Premier ouvrage de Burroughs, Junky décrit la réalité crue d'un héroïnomane en errance, de New York à Mexico. William Lee, double romanesque de l'auteur, fait l'expérience de la came, de la privation, de la prison et de la fuite, qu'elle soit géographique ou dans les paradis artificiels. La came n'est pas un plaisir, mais un mode de vie, et le seul plaisir qu'elle puisse apporter, c'est le soulagement de l'héroïne qui, une fois l'aiguille plantée dans la veine, se met à parcourir l'organisme. Le soulagement après la privation.
"On devient drogué parce qu'on n'a pas de fortes motivations dans une autre direction.(...) On ne décide pas d'être drogué. Un matin, on se réveille malade et on est drogué".
Le réalisme et la crudité de ce roman démontrent que le camé est régi par la drogue, se servir d'elle pour lui finir asservi. On ne devient pas drogué par intention, on s'aperçoit qu'on est camé lorsqu'on subit le manque. Les personnages du roman représentent des situations, plus que des êtres. L'humanité se perd-elle lorsque seule la came compte ?
Cet épisode de la drogue - épisode au sens étymologique (chemin)- est presenté avec une lucidité glaçante et une plume neutre. Ni louage, ni blâme. Juste une aiguille qui traverse, tout au long de l'œuvre, la veine d'un camé.
De bons tuyaux pour se pas se faire prendre par les flics, planquer sa drogue, et se droguer avec ce qui reste quand on n'a plus de syrettes de morphine !
bill is such a smart junky like you know how one would get so good in something that they know everything about it? he gets so passionate about drugs and the law and whatnots it's impressive.
he's an interesting character and ik this is an autobiography or some sort but i'd just like to see him... develop yk? maybe fuck things up with someone once or twice.
such a 2 star read. there's nothing in this book. no plots, no character developments. it's just junky using junks.