Peu à peu se fait jour l''idée que le communisme serait la cause initiale de tous les crimes du XXe siècle. Pour les tenants d''une histoire réactionnaire, le génocide de «race» initié par les nazis ne serait qu''une réponse au génocide de «classe» lancé par les bolcheviques. L''auteur démontre que les germes des massacres du XXe siècle, étaient pourtant bel et bien présents bien avant Octobre 17. Contre les faussaires de l''histoire, Losurdo révèle à quel point le colonialisme fut une véritable école du crime de masse pour les nazis comme pour la plupart des pays libéraux de tradition démocratique. On pense à l''exemple saisissant d''Hitler fasciné par les massacres d''indiens par les américains. L''originalité du livre est de dénoncer le discours hypocrite qui compare les crimes du communisme aux déclarations de principe de la démocratie libérale, en ignorant la pratique de cette dernière. Il s''amuse à inverser le processus. Un exercice salvateur pour s''armer contre toutes les manipulations idéologiques de l''histoire.
Domenico Losurdo (14 November 1941 – 28 June 2018) was an Italian Marxist philosopher and historian better known for his critique of anti-communism, colonialism, imperialism, the European tradition of liberalism and the concept of totalitarianism.
He was director of the Institute of Philosophical and Pedagogical Sciences at the University of Urbino, where he taught history of philosophy as Dean at the Faculty of Educational Sciences. Since 1988, Losurdo was president of the Hegelian International Association Hegel-Marx for Dialectical Thought. He was also a member of the Leibniz Society of Sciences in Berlin (an association in the tradition of Gottfried Wilhelm Leibniz's Prussian Academy of Sciences) as well as director of the Marx XXI political-cultural association.
From communist militancy to the condemnation of American imperialism and the study of the African-American and Native American question, Losurdo was also a participant in national and international politics.
Mise au point intéressante sur l'aveuglement idéologique dont font preuve les libéraux à l'égard de l'occident et de leurs contradictions, et sur l'oubli des crimes perpétrés par des gens soit disant civilisés. Après, c'est parfois un peu court et ça aurait mérité d'être plus développé (même si ce n'était pas le but, et qu'il le fait dans d'autres livres, notamment la contre-histoire du libéralisme). Et il manque aussi quelques références dans les citations. Mais bon, ça montre encore une fois que l'histoire est écrite par les vainqueurs, et qu'il est important de bien la connaitre pour ne pas se faire abuser. Et critiquer les crimes du communisme, ou de certaines révolution, c'est aussi oublier ce que le mouvement communiste à pu apporter pour les peuples exploités.