Walter Benjamin, l’un des plus grands mythes intellectuels du vingtième siècle, est toujours parmi nous. Un groupuscule d’extrême gauche porte son nom et réalise des actions militantes énigmatiques, tandis qu’un poète se suicide à la BNF à la suite d’une conférence sur le penseur. Alertés par cette mort étrange, trois spécialistes de Benjamin se lancent à la recherche de son dernier manuscrit. Le trio nous entraîne dans une enquête vertigineuse, véritable labyrinthe de fragments, où à chaque nouvelle page se dessine un peu plus la figure de Walter Benjamin. Roman polyphonique virtuose, Le vingtième siècle donne à penser notre contemporanéité de manière singulière et originale, et à relire l’histoire du siècle passé comme celui dont Benjamin aurait été le héros.
Aurélien Bellanger (né en 1980 à Laval) est un écrivain français, philosophe de formation. Il publie un essai sur Michel Houellebecq en 2010, intitulé Houellebecq écrivain romantique, aux éditions Léo Scheer. Son premier roman, La Théorie de l'information, paraît le 22 août 2012 aux éditions Gallimard. Il est aussi occasionnellement acteur dans les films de Justine Triet.
Realizing I never wrote a review about this novel, which is a shame, because it totally rules. The narrative is murky, and the fragments disorienting - 49 pieces from which a life of Walter Benjamin slowly takes shape. Yet interwoven between this fragmentary deepfakes (would love to ask Bellanger his opinion on pastiche - he has quite un don for imitating other peoples' style) lies a more conventional literary enquete: searching for a lost manuscript, hidden somewhere within the BnF.
A ludicrously erudite and formally inventive, I think this is Bellanger's most spicy work yet. While it seems like it's about Benjamin, and it is, I think the novel is posing a better question: why did Benjamin never write a novel? This work, fractured and fractal, a mise-en-abyme worthy of all the marbles, offers a tentative reply. If you work at Gallimard and want a translator, I'd literally do it for free.
Pour une fois, Bellanger sort des formes habituelles avec un récit d'un *insérer personnage contemporain* qui se base sur *insérer événement réel*. Après la téléréalité, le Grand Paris, il fallait bien que Bellanger s'attaque aux zadistes et à l'ultragauche. Malheureusement, au delà de la forme (un ensemble de lettres, de notes, d'email, d'articles), l'ensemble manque vraiment d'imagination, et est rempli de petites références destinés aux initiés, ce qui rend le tout très prétentieux pour pas grand chose.