La figure de Modigliani, alcoolique, amateur de femmes, de haschisch et d’éther, longtemps méconnu et mort à 35 ans de la tuberculose, incarne le romantisme maudit du XXᵉ siècle. Outsider, Juif dans une France catholique, Italien récitant Dante à Montmartre, il finit en épave affaiblie tentant encore de vendre ses portraits envoûtants. Comment une vie si tourmentée a-t-elle pu engendrer une œuvre d’une telle beauté et sérénité ? Doris Krystof éclaire admirablement ce paradoxe et analyse avec finesse ses nus allongés et portraits intenses, révélant la profondeur d’un véritable génie.
J’admire Modigliani profondément. Chaque fois que je suis à Londres, je retourne dans l’exquise salle 10 de la Courtauld Gallery pour revoir Female Nude (1916). Si vous y allez, c’est une expérience splendide, calme et inoubliable, l’une des plus belles salles d’art au monde. ❤️