Le bonheur peut-il justifier le crime ? Le dernier roman de Jacqueline Harpman, qui a l'allégresse cruelle et le mordant satirique des précédents, est une comédie sur le bien et le mal. On aurait pu le nommer : Le diable par la queue ou Les diaboliques. Mais, justement, lorsque le narrateur, un architecte sexagénaire, tombe en panne de voiture non loin de La Diguière, gracieuse propriété construite au dix-huitième siècle et gardée depuis dans la famille, il croit découvrir une famille bohème et désargentée, échangeant les travaux de la toiture contre une chambre d'hôte et de menus services. C'est le lent déclin d'une aristocratie joyeuse. La Diguière est le seul luxe et la seule raison de vivre des trois générations de femmes qui y vivent : « Princesses déguenillées couronnées de liseron, elles régnaient sur les orties, changeaient les citrouilles en Rolls-Royces, les chats en princes et la pauvreté en fantaisie ». Quand Albertine, déjà mère et grand-mère, se laisse épouser par un riche entrepreneur, la famille soupire d'aise. Quand le sauveur veut être malgré lui le fossoyeur de l'harmonie architecturale de La Diguière, ces dames ne l'entendent pas de la même manière. Un accident est si vite arrivé... Le crime est dans le pré. En toute impunité !
Jacqueline Harpman was born in Etterbeek, Belgium, in 1929. Being half Jewish, the family moved to Casablanca when the Nazis invaded, and returned home after the war. After studying French literature she started training to be a doctor, but could not complete her medical studies when she contracted tuberculosis. She turned to writing in 1954 and her first work was published in 1958. In 1980 she qualified as a psychoanalyst. She had given up writing after her fourth book was published, and resumed her career as a novelist only some twenty years later. She wrote twelve novels and won several literary prizes, most recently the Médicis for the present novel. She was married to an architect and had two children.
En lisant je me disais "hm, c'est trop calme pour du jacqueline" (je me permets de l'appeler par son prénom) indeed...
>> ps : j'aime trop lire des romans qui se passe en Belgique, même un des personnages principal son nom de famille c'était le village de ma grand-mère c'est excellent.
Not nearly as mindblowing as “I who have never known men”; and somewhat repetitive and strange… I couldn’t quite sympathize with the “family” and their obsession with their house. The book is nicely written though, and makes for a very pleasant read.