Quand elle a épousé le monstre, elle n’avait que vingt-deux ans. elle admirait sa force, son charme, n’en revenait pas qu’il ait pu la choisir, elle qui n’était pas belle, que personne n’avait jamais remarquée. Quand la police est venue arrêter le monstre, le pays tout entier s’est soudain intéressé à elle, une femme de trente-huit ans, ordinaire. Mais, entre les deux, il y a seize années de vie de couple, seize années durant lesquelles elle a été une mère dévouée, une épouse loyale, une bonne voisine, une femme sans histoire qui ne pouvait pas se douter. A moins que…
Résumé : Quand elle l'a rencontré, elle n'avait que vingt-deux ans, et ne connaissait rien aux hommes. Simon était aussi beau et sûr de lui qu'elle était timide et transparente. Ce n'est pas peu dire qu'elle a été flattée qu'un tel homme s'intéresse à elle ! Ils se sont mariés, ont eu deux enfants, et une vie heureuse pendant seize ans. Mais un jour, son monde s'écroule : Simon est arrêté par la police, accusé d'avoir violé et tué une jeune fille de treize ans. C'est un monstre, et elle n'avait rien vu. Enfin presque.
Mon avis : Le titre de ce livre me hypait depuis un moment. Forcément, on pense à Monique Fourniret, Michelle Martin (la femme de Dutroux). Victime ou complice ? Comment est-il possible, en seize ans de vie commune, de ne pas déceler cette noirceur ? Autant le dire, dans ce livre, les protagonistes sont détestables. De prime abord, elle apparaît comme une victime, une femme soumise et un peu niaise, bien que bourrée de principes rétrogrades. M'inspirant de la pitié, au fil des pages apparaît une personnalité pas si pure. Son mari révèle rapidement une personnalité dominante, abusive. Séducteur, vulgaire, le parfait connard. Et il finit par déteindre sur elle. Bornée, misogyne, raciste. Méchante, même, parfois. Je l'ai trouvée presque plus méprisante que lui. Mais je pense que c'est plus profond. Est-ce que pour se préserver, pour conserver l'amour infini qu'elle lui porte, elle n'a pas inconsciemment préféré se voiler la face ? Ses infidélités : des injustices, des jaloux cherchant à lui nuire. Et puis de toute façon, ces femmes, ce sont "toutes des salopes". Ce thriller très court, je l'ai beaucoup apprécié. Il m'a fait sortir de mes gonds, rugir intérieurement. Mais aussi, beaucoup me questionner.
Un résumé qui donne envie de dévorer livre mais une histoire qui traduit une immense déception. Je m’attendais à un twist à la Monique Olivier, avec du suspens et des retournements de situation, bla-bla-bla, mais au lieu de ça, chaque page tournées a été une torture.
Je n’ai été touché par aucun des personnages et ressenti aucune empathie malgré les actes horribles subit par la protagoniste. Les personnages sont vides de sens, d’un illogisme inconcevable et détestables tous autant qu’ils sont.
Je n’ai trouvé qu’un récit parsemé de propos misogyne, sexiste, raciste et ce tout le long du récit. Ce dernier était plat, fade et répétitif.
Comme nous le dit vaguement le résumé, nous avons affaire à la femme du “monstre”. Il s’avère que cette dernière est en réalité vide de sens et de logique puisqu’elle qui dit ne pas aimer la vulgarité mais qui ne fait que jurer à longueur de journée. Elle approuve sans cesse les propos misogynes de son époux, le poussant même à continuer dans cette lancée misogyne.
Nous retrouvons un schéma où la femme est constamment blâmée sexuellement parlant, les faisant constamment passer pour des “pouffiasses” ou encore des “allumeuses” (je ne fais que citer les propos des personnages).
