Jump to ratings and reviews
Rate this book

Peur

Rate this book
Pourquoi un jeune gardien de zoo s'est-il offert en pâture à des fauves affamés ? Qu'est ce qui a poussé une jeune femme ayant peur du vide à se jeter du haut d'une tour de 39 étages ? Et qui les photographie au moment où ils affrontent la mort, visages tournés vers l'objectif avec un regard d'acceptation et de ravissement ? Obsédé par ces questions, le commissaire Erick Flamand se lance dans une enquête qui le mènera au coeur des méandres de la folie humaine...

607 pages, Paperback

First published January 1, 2007

Loading...
Loading...

About the author

Thierry Serfaty

16 books4 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
9 (34%)
4 stars
11 (42%)
3 stars
3 (11%)
2 stars
3 (11%)
1 star
0 (0%)
Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for ivelived1000lives.
230 reviews2 followers
June 13, 2026
Si vous lisez cette critique sur l’application, attention, spoilers à venir.

Quel dommage qu’un roman dont l’idée principale avait du potentiel de sombrer à ce point dans la médiocrité.

Si le thème principal du roman est intéressant, Peur est complètement gâché par deux aspects qui corrompent tout le récit.

Problème 1 (le plus important) : les personnages.

Mon dieu, comment peut-on trouver autant de clichés et de personnages antipathiques dans un livre ? Faisons un petit tour de nos personnages principaux :

Erick : le policier canon et musclé à la personnalité transparente mais tellement, tellement doux et attentionné. Qui fait chavirer le cœur de toutes les femmes qu’il rencontre, mais sans s’en rendre compte, il est tellement humble. Oh, mais il est aussi torturé, Erick. Car il souffre d’un énorme trauma d’enfance dû . On attend ce genre de personnage dans un mauvais téléfilm du dimanche soir, pas dans un polar de qualité.

Éva : mon dieu, Éva. La grosse bonne copine marseillaise qui souffre de logorrhée et lance des « Bonne mère » tous les trois mots. C’est déjà insupportable mais les qualificatifs qu’elle utilise pour décrire Laura (« Pygmée géante » ou « jolie Négresse ») sont d’un racisme hallucinant (d’ailleurs partagé par à peu près tous les personnages, on y reviendra). Mais attention, elle adore Laura, hein. Ah, ben alors ça va.
(Laura n’est pas en reste ceci dit, l’appelant « la grosse poissonnière de Marseille » à son tour, clairement ce cercle d’amis est en or).

Laura donc : vous l’aurez compris, elle est noire, et c’est à peu près la seule chose qui la définit, puisqu’on l’appelle « l’Africaine » à tout bout de champ et qu’on fait régulièrement référence à son côté « sauvage ». Elle se rebiffe bien à un moment en disant qu’elle est née à Paris mais rien à faire, il faut que l’auteur passe son temps à parler de son exotisme et de sa peau ébène satinée ou je ne sais quoi. On a compris, elle est noire. Pas la peine d’y faire référence à chaque fois qu’elle est mentionnée. Ah pardon, elle n’est pas que noire, elle est noire ET canon. Les références à son corps parfait sont aussi légion.

Mais Laura est aussi insupportable que les autres, ne vous inquiétez pas. Elle est arrogante et trouve apparemment très drôle de piloter une voiture de police comme une voiture de course dans les rues de Paris, manquant d’écraser plusieurs personnes. Et de sortir ensuite de ladite voiture en secouant ses tresses et en lançant un truc du genre « Celle que vous attendiez tous est arrivée, les garçons » (je paraphrase mais c’est à peu près ça). Ah elle ne s’embarrasse pas des règles, la Laura. Même dans les enquêtes. Peu importe si c’est tout à fait le genre de choses qui peut permettre à un avocat de faire annuler une mise en examen pour vice de procédure. Les lois ne la concernent pas, car apparemment sa jolie petite personne et son pouvoir de séduction peuvent venir à bout de tous les obstacles. Et elle est jalouse, bien sûr, sinon le portrait ne serait pas complet. (Il faut dire à sa décharge que le premier réflexe d'une témoin traumatisée est de tenter d'embrasser son homme, tellement irrésistible, on l'a déjà dit : un autre des nombreux moments qui m'a fait lever les yeux aux ciel.)

Ce qui m’amène à rappeler une fois de plus ce cliché que je DÉTESTE (et que l’on ne trouve que dans les livres écrits par des hommes) : une femme peut être forte, oui, mais seulement si elle est aussi physiquement désirable. Merci M. Serfaty, une nouvelle fois, d’illustrer ce point de façon si éloquente.

Laurent : l’artiste torturé un peu autiste sur les bords. La façon dont il parle et agit le fait plutôt passer pour un attardé mental. Qui bien sûr rentre dans ce grand cliché de « Ma fille n’ira pas voir un psychologue, elle n’est pas folle. » Oui bien sûr, nous sommes toujours à l’époque des aliénistes et il est bien connu que les psys mènent à la camisole et à la cellule capitonnée.

Et, attention, vous ne savez pas tout : son ex-femme… a été victime d’un crime non élucidé !!! Et deux pour le prix d’un, mesdames et messieurs ! Il est important (et hautement probable) que deux de nos personnages principaux aient des traumatismes criminels dans leur passé. Et deux personnages qui se connaissent en plus ! On a tous une personne semblable dans notre entourage après tout.

