant de ma vie notamment.
Profile Image for Priscilla.
714 reviews14 followers
August 1, 2024
Je suis perplexe sur ce roman et notamment sur son objectif, je ne sais pas quel était le but de cette histoire.

Un roman d'une grande noirceur psychologique avec une belle plume, mais qui s'empêtre et ajoute de la lourdeur. C'était un peu long de lire la lente déchéance psychologique de cette femme, qui disparait petit à petit, dans tous les sens du terme. J'ai aimé le début, les relations qui s'asphyxient, la dépression qui s'installe (ça m'a fait penser à Euphorie d'Elin Cullhed), mais ça tourne en rond, c'est de plus en plus noir et sans aucune issue. La fin me laisse un peu sur ma faim, je ne sais pas du tout quoi en penser. Très étrange comme lecture. Je pense que j'aurais aimé moins long, parce que l'idée et le traitement sont bons.
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews222 followers
January 24, 2023
Peut-on réellement être heureuse, lorsqu’on se sent obligée de faire quelque chose que l’on n’a pas envie de faire ? Il ne s’agit pas de ces petites choses sans importance qui plombent le quotidien, c’est bien plus sérieux. Sarah fait un enfant pour faire plaisir à son mari, parce qu’il le lui demande. Sarah, elle, n’a aucune envie d’être mère. C’est par amour (on pourrait développer ici la définition de l’amour, mais je pense que tout le monde sait à peu près à quoi je fais allusion) qu’elle décide d’accéder à ce souhait. Et, pour ne pas le perdre. Très vite, cet enfant la dévore avec ses « Petites dents, grands crocs ». « Passé les quelques heures d’éblouissement, qui ont malgré tout suivi l’accouchement, je suis devenue une carapace sans chair, recouverte de vêtements, sous laquelle il n’y aurait eu que du vent. »

Lorsque Thomas naît, l’équilibre familial est évidemment bouleversé, rien de surprenant au final : Le couple conjugal s’efface peu à peu pour devenir le couple parental. Le problème, c’est que rapidement les liens entre Pierre et son fils prennent toute la place. Une complicité intense voit le jour. Et Sarah, qui n’a été finalement qu’une poule pondeuse, se sent rejetée, car elle est mise de côté. « J’avais mis au monde un enfant, et ce qui aurait dû me combler me dépouillait au contraire de tout ce qui composait ma personnalité. J’avais cessé d’être Sarah, la fille, la femme, la cousine, la collègue, l’amie, l’amoureuse. Ne restait qu’une énigme. Une enveloppe à remplir. Une ombre à apprivoiser. Et je ne m’en sentais pas la force. J’étais piégée. Thomas était devenu ma prison. » Pierre et Thomas créent ensemble de petits rituels, comme il est normal d’en mettre en place avec son enfant. Dans une situation classique, chaque parent a le sien. Ici, on ne parle que des rituels entre père et fils. Parmi ces habitudes, il y a cette petite comptine très irritante, qui même moi à fini par m’exaspérer.

« Petit chat, petit loup,

Petit tigre, petit ours,

Petites dents, grosses dents,

Petites griffes, grosses pattes.

Petite souris, petites pattes,

Petit chiot, petits crocs. »

La petite ritournelle vient et revient au gré des pages, et à tendance à rendre dingue l’esprit le plus équilibré. Sarah épouse et mère comblée ? Il y a clairement quelque chose qui a échappé au plus grand nombre, à son mari surtout qui fait comme si, ne semble ni la voir, ni l’entendre. On peut difficilement être comblée lorsque l’on n’est pas en accord avec ses propres choix, ni décisionnaire de ses propres projets de vie. Le seul vrai choix de Sarah est de quitter le service RH pour lequel elle travaille dans une grande entreprise, afin de s’accorder une année sabbatique pour écrire. Pour avoir été mère au foyer, avec mes trois enfants, je savais d’avance que cette décision était pourrie. Croire qu’être à la maison peut permettre de se dégager du temps et de s’affranchir des corvées, ou de l’enfant à élever, est pure illusion.

D’autant que Sarah, piégée par la domesticité, elle voudrait « foutre le camp à l’autre bout du monde », voit rapidement sa santé se dégrader.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, c’est qu’il arrive un moment où le lecteur ne sait plus distinguer le vrai du faux. Il est dans la tête de Sarah puisque le récit est à la première personne du singulier. Les seuls moments où l’on a tendance à croire ce qu’elle vit, proviennent de ses carnets qui apparaissent dans le récit en italique avec une date. Pour le reste, on ne sait pas vraiment si Sarah imagine des choses ou si elle les vit réellement. On ne sait pas non plus si son état de santé se dégrade vraiment, ou si elle a l’impression d’étouffer. Les relations avec son mari sèment le doute. Un jour, il a l’air adorable, la fois d’après il est odieux. « J’ai parfois l’impression que Pierre se sert de mon corps, de mon vagin, comme d’une main géante qui le masturberait. En réalité, nous ne faisons pas l’amour, Pierre se branle dans mes orifices, jusqu’à ce que son sperme se répande dans mes entrailles. » Les pistes sont brouillées, les faits s’entremêlent, la réalité et la fiction ne font plus qu’un.

