Un soir, Laurel consent à revoir Jon, son ex, malgré son indifférence. Ce rendez-vous est un piège. Jon lui avoue qu’il n’accepte pas leur rupture et insiste pour reprendre leur histoire depuis le début. Ce malentendu est le déclencheur d’une angoisse profonde chez Laurel qui, pour échapper à l’emprise des sentiments, erre la nuit dans les rues et les bars de Montréal. Elle fréquente les fêtes et les soirées mondaines à l’occasion desquelles elle se frappe à l’absurdité des rapports humains et à l’impossibilité apparente de rencontres signifiantes. Dans sa fuite, elle fait l’expérience de la solitude, d’un temps long où rien ne se passe. C’est une histoire de désamour, de hantise et de paranoïa qui ramène Laurel à des deuils irrésolus. Il lui faudra apprendre à mettre fin à des relations laissées en plan pour que le désir puisse à nouveau la ravir.
Tellement, tellement, tellement aimé ce court roman ♥️
Commencer le récit avec ça : « je crois qu’il y a des gens qui cherchent le sens des choses, d’autres qui le trouvent. Je n’ai jamais rien trouvé ».
Direct. Porteur. Nouveau. Libre. Effrayant. Soi.
Je ne m’attendais à rien. Je voulais découvrir et c’est ce qui s’est produit. Une mausus de belle pépite contemporaine. Une recherche de liberté rafraîchissante 👏🏻
La plume de l’autrice est carrément magnifique. J’ai dû corner une bonne vingtaine de pages de ce livre. Des phrases qui parlent, qui respirent, qui insufflent.
Aussi, j’ai vraiment aimé le personnage de Laurel. Sa recherche d’elle-même, sa peur de ne pas se voir. Certains aspects de son personnage avaient ce je ne sais quoi de poétique. Un personnage imagé, qui s’imbrique dans la nuit de par son ombre et sa courte lumière en dessous d’un réverbère. Je l’ai sentie floue à certains moments et j’ai adoré ces traits empreints de doute.
Je ne peux que recommander ✨. Difficile à classer, difficile aussi de dire pour quelles raisons lire ce roman. Mais faut le lire, on s’y plonge totalement.
j'ai passé un beau moment de lecture à souligner plein de phrases belles et poétiques et qui déclenchent la mémoire. ceci dit, j'ai quand même eu l'impression de lire un récit distant, comme si la narratrice était derrière une vitre et que je n'arrivait pas tout à fait à bien la comprendre. le roman parle de ça, justement, de cette distance-là, alors c'est probablement contrôlé comme effet, mais tout de même, j'aurais voulu être de l'autre côté de la vitre.
«des traînées de poussière rainent la surface de ma peau. on dirait des sillons. si une aiguille le parcourait, peut-être entendrait-on l'air de la nuit »
J’ai particulièrement apprécié l’aspect poétique du roman. L’écrivaine joue magnifiquement avec les mots, et la mélancolie qui habite les personnages rend la lecture intéressante et touchante. Toutefois, j’ai besoin de me représenter les scènes visuellement ; or, l’accent est surtout mis sur le ressenti des personnages, ce qui laisse peu de place aux descriptions et m’a un peu manqué. De plus, j’ai parfois eu l’impression de devoir me forcer à poursuivre la lecture, l’histoire demeurant plutôt platonique et contemplative. Malgré tout, je ne regrette pas d’être allée jusqu’au bout, notamment pour la richesse des réflexions que propose cette courte lecture.
« Dans ces mots, j’entends la terre trembler. Peut-être m’a-t-on fait aimer trop tard quelqu’un surgit trop tôt. » - p. 176
La plume de Laurence est magnifique, son doctorat en études littéraires se fait sentir par son maniement des mots. Toutefois, l’histoire en tant que telle à quelques longueurs, il y a eu certains passages que je ne suis pas certaine d’avoir saisir entièrement – peut-être simplement une question de timing avec ma lecture. J’ai tout de même apprécié la déambulation de Laurel qui fatigue son corps afin de faire taire ses ruminations.
Quelque chose m’a surpris pendant ma lecture de ce roman. J’ai commencé à penser à un livre que je n’avais pas lu depuis le secondaire- Le grand Meaulnes. Bon alors pas du tout la même structure mais ces rencontres riches et chargées mais jamais complètement expliqué, l’atmosphère mystérieuse et un peu magique qui laisse la place à l’imagination. Meaulnes est en quête de quelqu’un tandis que Laurel fuit quelqu’un, mais il y a quelques chose qui se rejoint pour moi. Je m’attendais pas du tout à ça en lisant un roman contemporain sur une jeune montréalaise mais fort agréable.
L’autrice a une très belle plume, mais, je n’ai vraiment pas accroché au récit. J’ai été incapable de m’attacher aux personnages ou à la quête de la protagoniste.
Ce livre, c’est Laurel et ses angoisses ravivées suite à une discussion avec Jon, son ex. C’est ses vieux fantômes qui reviennent la hanter et lui jouer des tours. C’est son errance nocturne dans les rues de son quartier. C’est son évitement, sa fuite de l’inévitable. C’est ses questions sans réponse, ses souvenirs au goût amer et son effacement. C’est les rencontres qu’elle fait et les discussions qu’elle a. Mais surtout, c’est la lueur du jour qui amène son lot d’espoir.
•
Pour être très honnête avec toi, je ne crois pas que j’étais la bonne lectrice pour ce livre.
J’aurais aimé connecter avec Laurel. La comprendre davantage. Elle est énigmatique. À moitié invisible, à moitié vivante. Au travers sa quête, elle m’a gardé à distance et ça m’a refroidi.
Aussi, je ne suis pas certaine d’avoir saisi l’importance de toutes les discussions qu’elle entretient avec celleux qui croisent son chemin.. J’avais l’impression que ça brisait le rythme et alourdissait l’histoire.
« Peut-être m’a-t-on fait aimer trop tard quelqu’un surgi trop tôt. »
C’est un livre qui plaira à ceux et celles qui, comme Laurel, on besoin de retrouver leur chemin.
Je tiens à préciser que j’ai corné plusieurs pages dans le livre. La plume de l’autrice est magnifique !!