« Longtemps, je me suis couché de bonne heure », « la Petite Madeleine », le cabinet sentant l’iris, la lanterne magique, le grelot ferrugineux, le baiser du soir, les aubépines, les clochers de Martinville, les sources de la Vivonne, la petite phrase de la sonate de Vinteuil, « une femme qui n’était pas mon genre », les parties de barres aux Champs-Élysées : autant de « morceaux choisis », autant d’épisodes, autant de mots autour desquels s’est précipitée la réflexion sur la littérature, et qui sont devenus aussi familiers que le corbeau, le renard, ma cassette, que diable allait-il faire dans cette galère, le sanglot long des violons, et la chèvre de M. Seguin. On connaît ces couplets par cœur sans même les avoir entendu chanter, comme on connaît les paraboles de l’Évangile sans avoir servi la messe, et les damnés du septième cercle sans avoir pactisé avec Belzébuth. Du côté de chez Swann, c’est cela, et c’est aussi bien autre chose. […] Car au-delà des morceaux de bravoure ou des morceaux choisis, qui trop souvent remplacent une lecture suivie, on peut découvrir une unité, un cheminement, une progression, une démonstration : le roman de Proust est une construction claire.
Il a vécu en Auvergne, en Touraine, en Toscane, en Île-de-France.
Romancier, il a publié huit volumes, dont, chez Gallimard, Iris (1991), qui a obtenu le prix Fénéon 1992, Roman écrit à la main (2000), Supplément aux mensonges d’Hilda (2003), Madame Deloblat (2006) et La Lanterne d’Aristote (2011, prix de l’Académie française Maurice Genevoix 2012).
À la collection « L’un et l’autre » — dirigée, chez Gallimard, par J.-B. Pontalis —, il a donné Florentiana (sur la ville de Florence), La Fiancée italienne (biographie d’Alaïde Banti, liée au mouvement des Macchiaioli, peintres pré-impressionnistes toscans), À des dieux inconnus (sur les livres, la lecture et l’apprentissage de la réalité), Portraits de Stendhal et Bibliothèques de nuit.
Il est également l’auteur d’une suite de méditations en prose, accompagnées d’eaux-fortes de Christiane Vielle, Bergers d’Arcadie (Fata Morgana, 1995), d’un poème en prose, Les Quais minéraliers, avec des aquatintes de Christiane Vielle (Al Manar, 2004) et d’un recueil de poèmes, Semer son ombre, avec des gravures de Julius Baltazar (Al Manar, 2009).
Il a collaboré à l’édition de À la recherche du temps perdu dans la bibliothèque de la Pléiade, sous la direction de Jean-Yves Tadié, procuré des éditions de textes de Jacques Rivière (Quelques progrès dans l’étude du cœur humain), de Marcel Proust (Le Côté de Guermantes et Les Plaisirs et les Jours) et de Gustave Flaubert (Madame Bovary).
La revue Théodore Balmoral publie régulièrement des textes de lui.
Attention : ceci n'est pas le texte de Proust, c'est un essai de critique littéraire par Thierry Laget. Tout à fait intéressant si vous voulez en savoir plus sur l'histoire de la composition et de la publication de la Recherche, aussi que sur les thèmes principaux abordés dans Swann ;)
J'aurais mis 5 étoiles, mais la deuxième partie était incroyablement chiante. Je comprends que c'est un outil de comparison pour la propre histoire d'amour du narrateur, mais Odette... son attrait m'échappe complètement. Par contre, les parties 1 et 3... tout simplement géniales. Le petit garçon est adorable. C'est un mélange parfait de la pensée infantine et la pensée du narrateur écrivain.