Hochelagurls, c’est Noémie la diplômée en astrophysique qui fait des fist bumps à Hubert Reeves; c'est Mandy la queen de la philo pas tant à l’aise avec Hegel; c’est la Grande Odalisque née avec une malformation au dos; c’est Laurence la young ghostbuster capable de capturer le fantôme de Denis Vanier; c’est Chloé la détentrice d'un doctorat en sociologie; c’est Agathe et Agnès les jumelles ultra-badass de l'âge d'or; c’est Émilie l'ancienne junkie dévouée à son jeune garçon; c’est Marie-Christine sur son lit d’hôpital à cause de l’anorexie; c’est la jeune fille à la perle qui danse dans les bars de Saint-Lau; c’est Gretchen la Pâle, la blonde de Nelligan, obsédée par le bronzage. C'est aussi une gurl nommée Audrey, lointaine descendante d’Anne Hébert, qui aime la poésie, les années 1990 et les Doritos aux saveurs funkys.
Dans une version revue et augmentée de plusieurs nouveaux textes, Hochelagurls met en scène un crew de guerrières fortes comme Beyoncé, mais vulnérables et sensibles comme Sylvia Plath, dans un hood où s’emmêlent la noirceur, l’incandescence et un parfum déluré de TNT et de Kool-Aid.
Un recueil qui nous plonge dans Hochelaga, dans sa noirceur. Des filles qui se soutiennent. Ce n'est pas tellement un milieu que je connais, donc c'est plus dur de me laisser bercer, mais j'ai souri à quelques reprises.
Beaucoup de références culturelles, qui ajoutent un plus intéressant, quoique je ne possédais pas toutes les références mentionnées.
Les livres nous racontent des histoires, mais il y a parfois des histoires derrière le livre. C'est ce qui se passe avec Hachelagurls.
D'abord, cette oeuvre m'a fait découvrir une petite librairie indépendante près de chez moi : Hannenorak. En fait, j'y suis entrée pour la première fois et je suis tombée sur ce livre que j'ai feuilleté et qui m'a accroché, je ne sais pourquoi. Depuis, je ne fréquente que cette librairie (ou presque).
Ensuite, au salon international du livre de Québec, j'ai croisé des gens ultra sympathiques qui travaillent pour les éditions de ta mère et qui discutaient de l'impression du livre. Qu'il fallait imprimer trois couleurs une par-dessus l'autre, que ça avait été compliqué, que ce n'était pas 100% la couleur voulue, que les couches d'impression paraissent à l'arrière dans les lettres de la 4e de couverture. L'envers du livre. Super intéressant.
Enfin, il y a la lecture. J'ai particulièrement aimé espionner les girls d'Hochelaga. Sentir leur quotidien, le ghetto, le party, la solidarité. A travers la prose, j'ai baigné dans le vocabulaire jeune adulte franglais loin et près de moi. Ça m'a rappelé le girl spirit, notre côté invincible quand nous sommes ensemble. J'ai souri souvent à l'évocation d'éléments de mon adolescence, de références qui étaient miennes aussi. On n'est pas du même milieu, mais les expériences sont universelles. Une très belle découverte : elle restera spéciale pour moi.
Fou comme j'ai aimé ce recueil de poésie! Au fil de ses poèmes joyeusement irrévérencieux, l'autrice reconstitue sa bande d'amies et les plus grands poètes de la relève québécoise. Elle étale toute sa culture pop des années 90-2000 et transforme Hochelaga en un quartier d'où émerge la résistance, la force, l'amitié et la solidarité entre femmes. Et son franglais est impeccable.
Hochelagurls, c’est un de mes premiers « livres-de-pandémie », c’est surtout un de mes premiers recueils de poésie. Il y a deux ou trois ans, je me souviens de l’avoir lu d’un bout à l’autre dans mon hamac. Le lire en mars, ça lui donne une autre vibe.
Des poèmes parfois raides, parfois drôles, toujours remplis d’authenticité. Pendant cette deuxième lecture, j’ai été surprise de connaître de nouvelles références. C’est un chouette recueil féministe qui dépeint bien la culture populaire 1990-2000.
Je suis très rarement déçue des livres de ma maison d’édition préférée – maintenant déchue 💔 –, mais celui-là n’était pas pour moi. J’aurais aimé plonger dans le quartier d’Hochelaga d’une manière plus réfléchie, profonde, vulnérable. Malheureusement trop peu captivée, j’ai cessé ma lecture à mi-parcours. Les références populaires ne me rejoignaient pas, et je n’arrivais pas à connecter avec ce que je lisais.
« déjà 23h les heures filent trop vite Salomé vole une aiguille au temps et lui injecte un tranquilisant maintenant la nuit est éternelle » - p. 67
poésie trashicomique qui m’a fait sourire par moment. Il y a énormément de références, à un moment j’ai arrêté de chercher (est-ce que je manque de culture générale ?). Certains poèmes m’ont accroché plus que d’autres, mais j’ai apprécié ma lecture en général.
“Salomé vole une aiguille au temps et lui injecte un tranquillisant maintenant la nuit est éternelle »
« terre où les enfants grandissent avec une seringue comme tuteur la croissance se mesure en milligrammes et en renouvellement de Ritalin pas de surprise que l’attrait pour la dope naisse si tôt
...
le % de pauvreté est si élevé qu’il obtient une belle note dans son bulletin
Il faut dire que je tente de couper le cellulaire (et le temps d’écran) dans bcp d’espaces de ma vie et donc je lis de la poésie lors de moments dans lesquels je ne faisais que scroller.
Hochelagurls, c’est le parfait recueil de bol. Les poèmes sont courts et son un petit univers en soit.
Chaque poème est une petite histoire tour sauf hermétique. J’ai ri par moments, googlé des noms et j’en ai appris sur des grandes dames. Sa plume est à la fois mélodique et rafraîchissante. Ça ressemble à rien de ce que j’ai lu auparavant.
J'ai bien aimé de recueil! À travers les pages, on rencontre une bande de femmes colorées qui se battent pour atteindre leurs objectifs. Bienvenue dans le quartier Hochelaga
Avec ses très nombreuses références qui vont dans tous les sens, ça donne quand même un recueil un peu niché je trouve. C'est généralement de la culture populaire donc pas si inaccessible, en autant que tu aies de bonnes connaissances générales du milieu littéraire et celui de la chanson. Ce qui m'a moins plu c'est l'utilisation constante d'anglicismes.
Dans cette ode au quartier Hochelaga, à Montréal, Audrey Hébert rend honneur à son girl gang de filles badass tout en exposant sans détour les problèmes socio-économiques auxquels elles doivent faire face. Son franglais bien senti mijote dans un bouillon de références littéraires, de culture populaire et d'anecdotes de boisson, le tout assaisonné d'une bonne louchée d'humour assassin!
Sa poésie urbaine est habile, sincère, punchée et joyeusement irrévérencieuse. J'ai bien aimé cette lecture.
LES HAUTS : Girl power et Hochelag represent!
LES BAS : Le langage pourrait déplaire aux puristes...
"Quand je vole des plantes rares au Jardin botanique pour les installer dans les plates-bandes pleines de cigarettes et de seringues, je represent Hochelag."
Hochelaga, born and raised 🙋♀️ je croyais adoré ce recueil. Mis à part les "represent" du quartier, les autres poèmes sont centrés sur les party et tout. Ça m'a moins rejoint. J'aime le "franglais", mais dans ce cas-ci, c'est vraiment intense. 🤷♀️