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Métrobate
Une famille en province : le père, la mère, le fils de quatorze ans, et le nouveau précepteur. Il est si gentil — trop gentil ? Il fait d’abord la conquête de tout le monde, et pourtant il est déconcertant. Aurait-il quelque chose à cacher ? En donnant la parole à l’enfant, l’auteur a continuellement joué le jeu de l’innocence. Lui pardonnera-t-on d’avoir seulement suggéré ce que d’autres se seraient plu à décrire ? Maurice Pons a l’amour de la plus belle langue française et l’ambition d’un univers romanesque à la fois résolument classique et étrangement poétique. Que sera-t-il demain ? Un Radiguet des sentiments équivoques ? Un Giraudoux des eaux troubles ?
- GenresFiction
68 pages, Kindle Edition
First published April 4, 1951
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Community Reviews
Displaying 1 - 8 of 8 reviews
June 15, 2025
4,5 étoiles. Un roman d’été très court, mais très immersif. J’ai beaucoup aimé l’ambiance et la façon de raconter l’histoire par les non dits! Excellente lecture de balcon!
July 14, 2024
Un livre crypto-gay, une sorte de Call me by your name d’Après-guerre, un texte à la psychologie fouillée absolument redoutable et enivrant.
J’ai adoré la tension qui pèse du début à la fin, le style de Pons admirablement délicieux et le traitement du sujet queer pour l’époque ♥️
J’ai adoré la tension qui pèse du début à la fin, le style de Pons admirablement délicieux et le traitement du sujet queer pour l’époque ♥️
May 18, 2026
Comme toujours chez M. Pons, le mystère n'est jamais percé. Les non-dits règnent, à travers trois grands thèmes : l'homosexualité, la collaboration lors de la 2eme Grande Guerre et la vision du monde des héritiers argentés.
On retrouve déjà dans ce premier roman ce qui fait la beauté de cet auteur : des personnages complets, simples mais jamais entièrement accessibles. On n'aperçoit que les ombres de leurs émotions, les rouages de leur pensée sont inaccessibles, à l'exception de ceux du narrateur - Hervé, 14 ans aux boucles blondes - personnage le plus affecté également, victime de la séduction et du charisme du précepteur ("Je souhaite seulement qu'il ait encore [une photographie] et qu'elle puisse le faire penser quelquefois à moi") : leur première rencontre est une caresse "De trois doigts, il me fit une rapide caresse sur la tête, glissant sur la joue", et leur dernière un baiser"Fut-ce par hasard, par maladresse ? - ou était-ce encore un de ses secrets ? - c'est sur les lèvres que je reçus le dernier baiser de mon ami".
Elements épars de l'intrigue : lieu inconnu (riche famille, chateau, la mer), présence d'une voiture qui ouvre et clôt le roman (un thème chez Pons ?), mentions de lieux et de personnages qui augmentent l'intrigue plus qu'ils ne la résolvent (noisettes et balades nocturnes : "Il n'en venait dans notre géion qu'en un seul endroit que je connaissais bien. C'était, juste avant d'arriver au port, dans le jardin de Lolli."), évocation d'un épisode de maladie (l'homosexualité punie par le destin ?), avec ce passage étrange et ambigü de la mère qui soigne le furoncle : "quand le bourbillon eut éclaté, avec un dévouement insensé - qui ressemblait fort à quel étrange plaisir - elle pressait entre ses doigts la tête visqueuse, pour en faire jaillir tout le pus".
L'ensemble contribue donc à une atmosphère malaisante, presque perverse mais bien ficelée.
Un mélange de "Call me by your name", "Théorème" et d'"Alexis, ou le traité du vain combat".
Plus éphémère que ses futurs romans (Mademoiselle B. et Les saisons).
Citation :
"Et bien, il me semble que mon sort est assez semblable à celui de Métrobate ; il y a des noms qu'on ne peut pas prononcer sans lever contre eux la terre entière."
On retrouve déjà dans ce premier roman ce qui fait la beauté de cet auteur : des personnages complets, simples mais jamais entièrement accessibles. On n'aperçoit que les ombres de leurs émotions, les rouages de leur pensée sont inaccessibles, à l'exception de ceux du narrateur - Hervé, 14 ans aux boucles blondes - personnage le plus affecté également, victime de la séduction et du charisme du précepteur ("Je souhaite seulement qu'il ait encore [une photographie] et qu'elle puisse le faire penser quelquefois à moi") : leur première rencontre est une caresse "De trois doigts, il me fit une rapide caresse sur la tête, glissant sur la joue", et leur dernière un baiser"Fut-ce par hasard, par maladresse ? - ou était-ce encore un de ses secrets ? - c'est sur les lèvres que je reçus le dernier baiser de mon ami".
Elements épars de l'intrigue : lieu inconnu (riche famille, chateau, la mer), présence d'une voiture qui ouvre et clôt le roman (un thème chez Pons ?), mentions de lieux et de personnages qui augmentent l'intrigue plus qu'ils ne la résolvent (noisettes et balades nocturnes : "Il n'en venait dans notre géion qu'en un seul endroit que je connaissais bien. C'était, juste avant d'arriver au port, dans le jardin de Lolli."), évocation d'un épisode de maladie (l'homosexualité punie par le destin ?), avec ce passage étrange et ambigü de la mère qui soigne le furoncle : "quand le bourbillon eut éclaté, avec un dévouement insensé - qui ressemblait fort à quel étrange plaisir - elle pressait entre ses doigts la tête visqueuse, pour en faire jaillir tout le pus".
L'ensemble contribue donc à une atmosphère malaisante, presque perverse mais bien ficelée.
Un mélange de "Call me by your name", "Théorème" et d'"Alexis, ou le traité du vain combat".
Plus éphémère que ses futurs romans (Mademoiselle B. et Les saisons).
Citation :
"Et bien, il me semble que mon sort est assez semblable à celui de Métrobate ; il y a des noms qu'on ne peut pas prononcer sans lever contre eux la terre entière."
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March 28, 2025
Écriture très travaillée, les détails permettent à l'histoire d'avoir son charme, ceux qui sèment le doute sur l'intrigue... on ne peut rien affirmer mais seulement supposer jusqu'au dénouement. Un auteur que j'ai découvert récemment et qui fait partie de mon top 3.
September 20, 2024
Super, comme si Maurice Pons avait réuni André Aciman, André Gide et Daniel Arsand dans un meme roman
Read
July 26, 2025spoiler
Déroutée par la fin qui sous-entend qu’il ne faut juger ni les homosexuels ni les collabos
Déroutée par la fin qui sous-entend qu’il ne faut juger ni les homosexuels ni les collabos
February 13, 2026
C’était joliment écrit et l’histoire est assez chou, ça m’a perturbé le fait qu’on parle d’un ado en admiration presque sentimental de son prof dont on ignore l’âge 😔
June 2, 2026
8 étoiles sur 5
So is he... ya know... a Nazi? or gay?
So is he... ya know... a Nazi? or gay?
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