«Je sentis avant de penser : c'est le sort commun de l'humanité. Je l'éprouvai plus qu'un autre. J'ignore ce que je fis jusqu'à cinq ou six ans ; je ne sais comment j'appris à lire ; je ne me souviens que de mes premières lectures et de leur effet sur moi : c'est le temps d'où je date sans interruption la conscience de moi-même. Ma mère avait laissé des romans. Nous nous mîmes à les lire après souper, mon père et moi. Il n'était question d'abord que de m'exercer à la lecture par des livres amusants ; mais bientôt l'intérêt devint si vif, que nous lisions tour à tour sans relâche, et passions les nuits à cette occupation. Nous ne pouvions jamais quitter qu'à la fin du volume. Quelquefois mon père, entendant le matin les hirondelles, disait tout honteux : «Allons nous coucher ; je suis plus enfant que toi.»
Genevan philosopher and writer Jean Jacques Rousseau held that society usually corrupts the essentially good individual; his works include The Social Contract and Émile (both 1762).
This important figure in the history contributed to political and moral psychology and influenced later thinkers. Own firmly negative view saw the post-hoc rationalizers of self-interest, apologists for various forms of tyranny, as playing a role in the modern alienation from natural impulse of humanity to compassion. The concern to find a way of preserving human freedom in a world of increasingly dependence for the satisfaction of their needs dominates work. This concerns a material dimension and a more important psychological dimensions. Rousseau a fact that in the modern world, humans come to derive their very sense of self from the opinions as corrosive of freedom and destructive of authenticity. In maturity, he principally explores the first political route, aimed at constructing institutions that allow for the co-existence of equal sovereign citizens in a community; the second route to achieving and protecting freedom, a project for child development and education, fosters autonomy and avoids the development of the most destructive forms of self-interest. Rousseau thinks or the possible co-existence of humans in relations of equality and freedom despite his consistent and overwhelming pessimism that humanity will escape from a dystopia of alienation, oppression, and unfreedom. In addition to contributions, Rousseau acted as a composer, a music theorist, the pioneer of modern autobiography, a novelist, and a botanist. Appreciation of the wonders of nature and his stress on the importance of emotion made Rousseau an influence on and anticipator of the romantic movement. To a very large extent, the interests and concerns that mark his work also inform these other activities, and contributions of Rousseau in ostensibly other fields often serve to illuminate his commitments and arguments.
Ah Rousseau, ce philosophe un peu à part, qu'on découvre dans ces quatre premiers livres des Confessions comme ayant été un jeune homme plein d'innocence, de naïveté et de sottise... Du moins c'est ce qu'il avoue à travers de charmantes (ou drôles - ou les deux) saynètes de sa jeunesse passée surtout à Annecy, entre deux voyages pédestres desquels il garde un souvenir pastoral tout à fait délicieux.
C'est parfois long et rébarbatif, parfois très drôle, et souvent plein d'esprit (j'ai pas mal souligné de passages intéressants, surtout des livres un à trois). Je me suis retrouvée dans l'amour de la nature et de la solitude de Rousseau et même si j'ai mis un certain temps à terminer ce livre (assez court au demeurant) c'était une lecture plaisante, dans l'ensemble.
Cela dit, c'est tout de même un récit d'un autre temps, qui ne plaira pas à tout le monde, et de mon côté, je ne me sens pas l'envie (pas encore !) de me jeter sur les huit livres suivants. Mais un jour, c'est certain, je m'y plongerai !
J’ai du mal avec Rousseau, sa « « sensibilité » » et surtout son égocentrisme. Mais ça reste tout de même un excellent souvenir de cours car la prof avait su rendre le tout drôle et intéressant.