Cette misogynie se retrouve aussi bien dans le fait de s’auto blâmer lors de rapport sexuels violent de la part du mari en se disant après coup “bla-bla-bla c’est de ma faute”. Attention, je ne blame en aucun cas ce cas de figure irl, la violence faites aux femmes est bien réelle et encore trop présente, malheureusement. Toutefois, cette protagoniste ne semble pas vouloir se détacher de son mari malgré tous les soupçons qu’elle a sur lui, les mauvais traitement qu’il lui inflige quotidiennement, alors qu’elle dit le haïr à quelques reprises, mais ne profite pas de la moindre occasion pour essayer de fuir ou de s’en sortir. Au contraire, nous sommes face à une femme au caractère égoïste qui trouve responsable d’avoir un troisième enfant avec un homme violent, jamais présent, vulgaire, “potentiellement” tueur en série, uniquement pour que son mari ne la quitte pas. Déjà à cet instant, je suis à court d’explication en terme de logique, ce qui m’a extrêmement dérangé étant donné la maltraitance dont elle était victime.
Cette misogynie ne s’arrête pas là puisque la protagoniste va même jusqu’à faire culpabiliser les femmes victimes de harcèlement sexuel en disant “Les femmes qui se prétendent victimes de harcèlement sont rarement des oies blanches. Comme on dit: il n'y a pas de fumée sans feu. Elles allument et ensuite elles viennent se plaindre...”. Phrase que j’ai trouvé QUELQUE PEU limite.
Évidemment on ne s’arrête toujours pas ici puisque je peux également citer ce passage où le personnage principal sexualise une MINEUR : “Quand elle poussait sa voix, la pointe de ses gros seins perçait à travers son chemisier blanc trop ajusté. Cela n'avait pu échapper à personne : cette petite allumeuse ne devait pas porter de soutien-gorge. Et après on s'étonne qu'il leur arrive des bricoles. Ces gamines sont inconscientes, et leurs parents plus encore.” Traduisant littéralement la banalisation du viol selon la tenue des femmes, toujours et encore la culpabilisation des femmes tandis que les hommes apparaissent comme des saints.
Bien sûr, puisque les femmes sont grandement rabaissées au sein de cette histoire, il faut bien gratifier les hommes, et les tueurs en série dans notre cas, n’est-ce pas? “La femme du monstre” trouve légitime de défendre son ex-mari en disant : “Cette vieille ordure était allée recracher tout son sale venin devant les policiers, comme si ce dont on accusait Simon n'était pas suffisant”, pourquoi minimiser les faits alors qu’elle dit le détester ??
BREF, nous assistons à une banalisation des actes d’un tueur et violeur en série, rendant cet ouvrage, principalement les personnages, dénué de sens et problématique. Aussi, la trame narrative est extrêmement prévisible, il n’y a aucun effet de surprise.
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Encore une lecture addictive et qui se dévore en quelques heures de la part de Jacques Expert. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle a été simple parce que clairement le contenu n'a rien de sympathique, les personnages qui sont présentés n'ont rien d'attachant et les situations dépeintes loin d'être joyeuses ou agréables à lire. On y découvre le parcours d'un "monstre" du point de vue de sa femme pendant et après leur relation. Alors les mots y sont crus, les passages racontés souvent sordides et à plusieurs moments j'ai eu des sentiments de dégoût et l'envie de cogner certains personnages.
Même si en soit l'histoire n'est pas révolutionnaire et qu'il ne s'y passe au final "pas grand chose" j'ai beaucoup apprécié la partie psychologique qui est mise en avant dans cette histoire. On y comprend plusieurs parcours psychologiques et comment ces derniers ont pu conduire à d'atroces situations. Ce n'est pas forcément le premier roman que je conseillerai pour découvrir l'auteur mais il vous plaira sans doute si vous connaissez déjà sa plume.
