Depuis que son père a disparu, Enzo essaie tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau. Fasciné par La Vague, une peinture de Courbet exposée au musée des Beaux-Arts de Lyon, il entame avec cette œuvre une relation étrange et intense. Héritière d’une riche famille d’industriels de la chimie, Manon, elle, a choisi le camp de la révolte. Et c’est devant Les Passants qu'elle ressent un choc. L’œuvre de Daumier la plonge dans des souvenirs confus qui la hantent. Guidés par leurs émotions au contact des tableaux, Manon et Enzo se lancent alors dans une introspection douloureuse qui les conduira au cœur de drames familiaux effrayants. Mensonges, trahisons et assassinats ressurgissent de leur enfance et jettent une lumière crue sur la réalité du monde…
Guillaume le Cornec ne prend pas son public à la légère, c’est le moins qu’on puisse dire. Il lui fait confiance et le défie dans des intrigues complexes qui s’appuient sur une culture générale parfois pointue. Ça fait de Les passants noirs une œuvre fascinante… mais aussi nichée, il faut le savoir.