Read in the Garniere editions, now have notes on Books 1, 2, 7, 11 and 12. Yearly I would teach a bit of Rousseau in my sophomore survey of Western Literature. In Book 1, I would emphasize his reaction to his Nurse's early "chatiment," punishment, which he did not mind, and rather enjoyed; however, "le même chatiment recu de son frere ne m'eut point du tout par plaisant."(1.p.19). He did not like the same punishment from her brother. He even suspected there was some "precocious instinct of sexuality" involved. I would ask them which of their classes taught them something similar. Usually some good student would say, Psychology! Yes, I'd respond, Rousseau had the profound insight of a Freud a century before: He didn't mind being whipped by his nurse, a female, though he hated it from a man. Rousseau further ironizes, "To be on ones knees before an imperious Lady or Dame, to obey her orders, to ask her pardon, was for me a sweet joy inflaming my blood with the air of a lover. One concedes that this kind of loving does not lead to rapid progress, nor does it greatly endanger the virtue of those who are its object." In our period of famous males and their sexual assaults, from Harvey Weinstein to Bill O'Reilly to the US President, Rousseau's irony grows. We learn how Rousseau gained insights, such as on being punished, six years later, in Bk VII. "I easily forget my troubles, but I am not able to forget my faults, and even less, my good feelings. The main object of these confessions is to make known all my inner feelings during every period of my life." (p.323)
He contrasts his own work with the great English novelist Richardson, praised by Diderot for his multiplicity of characters (still later, Bk XI): "It is easy to awaken readers' attention with new characters, who pass like figures from a magic lantern (or now, film); but, to sustain this level of attention on the same object, without marvels and adventures, this is more difficult. And all things being equal, if I can sustain such attention, the novels of Richardson would not be superior to my own work."(p.644) Towards the end, Rousseau criticizes his own tendency to do lots of things, though achieve none of them, to change his intentions at a moment's notice--say, to move a rock to see what's underneath it. Or to undertake a decade's work, but abandon it in ten minutes, to follow the "caprice of the moment." In fact, his new consuming interest, filling all his leisure moments, is "botanique," running through the woods and fields, taking a branch here, a flower, observing thousands of times the same things, able to pass though an eternity without bothering me one moment." (p.762) Irving Babbit's R & Romanticism (1919) notes that Rousseau was th first to use the term, "creative imagination" in remarking on his erotic fantasies (Bk IX). See my rev of Babbit.
Ce que j'ai appris: -Rousseau est un gros maso qui aime les milfs -son premier désir sexuel était envers sa tante qui lui donnait la fessée - ce fou a demandé à sa meuf de faire un roleplay de maîtresse -il est "trop différent" parce qu'il ressent les choses et pleurait à 6 ans en lisant des romans (le mec était juste hypersensible) -il est potentiellement kleptomane? -il a été trauma par un mec gay -il s'astiquait la nouille en public dans l'ombre, devant des meufs (trauma) -c'est grave un anxieux (et un pick me) -pas choquant vu ses préférences mais il a des HUGE mommy issues -jokes on you c'est grave un gay refoulé?? carrément il l'avoue à un moment
Essai sur lui-même, J-J. Rousseau livre ses confessions. Ce projet diphasée a, d’une part, pour objet intime une connaissance de lui-même, et d’autre part, l’ouverture de son coeur et de son âme au lecteur, où l’auteur se justifie (en se sens, il ne s’agit pas de ses mémoires, mais bien de ses confessions). Si le récit est chronologique d’événements, il est difficile de ne pas perdre le goût de la lecture tant la trame est jalonné d’un « trop-plein » voyages, rencontres et détours.
plutôt 3,5 beaux moments inspi écolo : sobriété, frugalité et bonheurs simples modernité troublante réflexions sur la morale / éthique de vie pertinentes rapport aux femmes plutôt sain quoique parfois essentialisant il connait le vrai amour tant d'agressions sexuelles ?? présence très fréquente de la question de l'homosexualité, j'étais surprise
Rousseau, Rousseau, Rousseau… Que dire ? Les confessions (livre 1 à 6) est le premier écrit de Rousseau que j’ai lu. Conclusion? J’aime bien sa manière d’écrire. C’est, comment dire ? Entrainant ? Intrigant ? Quoi qu’il en soit, c’était assez intéressant pour que je finisse la lecture. En fait je crois que je suis jalouse de la jeunesse qu’il a eue ! Il pouvait partir, voyager, dormir où bon lui semblait et faire des voyages à pied, qui ne sont plus vraiment possible de nos jours… Mais ne nous égarons pas et retournons sur les confessions. C’est, certes, long et difficile à lire. Il faut donc s’accrocher ! Mais si on trouve le courage et l’envie de lire l’autobiographie de notre très cher Jean-Jacques, je pense qu’il faut le faire !
Les confessions de Rousseau sont peniblement longs. Elles sont remarquables pour sa candeur. Rousseau avoue par exemple qu'il a place ses cinq enfants naturels chez des orphelinats pour enfants retrouves. Il y en plus de ce genre. On s'etonne toujours du fait que Rousseau avouait de son propre gre autant des actes deloyaux.
Dans les derniers tomes, Rousseau ecrit dans un delire incoherent, evidement tres rancunier a l'egard des Francais qui l'ont oblige a s'exiler en Angleterre.
La lecture des confessions mene invevitablement a la conclusion que le grand philosophe a ete tout un salaud dans sa vie prive. Son cas n'est pas unique et je ne suis pas convaincu que ca vaut la peine de lire cet ouvrage grotesque afin de savoir tous les details.