« Qu’ils s’appellent Hitler, Capone ou Dillinger, petits ils écoutaient leur mère… Ils ont fait leur chemin dans les affaires. » Eddy Mitchell, L’important c’est de bien aimer sa maman .
Michel Folco, que l’on connaît pour ses romans hauts en couleurs, en inventions, et en trouvailles narratives, rencontre cette fois un personnage bien réel, trop réel. Et quel personnage ! Celui par qui tant d’injustices et de malheurs vont naître, Adolf Hitler. Mais Michel Folco n’est pas un biographe, même si ses ouvrages sont minutieusement documentés. Avec toute sa fantaisie, son humour décapant, il s’applique à nous conter comment le plus banal des enfants peut receler le plus effrayant des monstres. Le roman, ici, dépasse tous les livres d’histoire. L’auteur n’avait pas craint de mettre en scène Napoléon ou Freud. Il a choisi de monter la barre d’un cran. Mais c’est la face mystérieuse et partiellement inconnue d’Hitler qu’il aborde : son enfance et sa jeunesse, dont nous savons peu de choses. La force de l’ouvrage tient à la banalité du personnage. Bien sûr, ses origines furent incertaines. Bien sûr, son talent était médiocre. Bien sûr, sa mère mourut trop jeune. Bien sûr, ses passions n’avaient rien de flamboyant ni d’exceptionnel. Mais, au fur et à mesure qu’on avance dans ce livre étrange grandit un personnage dont la détermination, peu à peu, nous perturbe. Car on ne peut décrypter l’enfance d’Hitler sans imaginer son avenir, sa puissance destructrice, la fascination qu’il exercera sur une grande part de son peuple, lui qui est si peu fascinant. Et c’est tout le talent de Michel Folco que de se glisser dans cet interstice : pourquoi le plus ordinaire des hommes en lui recèle-t-il Hitler ?
Michel Folco, est un écrivain français né à Albi le 29 septembre 1943 (68 ans).
Il a travaillé comme photographe pour les agences Black Star, Gamma et Sipa avant de se consacrer à la littérature. Il reçut le prix Jean d'Heurs en 1995.
Son premier livre, Dieu et nous seuls pouvons, qui raconte l'histoire de la dynastie Pibrac, exécuteurs des hautes et basses œuvres, a été adapté (pour sa première partie) par Christian Fechner dans son film Justinien Trouvé ou le Bâtard de Dieu.
Dans les trois suivants, on retrouve la même partie du Rouergue, pour y raconter l'histoire des épateurs de Racleterre, les quintuplés nés de l'union de Clovis Tricotin et de sa femme. L'histoire se base surtout sur les aventures de Charlemagne, le dernier "sorti", mais également sur la grande faculté des quintuplés (Clodomir, Pépin, Clotilde et Dagobert en plus de Charlemagne) à communiquer (en "Lenou") et à se serrer les coudes.
se lit comme une histoire mais nous laisse vraiment à penser pourquoi, pourquoi, pourquoi est'il devenu ce qu'il est devenu. Une mère qui l'aimait bien, un père sévère mais exigeant ne voulant que son bien, une belle ville, un beau pays, il avait enfn tous les éléments pour grandir comme bon citoyen contribuant le bon à la société. N'empêche qu'en lisant le livre l'auteur nous montre l'origine de ce garçon, puis jeune homme qui aimait l'art et la lecture, mais aussi nous laisse détecter dans certains passages le vrai Hitler que nous avons connu à travers l'histoire. Très bon livre.
Bien que, dans l'imaginaire de Folco, Hitler soit un descendant de la fesse gauche de la lignée des Tricotin, dans ce nouveau tome, on ne retrouve ni le délire verbal ni la truculence auxquels nous avait habitué l'auteur... Si cet aspect s'avère décevant, le roman n'en demeure pas moins agréable à lire. Mais vivement le retour de ses personnages colorés!
