Uta Ranke-Heinemann, première femme à occuper une chaire de théologie catholique, fit sensation en 1987 en donnant une interprétation théologique, et non biologique, de la virginité de Marie. A la suite de quoi, l'Église lui retira son enseignement. Fidèle à ses convictions, elle élargit ici sa réflexion aux rapports de l'Église catholique et de la sexualité, et montre comment l'hostilité au plaisir et au sexe féminin a marqué toute l'histoire de l'Eglise, depuis les origines jusqu'à Jean-Paul II. Cette théologienne dérangeante, qui manie aussi l'humour et l'ironie, dresse un panorama révélateur de l'évolution de la morale sexuelle dans le catholicisme, analyse les racines du pessimisme de l'Eglise en cette matière, la peur des femmes chez les adeptes du célibat religieux et évoque des problèmes aussi divers que les amours démoniaques, la sorcellerie, l'inceste, l'onanisme, l'homosexualité et le remariage des divorcés. D'ores et déjà un best-seller international qui offre maints sujets de réflexion aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui.
Uta Ranke-Heinemann was a German formerly christian theologian, academic and author. She holds the (nondenominational) chair of History of Religion at University of Essen in Essen, her birthplace. She was also the daughter of the former president of Germany, Gustav Heinemann. Having started as a Catholic theologian, she became the first female professor of Catholic theology in 1970. In 1987 she lost her missio canonica over her rejection of aspects of Catholic dogma, and in 2001 she left the Catholic Church (and Christianity) entirely by publicly rejecting the divine nature of both the Bible and Jesus.