Le héros, le prince Mychkine, est un être absolument pur à l’image du Christ. Sa compassion à l’endroit de Rogojine ou de la belle Nastassia, sa forme particulière de bonté, ses fréquentes crises d’épilepsie, sa simplicité et sa sincérité s’associent à une forme particulière d’“idiotie” pathologique pour en faire un personnage emblématique de l’univers de Dostoïevski.
Traduire L'Idiot, c'est vivre, pendant un an, dans une tension incessante, avec une respiration particulière : jamais à pleins poumons, toujours à reprendre son souffle, toujours en haletant, à tenir cet élan indescriptible qui fait de presque chaque mouvement de la pensée, de chaque paragraphe, voire de chaque phrase une longue montée, une explosion et une descente brusque […]. Jamais encore auparavant l'image physique d'un auteur écrivant son roman ne m'avait autant suivi. Tous les matins, me mettant au travail avec une sorte de bonheur terrorisé, je le voyais paraître devant moi, et je me demandais : « Mais comment donc un homme peut-il écrire cela ? » — André Markowicz (extrait de l'avant-propos du traducteur)
3.5 Pas son meilleur, bien moins captivant que Frères Karamazov et Crime et châtiment. Le récit lève un peu plus dans la deuxième partie que dans la première. L'intrigue porte, en gros, sur du petit niaisage de rizz de bourgeois pis tourne autour d'un gars pur qui se fait cook par tout le monde. Quand même hâte de voir ce qui va se passer dans la deuxième moitié de l'histoire.
Dans ces moments-là j’oubliais toute ma mélancolie. Depuis, pendant ces trois années, je n’ai pas pu comprendre ni comment ni pourquoi les hommes se laissent aller à la tristesse. Mon destin me portait vers les enfants.
J'ai trop honte mais ... je glisse sur Dostoïevski comme sur du Téflon. Pourtant je me donne du mal car j'ai lu Les Frères Karamazov (aucun souvenir) et Les Nuits Blanches (aucun souvenir).
Là je n'ai déjà plus aucun souvenir du tome 1 de L'Idiot, et en plus ça m'a donné une flemme immense de toucher à un livre à nouveau. Je suis trop bête je pense.
J'ai vraiment du mal à rentrer dans ce bouquin... Le personnage de ce prince naïf n'est pas sans intérêt et quelques scènes sont vraiment saisissantes (notamment l'épisode des billets dans le cheminée), mais les discussions sans fin des 43 personnages me font peu d'effet...
"Donc, je suis inutile ! Donc, je suis un crétin ! Donc, il est temps ! Et je n'ai pas su laisser même le moindre souvenir ! Pas un bruit, pas une trace, pas un geste, je n'ai pas répandu une seule de mes convictions !"
L'histoire est si intéressante et élaborée que s'en est presque surréel, mais bien réaliste notament dans sa représentation des variantes relations entre les humains et à quel point elles sont compliqués; chaque personne ayant ses propres raisons, motivations, façons de voir les choses, chacun à une mortalité propre à soi.
Tout s'entremêle sans être brouillon, bien que mon cerveau est en compote après tant de noms, prénoms et informations à retenir.
Le style d'écriture de Fyodor Dostoevsky est vraiment unique mais je l'adore. Bien qu'il arrive souvent que je me perde dans le texte par faute d'attention, quand mon esprit est complètement pris par les mots devant moi, ce roman se lit si facilement que ça m'étonne.
Hâte de lire le deuxième volume et de voir le dénouement final de ce roman si captivant!
e o carte exceptionala..foarte ciudata totusi..povestea unui tanar ce sufera de o boala schizofrenica, care , pentru prima oara dupa multi ani , iese din spitalul in care a fost tratat ani de zile, pentru a se bucura de libertate, viata..el se indragosteste , insa la tot pasul boala sa il urmareste, chinuindu-l..are un final trist, insa cartea merita citita..dostoievski are un stil aparte de a-si contura personajele, punand accent pe omul-geniu, prezent in toate operele sale.
Quelle montagne russe ! Heureusement, je ne connaissais pas le destin du Prince Mychkine. Dostoïevski m'a amené sur plus de mille pages avec une habileté sans pareille, qui fait que l'on ne veut pas lâcher le livre, même tard dans la nuit, lorsqu'il devient difficile de garder les yeux ouverts. Comme presque tous les grands romans russes, il y a un mélange d'espoir suivi par des moments de déprime extrêmement profond. Quel maître !
Pas facile à lire celui là : beaucoup de noms, beaucoup d'informations d'un coup, et une explosion provoqué par la rencontre de tout ces personnages. Néanmoins, en s'accrochant, on découvre des personnages tous très intéressant à découvrir. La bonté du prince, son intelligence et son honnêteté (provoquant également son idiotie) le rende très attachant.
Insane dommage qu’il traine autant en longueur parfois, l’épisode avec le connard phtisique qui veut se suicider bon on ronfle (fuck le nihilisme ici on reconnaît l’absurdité de la vie mais on lui donne un sens)
coup de cœur, hâte de lire le second volume avant de faire ma review. en tout cas cette première moitié m’a énormément plu, j’ai été très touchée par le personnage de Mychkine et par ses récits, notamment celui des dernières minutes d’un condamné
Mychkine le personnage principal me fait penser à Meursault dans sa sensibilité parfois imperceptible. Cela laisse percevoir ce qu’un Meursault aurait pu devenir s’il avait pris plaisir à côtoyer les gens du monde.