Les modèles mathématiques dans lesquels le monde est prédictible et les acteurs économiques agissent de façon parfaitement rationnelle sont sous le feu de la critique : la crise débutée en 2007 est, disent les auteurs, la preuve durable de leur inadéquation. Pour Roman Frydman et Michael Goldberg, la prévision parfaite n'existe pas : nous vivons dans un monde de « connaissance imparfaite ». Aussi proposent-ils de remplacer l'hypothèse d'efficience des marchés par l'hypothèse des marchés contingents, qui reconnaît que les évolutions sont influencées par des situations et facteurs imprévus. Nous sommes au coeur de l'économie de la connaissance imparfaite, chère à ces deux économistes. Roman Frydman et Michael Goldberg envisagent une panoplie de mesures destinées à atténuer les excès des marchés financiers sans compromettre la capacité des économies capitalistes à stimuler l'innovation et une croissance durable, proposent des prolongements aux réformes systémiques actuelles, ainsi que de nouvelles façons de réfléchir à ces réformes.