Avec ce ton inimitable, son exigence et sa singularit, Fernand Deligny parle ici de la mmoire, de la sienne comme d'une autre, de ce qui la constitue, de ce qui en elle est rcent ou plus lointain, faut-il dire animal, ou d'espce Cette recherche, sans renier une dimension spculative passe par un rseau de souvenirs vivants que toujours un dtail peut faire rebondir en un clair par-del des annes. La guerre, l'enfance, les engags dans la guerre d'Espagne, l'asile encore et toujours, sont les temps ou les lieux qui font ici surface chez un homme qui ne cherche pas la confidence ni l'lgie. l'exception de sa parution en revue ce texte est indit. Il a t crit en 1985 et 1986.