« Et pourtant, persister. Même explosé en mille morceaux, ne pas se rompre complètement. À chaque perte, on rétrécit. Dans les moments de grande détresse, on rétrécit tellement qu'on pense qu'il ne reste plus rien. Cependant, si, un grain demeure, un deuxième centre invisible qui nous fait traverser d'une sphère à une autre, une particule de lave vivante, un atome, un éclat. Car au fond, de quoi sommes-nous faits? Des noyaux de résistance... »
Quelques pages pour s’immiscer dans la Bulgarie communiste des années 1950, la vie à Sofia sous la direction du Parti, les camps de travail forcés et la figure de l’ombre de « l’Homme Libre ».
Les dernières pages ont défilé à la vitesse de la lumière tant le rythme du roman m’a attrapé. Une vraie fresque de la Bulgarie communiste, des classes populaires, des « petites gens »
« Nucléus. C'est un silex qu'on a taillé de tous les côtés, pour en extraire des lames, en tirer des objets. À la fin, il ne reste qu'un noyau dur de pierre, non utilisable, une sorte de chute, un copeau assez joli. Le nucléus, c'est ce qui reste, quand il n'y a plus rien, cet éclat de chose qui tient. »
Merci, Shana. Le livre a ravivé plein de souvenirs du stalinisme, des expériences de mes amis plovdiviens et leurs familles et aussi de la RDA: des années 60 et 70.