Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu’entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d’une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n’a d’autre recours que demander l’assistance d’experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d’une longue lignée d’érudits en occultisme et surnaturel, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus.
Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l’attend. Car le mal qu’il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l’importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s’immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…
Né en 1977, Stéphane Soutoul se passionne très tôt pour les récits où s'entremêlent l'interdit, le frisson et l'aventure. De cette addiction pour la littérature fantastique, émerge un style partagé entre lumière et ténèbres. Son écriture cristallise sa prédilection pour les univers imaginaires dans lesquels tout peut arriver. Il est auteur notamment d'une série vampirique en cours de publications aux éditions du petit caveau (Le Cycle des âmes déchues) ainsi que d'une future série bit-lit (Anges d'apocalypse) chez Rebelle éditions. Plusieurs de ses textes figurent au sommaire de diverses publications, recueils et anthologies.
Déjà terminé... En fait je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai lu, encore sous le charme que j'étais de la Maison de Londres du même éditeur.
L'histoire est courte, commence doucement, c'est lisse et beau, et puis au fil des pages le tableau s'assombrit à en devenir noir, jusqu'à la fin qui est à mon avis excellente puisque je ne m'y attendais pas (j'aime bien qu'on me surprenne). Les personnages ne sont pas assez travaillés pour qu'on s'y attache vraiment, cela dit ce n'est pas un reproche, juste un constat en cohérence avec la brieveté de l'ouvrage. Du coup on a des persos très typés, avec des rôles clairement définis. Les classiques du vampirisme sont repris, et le thème de l'amour et de la perte d'un être cher n'est certes pas novateur mais traité avec intelligence et pudeur, en tout cas moi ça m'a touchée... C'est très bien écrit, j'ai aimé le style qui colle parfaitement (et contribue) à l'ambiance générale du livre. La seule chose qui m'a agacée, ce sont les fautes d'orthographe (et de frappe) qui jurent d'autant plus avec le style de l'auteur.
J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur qui sied à merveille à l’époque du roman. Sa plume poétique est un délice à découvrir même si certains pourraient lui reprocher un côté maniéré.
Grâce à la beauté des mots que l’on sent précautionneusement choisis et la tournure particulière de ses phrases, Stéphane Soutoul arrive à nous plonger dans l’atmosphère très sombre de l’histoire, du château et de ses habitants.
Le lecteur ne peut que percevoir le climat d’angoisse que l’écrivain instaure dès le début du roman. La tension que l’on ressent va crescendo créant ainsi un sentiment d’urgence. On comprend qu’un drame se prépare entre les murs froids du château sans pour autant en saisir parfaitement les contours.
J’ai apprécié les personnages, mais j’ai surtout aimé découvrir jusqu’à où ils étaient prêts à aller par amour, par loyauté ou par envie. Chaque protagoniste poursuit son propre objectif, mais celui de Marion porte à réflexion. Ses nobles desseins justifient-ils l’horreur de sa décision et de ses actes ? La lecture de l’ouvrage vous permettra de vous forger votre propre opinion comme a dû le faire Gérald.
C’est peut-être mon côté bisounours, mais je préfère en générale les fins heureuses ce qui ne veut pas dire gnangnan, je précise. Pourtant, j’ai complètement adhéré à la fin proposée par Stéphane Soutoul, elle colle parfaitement à l’histoire et aux personnages. La seule chose que j’ai trouvée excessive est la décision finale de Gerald même si je peux, dans une certaine mesure, la concevoir.
En fin d’ouvrage, sur une vingtaine de pages, nous faisons la connaissance de Léonore, enfant adoptif d’Edmond de Lacarme. Cette dernière partie, indépendante de l’intrigue principale, permet à l’auteur d’introduire un personnage qui interviendra dans le deuxième tome de la trilogie. Ayant apprécié sa personnalité, je suis impatiente de la retrouver.
Un roman qui souffre d’une trop grande brièveté..
J’ai apprécié l’histoire, mais j’ai trouvé le roman bien trop court pour être complètement séduite. Tout arrive trop vite ! Je n’ai, par exemple, pas réussi à croire à la fulgurante attirance de Gerald envers Marion. Par contre, cette brièveté permet à l’auteur de ne pas se perdre dans de longues descriptions ou dans des développements inutiles.
Deux points m’ont laissée sceptique. D’une part, pourquoi Hans Kraemer, conscient de la nature du mal qui a commencé à ronger sa famille, n’a pas jugé utile d’en avertir son ami dans sa lettre ? Ensuite, pourquoi le père de Gerald l’a-t-il envoyé en mission alors que son frère aîné aurait été l’homme de la situation ? J’imagine que sans ces deux points, il n’y aurait pas eu de roman mais j’aurais au moins aimé avoir un début d’explication.
En conclusion, je conseille ce roman aux personnes qui ont envie de découvrir une histoire abordant le mythe vampirique dans une ambiance sombre et gothique. Économe en termes de pages, Stéphane Roucoul ne l’est pas quant à la richesse de son style qui devrait séduire les personnes amatrices de belles plumes poétiques.
J’ai à peu près aimé ce livre, mais pour être honnête, je n’avais aucune difficulté à le mettre de côté pour allez dormir comme pour d’autres livres où j’étais incapable d’arrêter de lire tellement j’étais captivée par celui-ci. Je l’ai même mis de côté en plein milieu du livre pour en lire deux autres et revenue le terminer par la suite. Je n’ai pas accroché. Je vais tout de même lire la suite, mais si j’ai le même sentiment de ne pas accrocher, je ne persisterai pas pour le finir en espérant un déclic.
Véritable coup de cœur, double je dirais même, il est des livres, des auteurs qui ne vous laisse pas indifférente, qui vous marque profondément, soit parce qu’il a été lu à un moment opportun ou parce que les mots vous ont touchés vous, ça été le cas pour moi.
J'étais happée dès les premiers mots par ce décor sombre et romantique. L'écriture de Stéphane est belle et raffinée en adéquation parfaite avec l'histoire. Histoire qui hante par sa fatalité autant que par sa beauté. Je suis conquise.