Ce dernier roman de Michel Folco, qui termine la saga historique débutée avec "Dieu et nous seuls pouvons" est probablement le moins bon des écrits de l'auteur - cela est toutefois plus un encensement de l'ensemble de l'oeuvre qu'une critique acerbe de ce dernier opus, car celui-ci est également tout de même d'une grande qualité et est un plaisir à lire. Je crois que ce qui limite ce dernier livre d'atteindre les hauteurs des livres précédents est de devoir s'en tenir à un personnage réel, c'est-à-dire Adolf Hitler, malgré le caractère fortement romancée de son enfance allant jusqu'au début de sa vie adulte. Il s'agit néanmoins d'une fascinante étude de personnage ne cherchant pas à le vilifier et le déshumaniser, mais plutôt à l'explorer au travers de son narcissisme, de ses idées de grandeurs, de son caractère colérique et de ses plans fantasmagoriques. On y retrouve tout ce qu'on aime chez Folco, c'est-à-dire ses connaissances impressionnantes de l'histoire - nous faisant véritablement croire à l'époque qu'il décrit -, son humour noir et situationnel, ou encore ses tournures de phrases et métaphores parfois poétiques, parfois comiques. Bref, si vous vous êtes rendus jusque là dans les livres de Folco qui traversent les époques, aussi bien terminer et lire celui-là. Il se distingue des autres, ce qui est à la fois bon et moins bon.
This is the first time that I read a book of this genre. This is the story of the life of Adolf Hitler from before his birth to his early adulthood; told as if it were a fiction. The guiding thread is based on reality and facts, but otherwise, this is the author's imagination of how and why events in Adolf's life took place. This could be a little frustrating because it's not always clear where the reality ends and the fiction begins, however I didn't feel this to be a problem in this book. I found it interesting to get more of an insight of the young Adolf rather than Adolf the man in power.
Je suis tombée dans Folco en février l’année passée. Un an plus tard je finis son dernier roman avec un petit pincement au coeur. Quoique définitivement le moins passionnant des livres de l’auteur, cette fiction biographique sur Hitler est drôlement attachante et surtout, est tout ce qui nous reste de la lignée des Tricotin, à mon plus grand désespoir. Je vais m’ennuyer de la verbe comique et remplie de jokes de caca de Michel Folco, ça c’est sûr, même si elles étaient un peu moins présentes dans cette histoire de futur dictateur et d’artiste raté.
Michel Folco a excellé en racontant l'histoire de la jeunesse d'Hitler d'une manière aussi descriptive et qui laisse le lectuer encore curieux pour savoir qu'est ce qui a fait transfomer ce garçon en dictateur
J’ai trouvé que ce livre termine mal la série, je me suis ennuyée des personnages colorés auxquels Folco nous a habitués. On retrouve toutefois moins de commentaires misogynes que dans les autres romans, ce que j’ai apprécié.
Si tratta di un romanzo che chiede la collaborazione del lettore. Il nome Adolf Hitler ci porta immediatamente alla mente il Führer per antonomasia, diretto responsabile di una politica discriminatoria e di sterminio a danno di ebrei e altre etnie, artefice della II guerra mondiale e causa della morte di milioni di persone.
Devo ammettere che sulle prime avevo qualche perplessità. Si tratta infatti di un romanzo difficilissimo da scrivere, nonché rischioso. Mi sono posto due domande: chi l’ha scritto e, soprattutto, perché. L’autore è il francese Michel Folco. Osservando le pubblicazioni precedenti, l’impressione è piuttosto rassicurante. La Jeunesse mélancolique et très désabusée d’Adolf Hitler, proposto da Leone editore, è la sua ultima fatica:
Ce roman s’intéresse à la jeunesse d’Adolf Hitler, de la rencontre de ses parents, Aloïs Schicklgruber-Hitler et Klara Pölzl, jusqu’à sa période viennoise. Le livre se demande pourquoi Hitler est devenu ce qu’il est devenu. Le livre met en scène certains personnages des livres précédents de Michel Folco tels que Marcello Tricotini, Aloïs Schicklgruber-Hitler, Klara Pölz ainsi qu’Hitler lui-même durant une scène qui était aussi dans Même le mal se fait bien.
