Je ne rédige quasiment jamais de critique lorsque j’archive un livre sur Goodreads mais là, cela semblait s’imposer. Mon problème avec cet ouvrage ne réside pas seulement dans son absence totale de profondeur. Ma lecture n’a pas été non plus dérangée par sa superficialité ostentatoire ou le fait qu’il soit si mal écrit. J’ai même réussi à passer (difficilement je le reconnais) outre la misogynie qui semble prendre le lecteur par surprise lorsqu’il s’y attend le moins. Non. La plus grosse distraction pour quiconque souhaitant s’infliger ce livre de bout en bout, c’est l’obsession malsaine de son auteur pour le physique d’Hitchcock.
On dirait une parodie à ce niveau-là. Presque chaque page semble faire référence (sans la moindre raison) au surpoids d’Hitchcock. Quelques citations aléatoires pour illustrer l’absurdité totale de la chose (si je les relevais toutes, il y aurait de quoi remplir un bouquin bien moins laborieux que celui-ci) :
« Il était donc laid, gros, chauve mais savait choisir ses femmes de fiction ». « On pourrais donc ne pas soupçonner Hitchcock de voyeurisme, exhibitionnisme, sadisme et autres expressions plaisantes de la libido des gros laids ». « Un Zorro avec soixante-dix kilos de trop ».
Je ne connaissais pas le travail de Jean-Pierre Dufreigne avant d’ouvrir ce livre. Après avoir surmonté (non sans une certaine souffrance) une bonne moitié de ce dernier, j’en déduis que je n’avais rien loupé. Si vous aimez un tant soit peu le cinéma, la lecture ou ne serait-ce que passer un moment plaisant ou enrichissant, fuyez ce livre !