Timour et Oleg ont 20 ans. Quand ils se sont rencontrés, à la bibliothèque de l'Institut, ils ont tout de suite sympathisé. le lancer de poids, les sculptures de Giacometti, les échecs... autant de surprenants points communs. Malgré les circonstances, malgré le danger, ils ont continué tant bien que mal à correspondre, scellant une improbable et fragile amitié. Mais aujourd'hui, au fond de l'impasse où Timour vit avec sa famille, ils sont face à face. Oleg, le soldat russe. Timour, l'étudiant caucasien. prisonniers de la bassesse des hommes, victimes d'une guerre qui n'en finit pas de finir, libres, peut-être, de choisir la fin de leur histoire.
L'histoire d'une amitié entre deux jeunes hommes de camps opposés, dans un contexte de guerre.
L'auteur ne s'attarde aucunement à décrire le conflit en question, ce qui rend le récit intemporel et universel. On peut ainsi facilement imaginer ce type de scénario survenant dans toutes les guerres, peu importe le pays ou la raison du conflit... La confusion de gens pris dans un contexte qu'ils n'ont pas choisi, qu'ils fassent partie du camp oppresseur ou oppressé.
Bon concept, mais je n'ai pas vraiment apprécié le style d'écriture, que j'ai trouvé inconsistant. J'avais parfois l'impression de lire une pièce de théâtre, pour ensuite tomber dans d'autres styles de narration.
Chronique d'une guerre informe et d'une amitié improbable, cette histoire simple au style épuré possède une force incroyable tant dans sa description terre à terre de la bassesse humaine que dans l'évocation vibrante de ce que l'âme a de plus digne.