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Le désespoir des anges

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Le début des années 2000. Les gangs s'installent dans les cités. Réalité à laquelle la littérature haïtienne s'est jusqu'ici très peu intéressée. Une jeune femme en révolte après avoir été la victime d'une famille de riches devient la concubine d'un chef de gang. Mais le règne de son homme est de courte durée. Fugitive, poursuivie par le nouveau chef, elle ne sortira de la cité que pour travailler dans un bordel. De violence en violence, de souffrance en souffrance, elle conserve malgré tout une grande force intérieure et confiance en l'avenir.

307 pages, Paperback

First published December 1, 2009

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Henry Kénol

2 books2 followers

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Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Robert Fernet.
23 reviews1 follower
February 8, 2025
4.75/5 Dur, violent et... magifique. Quelle belle plume! Un autre livre qui, à la fin, m'aura fait verser des larmes. Nouvelle édition d'un livre paru en 2009. Malheureusement, son sujet est encore d'actualité...
Profile Image for Purple Iris.
1,084 reviews4 followers
December 5, 2011
This is an interesting read. I am not thrilled with the writing. It seems a little stiff at times. And I am not loving all the typos and errors. Wiclef Jean? Really? However, I'd love to teach this in my contemporary lit course. I'm sure the students would have strong reactions to it, one way or the other. It's pretty horrifying and graphic.

Ok, I finally finished this today. I think my biggest problem with this book is that I didn't really care about any of the characters and that made it hard for me to stick with the story. Also, the whole premise was questionable to me. I didn't really buy the framing narrative, that the maid and her boss would have this non-conversation for an hour and then suddenly bond. It would have been interesting maybe if the boss had been developed more.

The errors were annoying, especially when the same character's name is spelled differently (Belot, Bellot) or when the wrong name is used (Stivans, Evans). And I found a lot of the graphic sex scenes gratuitous.

Having said all that, I'm still interested in teaching this just because I think it would lead to a lot of thought-provoking discussions. I can see teaching it alongside Bicentenaire, Les enfants des héros, and La couleur de l'aube. I'm sure there are others.

Profile Image for Kate .
259 reviews
October 19, 2025
Le désespoir des anges

Une histoire qui se veut cru! Haïti dans les années 2000, où les gangs armés font la loi Le destins de 2 femmes qui se croisent dans un bordel. Une violence dont chaque mot écorche le regard. Où par moment je devais déposer le livre le temps de reprendre mon souffle!

Comment se retrouver dans un monde de décadence? Ou finalement l’enfer est bien sur terre.

Auteur // Henry Kénol.
Genre // Drame
Pages // 293p.

⭐️⭐️⭐️/5
Profile Image for Kalelle.
2 reviews
November 10, 2025
Mon opinion de ce roman est assez mitigée : dès les premières pages, j’ai eu à prendre des pauses pour digérer les abominations qui y sont décrites. C’est une lecture qui est très graphique, et où il n’y presque pas d’interruptions entre les séquences de violences sexuelles, physiques et psychologiques. Bien que ces premières lignes m’aient données l’impression de rapidement être accrochée par l’histoire, en continuant la lecture, j’ai eu du mal à me sentir connectée à la narratrice. De mon point de vue, elle agissait surtout comme une lentille à travers laquelle observer, puis froidement décrire la vie dans la cité. De par cette distance avec la narratrice mais également avec tous ceux qui croisent son chemin au fil du livre, j’ai vécu cette lecture comme étant une compilation descriptive de violences cauchemardesques.
Le sujet abordé est toutefois très intéressant, d’autant plus que le phénomène des gangs tortionnaires continue de faire ses ravages en Haïti. Henry Kénol a également une très belle plume et cet aspect a rendu la lecture plus agréable. J’ai par ailleurs eu la chance de le rencontrer lors du lancement de ce livre et d’en apprendre plus sur sa démarche de recherche. De savoir qu’il est clandestinement allé compiler les histoires de personnes ayant subies l’horreur des cités afin d’écrire Le désespoir des anges rend la lecture d’autant plus intéressante. Je recommanderais donc cette lecture à quelqu’un qui veut en apprendre plus à ce sujet et non pas pour mon appréciation du roman en lui-même.
Profile Image for wherepagescomealive.
140 reviews16 followers
March 7, 2026
Je manque de mots pour décrire la puissance de ce roman. Toute l’horreur qui y est dépeinte, mais aussi l’ampleur des prises de conscience qu’il permet de faire.

— « « […] tout ceci, c’était avant. Avant que les gangs n’envahissent la Cité pour nous faire savoir qu’il n’y aurait plus jamais de rêves, plus d’école, ni d’avenir. Que la nouvelle génération n’aurait plus droit à l’enfance et que le rire serait banni. » —

Ce récit, bâti sur de réels témoignages, est celui d’une enfant qui, à cause de la pauvreté, souffre de la faim. Celui d’une jeune fille qui, à cause de sa couleur de peau et de l’endroit où elle est née, n’a que de minces chances de pouvoir un jour exercer un métier qui lui permettrait de se sortir de cette pauvreté. Celui d’une adolescente qui se retrouve sous le joug d’un homme de qui elle est tombée amoureuse. Puis qui subira la violence de plusieurs hommes. Et c’est malheureusement l’histoire de nombreuses femmes en Haïti.

Ce roman, c’est une démonstration frappante de ce à quoi peut ressembler l’oppression intersectionnelle. Mais aussi que l’homme est un loup pour l’homme, et est un dénominateur commun de violences dans toutes les classes sociales.

Mais encore et par dessus tout, ce roman est un rappel brutal de notre position privilégiée en tant que lecteurs québécois externes à ce type d’horreurs.

— « C’est ainsi que tu sais la tristesse du monde dans lequel tu évolues. Dans les yeux des enfants, il y a l’âme de la Cité! Et ce sont eux qui portent dans leurs silences la douleur des adultes. » —

Malgré la dureté des sujets abordés, j’ai été complètement absorbée par cette lecture. La plume de l’auteur, juste et sans trop de fioritures, seyait parfaitement au récit.

J’ai d’ailleurs rarement lu un roman écrit pas un homme qui dépeignait un personnage principal féminin (narrateur interne au « je », qui plus est) de manière aussi vraisemblable, aussi fidèle, aussi forte.

Bref, un roman poignant mais important, qui s’est avéré être un coup de coeur pour moi, et qui, je le sens, sera difficile à me sortir de la tête. 🤍
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