« Petites dents, grands crocs » et le récit d’une femme en perdition, qui se noie. Il est impossible de trouver une raison rationnelle à cet état de fait. Si ce n’est une dépression post-partum, la pression familiale d’un époux parfois pervers narcissique, ou de réels problèmes de santé. (même si l’on a du mal à croire qu’une carence en fer puisse provoquer de tels états : une fatigue inhabituelle, des maux de tête, une chute de cheveux.)

Puis arrive la fin, et là c’est un énorme choc. Jamais je n’aurais pu imaginer ce que Emilie Guillaumin propose ici. C’est absolument terrifiant et totalement crédible. Cette fin clôture admirablement bien une plongée en enfer, entre rêves et réalité, où l’on ne sait plus très bien qui, de l’un ou de l’autre, est vraiment psychologiquement malade… Jusqu’à cette toute dernière phrase qui vous percute avec la violence d’un 38 tonnes. En refermant le livre, j’étais sonnée. Littéralement sonnée. Je ne suis pas forcément adepte des fins, j’aime plutôt décortiquer le chemin proposé par l’auteur pour nous y amener. Ici, non seulement le chemin est énigmatique et opaque, mais la chute est impossible à oublier.

Du grand art, du début à la fin !
Profile Image for Pierre-Marie BROU.
Author 2 books1 follower
February 7, 2023
Quoi ??!!?!?

C’est à peu près le cri que j’ai émis après avoir atteint le point final de ce roman.

Un peu par désarroi. Un peu par déception. Peut être aussi un peu par colère.

Je dois avouer qu’au fil de la lecture, je ne voyait pas bien comment parler de ce livre. Mon instinct me poussait à retranscrire ce que je pensais, presque sans filtre. Je me serais alors livré à une chronique très sévère d’un livre déprimant et donc déplaisant à lire, qui défendait bien maladroitement la thèse de l’assujettissement des femmes à notre patriarcat plus que millénaire, sans qu’il ne ressorte à la lecture aucun message porteur de sens. Juste une longue plainte stérile d’une femme dont personne ne perçoit la détresse.

Mais d’une part, ça n’était que mon point de vue de lecteur et puis, sans doute y avait-il autre chose que je n’avais pas encore vu et que la suite du récit allait éclairer.

J’envisageais alors d’adopter un ton et un propos plus mesuré, qui se ferait tout autant l’écho de mes impressions qu’une analyse le plus à froid possible, tâchant de rechercher un sens plus profond que ce que l’écume des mots pouvait révéler.

J’avais tellement peur de ne pas saisir le sens profond du récit que j’ai songé à un moment à ne tout simplement pas en parler. Une décision qu’on me suggérera peut-être d’avoir conservée.

Et puis arrivèrent les 30 dernières pages…

Heureusement que je lis sur tablette, sinon le livre aurait traversé toute la pièce.

Après avoir respiré un grand coup et mis de l’ordre dans mes idées, j’ai finalement décidé de parler de ce livre auquel je fais finalement trois reproches :

- Le fond
- La forme
- La fin. Bon sang la fin…

Le fond d’abord. Pourtant prometteur, le pitch ne reflète pourtant que très partiellement et très imparfaitement le contenu du roman. Il ne se passe rien et on assiste, impuissants, au naufrage des personnages pour lesquels on n’arrive jamais à éprouver la moindre empathie. Nous assistons surtout à un dialogue de sourds qui, s’il n’en demeure pas moins tragique, ne se résume qu’à une insupportable absence de communication entre les protagonistes. Près de deux cents pages de non dit, ça commence à faire long…

La forme ensuite. Au delà du propos, dont le but pourrait être justement de dépeindre le destin sordide de personnages inintéressant, le style ne créé jamais aucun enjeu. Faussement poétique, le rythme et le vocabulaire employés sont nébuleux et peinent à nous impliquer dans le récit. Mais là encore, même si pour ma part je n’adhère pas à la structure, celle-ci est justement au service du fond et il y a malgré tout une certaine cohérence entre l’un et l’autre.

Tout ceci pourrait n’être que bénin si le tout se concluait par une forme, non pas de morale, on n’est plus à l’époque de ce genre de procédés littéraires, mais à minima d’un message. Une conclusion de laquelle on aurait quelque chose à retirer.

Sans dévoiler le déroulé de l’intrigue (si on peut appeler cela comme ça) ni de sa “conclusion”, on laisse les personnages dans le même état exaspérant que pendant tout le récit et on se dit “tout ça pour ça”.

Extrêmement décevante, pour ne pas dire frustrante, la fin nous laisse avec un sentiment de malaise désagréable que même certains plot twist les plus choquants ne parviennent pourtant pas à provoquer.