Je passerai sur les autres personnages qui sont moins insupportables mais tous aussi archétypaux.

Une dernière chose concernant les personnages cependant (petite chose mais que j’ai trouvée très étrange) : cette histoire se passe clairement à notre époque, ils ont des portables et internet. Donc pourquoi nommer des personnages dans la vingtaine ou la trentaine Thérèse, Jeanine, Serge ou Simone ??? (On a aussi une Nathalie de 19 ans et sa cousine Sylvie...quoi ??)

Deuxième élément qui m’a énervée : les grosses ficelles et procédés narratifs tirés par les cheveux. J’ai déjà parlé des affaires non élucidées qui font partie de DEUX des histoires des personnages principaux, mais ce n’est pas la seule instance de ce problème.

Par exemple : Bref, c’est complètement irréaliste, et cette irréalité fait sortir le lecteur d’un roman déjà peu brillant.

Et cet évènement hautement incroyable en amène un autre : Logique et vraisemblable, non ?

Et je n’ai même pas encore mentionné que l’enquête à proprement parler ne commence qu’au bout de DEUX CENTS PAGES, car il faut bien présenter en détails tous ces personnages délicieux.

Bon je mets quand même deux étoiles parce que j’ai réussi à aller au bout et que ce n’était pas une torture, l’enquête en elle-même étant moyennement prenante, mais ce livre aurait pu (et dû) faire 250 pages de moins et preuve de plus d'exigence narrative.
29 reviews
May 17, 2025
Dès la première page, j'ai été intriguée et donc incapable de déposer le livre. L'histoire était très bien conçue et l'écriture permettait une immersion totale dans celle-ci.
Profile Image for Valeriane.
360 reviews29 followers
March 3, 2016
Voici enfin ma note de lecture de "Peur". Je suis un peu lente pour le moment ;-)
Donc voici un auteur que je découvre. Contactée pour participer à une rencontre avec l'auteur, à laquelle je n'ai pu prendre part malheureusement, je suis restée assez scotchée qu'on me le propose. Pour la petite histoire, je pensais franchement à un grosse blague!
J'ai donc recontacté la maison d'édition pour m'assurer que "c'était bien vrai tout ça!"! (Sur quoi, l'attaché de presse m'a fait remarqué qu'en belgique on aimait bien les blagues (référence à Bye Bye Belgium, docu-fiction, qui manque de pas être une blague finalement, ça c'est de la bonne blague belge!) bref...
Me voici donc à la rencontre d'un auteur-médecin, pas banal comme parcours, mis assez intéressant point de vue documentaire! Une belle brique dont le 4ème de couverture nous promet du sanglant!
Un homme se fait dévorer par des fauves, une femme se jette d'une tour... que du propre!
La question, il y-a-t-il un lien? Bon si on en parle, on suppose que oui... mais lequel! Voilà la grande question! Mais dès les premières pages du livre, on entre dans le vif du sujet!
En parcourant un peu d'autres blogs, je me suis aperçue que ce tome est en fait déjà un second tome. Enfin en tout cas il peut se lire indépendamment, mais il vous donnera certainement envie de lire la suite.
J'ai fait la connaissance d'Erik Flamand, héros et enquêteur, mais aussi de sa femme Laura, également flic et de Marina, leur collègue. Nous voilà déjà en présence d'un sympathique trio, fort de caractère. Les personnages m'ont un peu rappelé les héros de la série "les experts". Chacun ayant son propre trait de caractère dominant, un zone d'ombre qui les entoure et surtout une grande complicité liée à des traits d'humour entre eux.
J'ai bien aimé ces personnages, je m'y suis acrochée, même si parfois certaines attitudes étaient un peu trop "télé" pour moi (me rappelait un peu trop la série mentionnée).
J'ai assez apprécié le déroulement de l'intrigue. Le passage des chapitres, nous transportant d'une situation à une autre, donne une bonne dynamique au récit. Il y a peu de longueur et beaucoup d'actions. Même les passages de descriptions de type médico-légale "respecte" les lecteurs non-connaisseurs : elles sont assez complètes, intéressantes, sans nous embrouiller l'esprit avec des choses superflues et trop médical.
Le développement des personnages est aussi intéressant. Au départ, c'étaient trois personnages, puis petit à petit, j'ai commencé à les découvrir et les apprécier plus. Maintenant, je suis en attente de savoir ce qui va leur arriver!
Car la fin nous indique clairement qu'il va y avoir une suite!
Pendant la majeure partie du roman, on suit une enquête, on tente de démêler les fils afin de trouver l'auteur machiavélique de cette conspiration démoniaque (euh ok je m'emporte ;-) ), puis la fin nous laisse au bout d'une falaise... c'est la fin, mais en même temps il y a au loin un bateau qui s'en va avec la clé du mystère. Il nous reste à prendre le prochain Ferry!
Donc j'ai fait ici une sympathique découverte, et je suis assez tentée de lire le premier tome des aventures de M. Flamand en attendant la suite.
Avec Peur, on est dans le thriller psychologique, où la personnalité des héros a son importance et son influence sur le déroulement du récit.
Je pense que les amateurs de Chattam et de Joshua Brolin se laisseront embarquer. (Pour ma part, j'ai une préférence pour Brolin, je le trouve plus beau ;-) )
Peur, Thierry Serfaty, Editions Michel Lafont, 525 pages.
3,5 étoiles

Displaying 1 - 4 of 4 reviews