Nel romanzo qui recensito (traducendo quanto si legge sopra) appaiono dei personaggi già contemplati nei precedenti, segno che vi è un discorso portato avanti nel tempo, un’analisi, non si tratta di un’improvvisata.
É stato fugato immediatamente il timore di avere tra le mani un racconto scritto per pretesto, per far sensazione (ne vengono pubblicati troppi di questo genere, cosa che spinge a essere diffidenti e accorti). Tra l’altro basta leggere il primo capitolo per rendersi conto che siamo di fronte a un lavoro serio, meditato.
E questo è un bene, perché la sinossi di per sé è molto ambiziosa, ci fa pensare (e sperare) che l’autore sia all’altezza del compito ripromesso. Affinché la sinossi sia veritiera, si presumono almeno due qualità molto importanti: una solida base storica e di ricerca, ma anche un talento non comune in grado di scavare a fondo e recuperare ciò che le fonti storiche lasciano inespresso, ricreando con l’immaginazione un mondo intero.
Michel Folco, que l’on connaît pour ses romans hauts en couleurs, en inventions, et en trouvailles narratives, rencontre cette fois un personnage bien réel, trop réel. Et quel personnage ! Celui par qui tant d’injustices et de malheurs vont naître, Adolf Hitler. Mais Michel Folco n’est pas un biographe, même si ses ouvrages sont minutieusement documentés. Avec toute sa fantaisie, son humour décapant, il s’applique à nous conter comment le plus banal des enfants peut receler le plus effrayant des monstres. Le roman, ici, dépasse tous les livres d’histoire. L’auteur n’avait pas craint de mettre en scène Napoléon ou Freud. Il a choisi de monter la barre d’un cran. Mais c’est la face mystérieuse et partiellement inconnue d’Hitler qu’il aborde : son enfance et sa jeunesse, dont nous savons peu de choses. La force de l’ouvrage tient à la banalité du personnage. Bien sûr, ses origines furent incertaines. Bien sûr, son talent était médiocre. Bien sûr, sa mère mourut trop jeune. Bien sûr, ses passions n’avaient rien de flamboyant ni d’exceptionnel. Mais, au fur et à mesure qu’on avance dans ce livre étrange grandit un personnage dont la détermination, peu à peu, nous perturbe. Car on ne peut décrypter l’enfance d’Hitler sans imaginer son avenir, sa puissance destructrice, la fascination qu’il exercera sur une grande part de son peuple, lui qui est si peu fascinant. Et c’est tout le talent de Michel Folco que de se glisser dans cet interstice : pourquoi le plus ordinaire des hommes en lui recèle-t-il Hitler ?
J'adore l'écriture et l'humour de Michel Folco. J'ai lu tous ses autres livres et souvent j'ai bien ri. Relier Hitler aux Tricotin était à mes yeux une excellente idée. Malheureusement, j'ai trouvé ce livre plutôt ordinaire. Je le trouvait long et parfois un peu ennuyant. J'ai préféré La Part de l'autre d'Éric-Emmanuel Schmitt meilleur.
Dans ce livre, j'ai eu trop souvent l'impression de confondre Hitler avec Ignatius J. Reilly dans la Conjuration des imbécile de John Kennedy Toole, surtout avec les problèmes gastriques du futur dictateur.
Peut-être que j'avais trop d'attente face à ce livre.
Folco écrit Hitler. Dans la lignée familiale des ses romans historiques, celui-ci m'a laissé indifférent. Les personnages sont croquants, l'atmosphère présente et l'écriture est au rendez-vous mais Adolf est inintéressant. A Folco book. With his characters, sense of history and writing. But the subject itself is uninteresting. You don't really learn about Hitler and the most interesting characters are the ones around.
Après "Même le mal se fait bien", qui, selon moi, fut le plus faible des romans de Michel Folco, celui ci revient avec un excellent livre sur l'enfance d'Adolf Hitler. On y découvre un personnage bizarrement attachant et on y retrouve le style direct et l'humour noir qui font la force de Michel Folco. Un excellent livre.