Comment expliquer la solidarité ? Avec 10 auteurs, 10 récits où il est question de courage, d'humilité, de don de soi, de différence et de responsabilité.
Nous avons lu, ensemble, avec ma fille de huit ans, ce livre en deux soirées, et à voix haute « précisément pour ne pas oublier notre responsabilité, et la nécessité d'être attentif au sort de notre voisin », comme l'indique Jean-Jacques Wahl (Directeur Général de l'Alliance Israélite Universelle) dans le mot de la fin. Le recueil s'ouvre sur un texte écrit par Élisabeth Brami (Où vas-tu Basile ?) qui est aussi celui que j'ai préféré sur les dix. C'est une lettre, signée par l'autrice (est-ce une histoire vraie ?) et adressée à un inconnu, en signe de gratitude pour un geste que je vous laisse découvrir. Ensuite, dans « Élie le mendiant », Alain Korkos, nous apprend qu'entre un riche et son mendiant, « le plus riche des deux n'est pas celui que l'on croit... ». Dans « Des cadeaux en réserve », Mayah Gauthier aborde la question des dons d'organes, comme « le cadeau le plus beau du monde ». Cela a énormément plu à ma fille, tout comme l'histoire suivante, écrite par Susie Morgenstern, « 10 % de zéro ». La morale en est délicieuse : « je me rends compte que mieux que des conseils, mieux qu'un bonjour, un petit câlin peut aider le monde à tourner. » Il est question d'antisémitisme dans « Chacun pour soi » de Yaël Hassan, tout comme dans « Serial killer » de Sylvaine Jaoui, ou « Donnant, donnant » de Rachel Hausfater. Une mention spéciale pour l'histoire de Jean-Jacques Greif, « Le singe et le sanglier », écrite en vers et dont la morale est : « Aidez pourtant votre prochain,/Car le monde va mieux quand chacun fait le bien. » (p. 73) Agnès Desarthe signe un joli texte pour les... curieux : « La légende du Baron Hachem », tandis que Geneviève Brisac nous parle de la confiance dans « Mon âge à deux chiffres ».