Triste, déprimant, et avec trop peu de substance, Petites dents grands crocs ne mérite pas les quelques heures que vous pourriez consacrer à sa lecture.
426 reviews9 followers
January 5, 2023
Sarah Barry est la mère comblée de Thomas six ans, et l’épouse fidèle de Pierre, expert en web sécurité. Cadre RH dans une grande entreprise, elle mène une vie de parisienne lambda et possède une maison en Normandie pour s’échapper le temps du week-end à la campagne. En apparence, rien ne cloche. Toutefois, persuadée que sa vie est ailleurs, elle décide de s’accorder une année sabbatique pour écrire un roman. Alors qu’elle dispose enfin du temps nécessaire, le quotidien se révèle être un piége abyssal.

Roman court, prenant, on tourne les pages intrigué par ce qui arrive à cette femme. Des symptômes physiques inquiétants : perte de cheveux, fatigue, maux de tête, de quoi souffre t-elle ? Est-ce la pression du travail qui retombe au début de cette année sabbatique? Sarah s’est promis d’écrire un roman, elle s’accorde un an pour cela mais rien ne vient, alors elle écrit son journal intime que nous découvrons. Anémie handicapante, pertes de sang anormales, on penche pour une maladie, mais de son point de vue tout semble lié à son rôle de femme au foyer qui se doit d’être là, de se plier en quatre pour les membres de sa famille. Le mythe de la mère nourricière est tenace, à son image s’oppose celle de l’enfant qui vampirise, aspire toute l’énergie, toute volonté de faire autre chose. La comparaison avec le vampire est éloquente, Sarah s’enfonce peu à peu dans la dépression, sous le regard presque indifférent de son mari, qui semble jouer un rôle étrange dans tout cela: il observe, commente mais ne fait rien pour l’aider à aller mieux.

De l’amour familial destructeur, de la place de la famille dans la vie d’une femme, de la difficulté d’être soi lorsque la pression familiale impose l’abnégation… Emilie Guillaumin se penche sur un sujet très contemporain et offre un point de vue sans concession sur le couple et sur la maternité. Un style âpre qui nous entraine vers l’inéluctable : on sait dès le départ que Sarah n’est pas heureuse, on dirait qu’elle fait semblant, elle accepte d’avoir un enfant pour satisfaire l’homme dont elle se croit éperdument éprise, mais est-ce à cela que doit ressembler sa vie?

Je n’avais pas encore lu Emilie Guillaumin révélée l’an passé par L’Embuscade, que j’ai désormais envie de découvrir. Sans être un coup de coeur, j’ai apprécié ce roman pour sa thématique, même s’il y avait matière à developper un peu plus le sujet de l’écriture contrariée. La tournure que prend le récit est particulièrement inquiétante, parti pris de l’auteur de nous proposer une fin inattendue et surprenante. Elle apporte un dénouement très factuel à un récit qui jusque là demeurait dans le flou et relatait des impressions presques oniriques. La révélation finale est assez brutale, on ne s’y attend pas et je me dis que ce dénouement aurait pu être différent, mais voilà c’est ainsi !

Je remercie Babélio et les Editions Harper Collins de m’avoir proposé ce livre dans le cadre d’une opération masse critique privilégiée.
137 reviews3 followers
February 1, 2023
Percutant.

Ce livre ne vous laissera pas de glace.

On suit le quotidien de Sarah depuis la naissance de son fils et l'arrêt de son travail pour une année sabbatique.

Tout se passe dans sa tête on la voit disparaitre peu à peu et devenir parano. Mais l'est elle vraiment ? Elle s'isole de plus en plus, se met à dormir toute la journée, maigrir à vue d'oeil et on a comme l'impression que toutes les personnes autour d'elle se voile les yeux ou ne veulent pas voir. Une belle métaphore du mariage et de la maternité ;)

Plusieurs hypothèses se présentent à nous : dépression post partum, mari qui la délaisse ou pire l'empoisonne, son enfant est il un vampire ? En bref, comme elle vous serait totalement perdu jusqu'à cette fin inattendue et qui m'a prise par surprise.

Je ne vous recommande pas de lire ce livre seul dans votre lit le soir car vous allez le regretter ;)

C'est un page turner qui une fois ouvert est impossible à lâcher surtout grâce à la plume de l'auteur qui en peu de mots sait installer une ambiance et décrire finement les relations entre les personnages.

Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre aussi bon.
Profile Image for Adahlia.
42 reviews
November 30, 2025
vers la fin de ma lecture je me suis dit que je mettrais 3 étoiles, et quand j'ai terminé le livre j'en ai retiré une, parce que ???? est-ce que je suis stupide ou est-ce que ce livre ne va absolument nulle part, la fin - pour moi - est complètement dénuée de sens, t'as l'impression que tout le long ça amorce quelque chose et puis la fin c'est vraiment l'anti-climax, qu'est-ce que t'en tires ? bah pas grand chose, même pas chose du tout en fait

soit j'ai pas compris, soit j'ai vraiment pas aimé, et je crois que quand tu penses de cette manière d'un livre c'est vraiment pas bon signe
46 reviews
August 14, 2023
L'avantage de lire ce livre déprimant est de se sentir en pleine forme mental et physique ensuite.

La fin me laisse dubitative. Soit je n'ai rien compris, soit c'est trop tordu pour moi.

Je suis allée au bout du livre pourtant alors ce n'était pas si mauvais.
Displaying 1 - 8 of 8 reviews

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