Il y eu un temps, dans le monde des mangas, où il n’y avait pas beaucoup de choix dans le cadre des shonen classiques. Tout le monde avait dans sa collection soit Akira, Dragon Ball, Evangelion ou même Kenshin. Moi qui aimait faire différent (surtout que j’avais déjà tout lu ça) j’ai chercher à me procurer des mangas moins populaires, mais tout aussi bon. Je me suis donc procuré YuYu Hakusho (moins connu au québec), Fly et Yugioh. Tous des petit chef d’oeuvre moins bien connu (je vais faire une critique de Yu-gi-oH dans la prochaine année promis) et qui se relisent à merveille. Dans mes début de collectionneur de Shonen j’ai aussi ramassé Black Cat qui était à l’origine similaire à Kenshin. Détruit par la critique, peu connu du grand public, Black Cat était pour moi une trouvaille a l’origine, un underaded hidden gem. J’étais jeune et peu d’expérience en la matière, c’est pour cette raison qu’après 15 ans je me retappe toute la série de Black Cat pour en faire ma critique définitive. Est-ce que les critiques ont raison de le caller comme in navet, est-ce que ce manga aurait dû avoir un plus grand succès? He bien voici ma critique bien a moi.
Tout d’abords l’histoire, comme je l’ai dit précédemment ça ressemble un peu a Kenshin. On a un ancien assassin qui veut pu tuer des gens mais que les circonstance font qui doit se battre contre des humains monstrueux qui l’oblige a faire le choix entre tuer ou laisser vivre. Cependant la comparaison s’arrête là. Car dans l’histoire Black Cat est maintenant nettoyeur et sont but est de capturer des criminel avec l’aide de son partenaire Sven. Tout semble assez légé et intéressant jusqu’au moment où l’ancien partenaire de Black Cat appeler Creed revient foutre le bordel obligeant Black Cat a faire face à son passé et ouvrant la porte d’un violent affrontement futur où Black jouera sa liberté et sa vie.
À la base l’histoire de ce manga est carrément centré dans l’histoire classique de shonen de type personnage fort qui doit se battre avec plein de monde qui veut se faire un nom en battant le grand et gros homme légendaire puissant. On voit le même concept dan Kyo (un autre manga que je dois faire la critique), Kenshin bien sûr (meme chose critique a venir) et Seven Deadly Sins (toujours en publication). Malheureusement, Black Cat arrive pas à la cheville d’aucun de ces mangas. Oui les personnages sont intéressants, oui les dessins sont beau et voir même magnifique, mais en bout de ligne on ne s’y attache pas beaucoup. La raison est simple, Black Cat c’est d’abords et avant tout un beau manga et une histoire en second. Toutes les poses des personnages sont classe et plastique comme pas possible, mais les scène de combat s’en retrouve très peu dynamiques et a cause de ça elle en deviennent moins excitantes.
En plus, l’auteur peine beaucoup a nous pondre quoi que ce soit d’original ou de surprenant. Il y a peu de revirement de situation et pas mal tout ce qui arrive laisse un légé arrière goût de déjà-vu. Certain chroniqueurs vont même a caller le plagiat, ce que je trouve carrément ridicule. Cependant, c’est carrément du réchauffé et ça personne ne peut dire le contraire. Je suis pas quelqu’un qui se blase du réchauffé quand c’est bien fait. Mais là c’est du restant de la veille ce qui réduit considérablement le plaisir de lecture. On est jamais surpris par rien, jamais choqué par rien et au final on se retrouve avec une histoire oubliable qui ne colle pas tant. Aucun combat ne ressort comme étant intense et excitant, aucun moment du manga ne nous assoie sur le bout de notre chaise, aucun moment nous fait vivre des émotions et malheureusement aucun livre ne donne l’impression d’être rassasié. Un volume de Black Cat se lit en 30 minutes. Difficile d’en avoir pours on argent.
Comme je le disais précédement, le seul point qui ne déçois pas c’est au niveau du graphisme. Les dessins dans Black Cat son vraiment beau. En plus tous les personnages sont assez différents pour les reconnaître au premier coup d’oeil et en plus ils sont tous classe. Le charisme des personnages de Black Cat est bluffant au possible. L’auteur était clairement meilleur dessinateur que scénariste. Il le disait qu’il prenait 4 jours pour écrire l’histoire (le story board) et 2-3 jours pour dessiner. D’habitude c’est l’inverse et sur ce point c’est vraiment impressionnant. Tout d’abords sur la qualité du dessin pour qu’il soit fait si rapidement et sur la médiocrité du scénario après avoir passé autant de temps à le développer. C’est pas que l’histoire est mauvaise, mais elle est pas mal fade. Pleine de facilité ou pleine d’idées originales mais douteuses.
Même au niveau du “World Building” on fait face a des gros problèmes. L’auteur nous introduit un monde potentiellement riche avec des assassin super intéressant appelé les Numbers et on en voit que le bout de l’iceberg. On nous parle d’une super organisation appeler Chronos mais encore une fois absent de l’histoire autre que pour justifier l’histoire. Quand on commence l’histoire on se sent excité à l’idée que Black Cat va se battre contre d’autre Numbers mais en fait on aura droit qu’a des escarmouches. Non a la place on a droit a des combat contre des gens aux super-pouvoir appeler maître du Tao qui font que très peu de sens. Je ne sais pas si c’est un choix de l’éditeur ou de l’auteur, mais je crois sincèrement que le manga serait meilleur si le combat avait été contre Chronos plutôt que contre des monstres humains. Laisser la surenchère inutile et les pouvoir hors de l’histoire. Mettre des technique peté comme dans Kenshin ou voir même Kyo a place. En bout de ligne la manière utilisé a juste rendu le monde incohérent, vide et moins intéressant à lire.
Donc j’en entend déjà dire en lisant ma critique “bon c’est un navet alors”. À ceci je répondrai non et loin de là. C’est vrai que ce manga est loin d’être original, oui il copie beaucoup sur les personnages de Togashi (Hunter X Hunter, YuYu Hakusho) et oui les scènes de combat son basics. Mais, ça ne fait pas un mauvais manga pour autant. Pour preuve, j’ai dévoré 20 volumes en 7 jours malgré un horaire très chargé. C’est vrai que les livres se lisent vites en général, mais si c’était mauvais j’aurais pas lu la série si vite non plus. Black Cat est un parfait manga pour initier un nouveau lecteur au plaisir des mangas. Comme pour les jeu de société Black Cat est une “gateway” manga, accessible et facile a lire pour s’initier aux manga. Bien que réchauffé l’histoire reste quand même plaisante et même sans surprises elle est assez intéressante pour qu’on la lise de bout a bout. En plus les base du shonen (amitié, entraide et courage) y sont plus que bien représenté.
Alors pour conclure je donne 3 étoiles (3.5 en fait mais on peut pas) à Black Cat. Loin d’être le meilleur manga jamais fait et loin d’être le pire aussi. Dans le milieu donc, car même après avoir lu des tonnes de manga je trouve Black Cat encore assez intéressant pour le garder dans ma collection. Il arrive des moment où du bon réchauffé sa fait la job. Black Cat sa fait la job. Il y a meilleur mais quand il y a rien d’autre je préfère encore lire Black Cat que me taper à nouveau Pandora Heart (où tu comprend rien pendant le quart du manga). Alors fan de combat simples et bien dessinés ainsi que fan de Shonen vous devriez pas passer sur Black Cat a cause des mauvaises critiques car c’est bien meilleur que les chroniqueur peuvent laisser entrevoir et surtout que juste pour le graphisme ce manga en vaut le détour.