Le titre, la couverture et le r�sum� m�intriguaient �norm�ment. � La femme du monstre � � ? Assez concis et �vocateur pour �veiller en moi une irr�sistible envie de me plonger dans cette fiction aux allures de document� C�est donc la confession d�une femme de monstre, celle qui a v�cu 16 ans aux c�t�s d�un violeur tr�s agressif.L�ouvrage est construit selon deux axes : le cours du proc�s d�une part et les 16 ann�es de vie commune de l�autre. Ces allers-retours dans le temps ne font qu�augmenter l�avidit� du lecteur : que savait-elle, elle ? Qu�avait-elle su d�celer ? �tait-elle si na�ve ? Et la grande question : et nous autres, � une telle place, dans une telle position.. ? Qu�aurions vu et su ? Aurions-nous choisi d�ignorer les d�tails qui semblent si insignifiants� quand on refuse de leurs donner de l�importance�Le roman ne manque pas de passages sordides, de phrases assassines et plus on tourne les pages, plus les doutes grandissent� Certaines confessions donnent la chair de poule, d�autres sont terrifiantes et d�autres encore tellement path�tiques, quant � celles qui d�rangent carr�ment... Car l�auteur emploie la premi�re personne et rend ainsi le roman tr�s r�aliste, parfois si proche du r�cit que certaines sc�nes en deviennent choquantes. Jacques Expert r�ussit le tour de force de se mettre dans la peau d�une femme, et quelle femme !Enfin, je dois bien avouer que l�ouvrage satisfait un d�sir de voyeurisme tr�s malsain, auquel certains journalistes font souvent appel dans le r�cit de faits divers. Je dois admettre un peu honteusement que c�est cette partie sordide et voyeuse pas tr�s reluisante qui m�a pouss�e � finir le livre si vite. Ce serait se voiler la face que d�ignorer cette � curiosit� � - au demeurant bien attis�e par le style de l�auteur qui colle tout � fait au personnage qu�il a cr��.L�ouvrage est excellent et il me semble que le but de Jacques Expert est largement atteint !
Si je ne me trompe pas, ce livre fait parti des premiers de Jacques Expert.
Je m'étais donc préparée à ce qu'il soit moins intense que les plus récents que j'ai lu.
GROSSIÈRE erreur !
Non Jacques Expert m'a encore embarquée dans son univers où règne la tension, l'incompréhension, le choc, la surprise, bref tout le packaging de cet auteur que j'adore, chaque lecture un peu plus !
Nous voilà à la rencontre de Simon, son épouse et ses 2 enfants. Nous découvrons à travers les yeux de son épouse dévouée, soumise et docile, la vie de ce couple et en parallèle le procès du "monstre" Car oui vous vous doutez bien qu'avec un titre pareil, vous allez avoir des détails sordides et un crime tout autant tragique ! La dureté de ce récit est à la hauteur de la surprise de la fin !
Bien qu'habituée, j'ai tenté vainement de trouver l'issue toujours surprenante que nous concocte Jacques Expert, et comme toujours... J'ai échoué et j'ai fini sous le choc de la fin !
Que voulez-vous que je vous dise, cet auteur est un maître dans l'art de vous surprendre, sa plume toujours dure et captivante, les descriptions pointues qui attisent votre intérêt sans jamais vous lasser et cette imagination débordante dans le sordide qui ne vous laisse jamais indemne en refermant ses livres.
Jacques Expert est un auteur exceptionnel, je ne le dirais jamais assez !
Je n’avais lu aucun commentaire sur ce livre ... j’aurais dû ! J’ai été très déçue, il ne se passe pour ainsi dire pas grand chose dans ce livre (heureusement il n’est pas très long). Au vu de la couverture et du titre j’ai pensé qu’on serait plus dans un schéma où la femme est complice et ce n’est pas le cas ... Certains passages sont très long... bref je ne recommande pas Sauf peut-être pour ceux qui s’intéressent à la psychologie au sein d’un couple comme celui-là et au point de vue de la femme
Mitigée sur ce livre, j’avoue être restée sur ma faim. J’ai eu l’impression d’avoir en ce personnage principal que des incohérences et un récit homophobe, raciste et sexiste qui n’apporte pas à l’histoire.
Pas vraiment de plot twist, il est difficile de donner un avis sans spoiler mais je n’ai pas tellement compris l’intérêt de la narration, cependant le livre est plutôt bien écrit et m’a tenu en haleine mais j’ai l’impression finalement d’avoir perdu du temps. Tout est subjectif ceci dit :)
Je n'ai pas particulièrement accroché avec la plume de l'auteur, et si l'enquête était intéressante à suivre, son issue est sans surprise. Cela reste une bonne lecture, mais je ne pense pas revenir de suite vers d'autres livres de Jacques Expert.
Le fait que des éléments du passé soit mêlé à ceux présent c'est pas mal. Mais je reste déçu de la fin, on a pas le pourquoi, puis la dernière page est incompréhensible.