Génie de l'animation, Manuel Arenas s'est associé à Dimitri Vey, brillant écrivain, pour donner vie à Yaxin the faun, une fable initiatique, mélange de mythologie et de poésie. Un raffinement absolu ! ! C'est avant tout l'histoire de la rencontre entre Gabriel et Merlin, entre le plus petit des faunes et le plus grand des magiciens. C'est sur une île aux contours incertains, une île couronnée de forêts et peuplée de nymphes et de fées, que vivent Gabriel et Merlin. Comme tous les enfants, le petit faune veut tout savoir, tout connaître, tout comprendre. Il pose mille et une questions au magicien qui finit toujours par lui répondre, agacé mais aussi attendri par le petit faune. C'est ainsi que Gabriel découvre que les arbres parlent à ceux qui ont la patience de les écouter et que les rochers se souviennent de ceux qui ont été oubliés. Il apprend que le secret des fées n'est pas dans leur beauté et que même les mythes et les légendes finissent par disparaître. En découvrant la magie du monde qui l'entoure, Gabriel découvre aussi qu'il est des mystères cachés dans les profondeurs de la forêt qu'il vaut mieux ne pas connaître...
Magique, poétique, magnifique ! Je ne m'attendais pas du tout à une telle lecture, c'est un conte philosophique dont la puissance est vraiment particulière.
Avevo già letto Yaxin – Il fauno Gabriel, Canto 1 nel 2016 circa e l'avevo trovato solamente grazioso; l'ho voluto "ripescare" oggi dagli scaffali, e l'ho trovato di una dolcezza rara. Abbiamo a che fare con un testo a metà fra il racconto di formazione e la poesia lirica, una curiosa intersezione fra le odi "paesaggistiche" di Orazio e Il piccolo principe (sì, l'ho detto sul serio). Siamo sull'isola ove i miti hanno sostanza e tutto è dipinto con squisiti acquarelli: il piccolo fauno Gabriel è un bimbo vagabondo di estrema curiosità e un bel giorno si abbarbica a un anziano saggio dalla barba bianca, che soprannomina "Merlino"; ne derivano quattro episodi (uno per stagione) in cui fanciullo e vegliardo meditano di amicizia, malinconia, morte, linguaggio, separazione e fiducia, con una prosa suggestiva che a tratti mi ha ricordato la grande Ursula K. Le Guin. È un peccato che la serie sia rimasta incompiuta, perché il mio cuore di insegnante a Merlino ci si era affezionato.
Le nuvole, gli alberi e le stondate colline, per quanto bello, tutto sembra freddo e strano come in un sogno che ho sognato tanto tempo fa, e che ora è ricominciato.
John Keats
(pag. 2)
C'è un luogo.
Un luogo in cui gli alberi e i ruscelli cantano l'eterno ritorno delle albe del mondo.
(pag. 10)
La consuetudine voleva che i fauni appendessero ai rami dell'albero fulminato amuleti e talismani draconici.
E poi, che le fate venissero e danzassero ai piedi dell'albero.
Nelle radici e nei rami, e sulla corteccia annerita, tessevano incantesimi potenti perché tutte le cose addormentate rinascessero. E l'albero tornasse alla vita.
Cosa dire di questa Graphic Novel? I disegni sono semplicemente un sogno, un intreccio di fiori, infanzia e dolcezza. I colori pastello ci ricordano di quando eravamo bambini e la storia di Gabriel è delicata come una carezza. La storia di questo piccolo Fauno vi lascerà incantati così come tutta l'isola in cui essa si svolge! Consigliata a chiunque veda la bellezza in un fiore appena sbocciato o in un luogo dove le montagne sono antichi giganti guerrieri che infine hanno abbandonato la spada!
Je me suis un ennuyée lors de cette lecture. Dommage parce que j'étais persuadée que j'allais l'adorer. Peut-être que je ne l'ai pas lue au bon moment, qui sait?
Krasna krasna, likovno zelo lepo narejen strip in ene krasno rešene strani kjer se različni kadri skupej sestavljajo v eno risbo. Mi je pa malo dalj časa vzelo branje, ker sem si precej mogu sproti prevajat - razumem nekej špansko ma ne čisto vse. Mogoče razumem zdj čist malo več :)
Je suis bien loin ici de la forme de bande dessinée que je lis d'habitude. En fait, avec cette histoire du petit faune Gabriel, j'ai l'impression de me rapprocher (ça y est, la litanie recommmence, dira le grincheux) d'oeuvres comme Thomas le rimeur : une oeuvre qui apparaît comme une espèce de rêve, ou de conte, en tout cas quelque chose de très éloigné de notre réel. Et c'est parfaitement, totallement et irrémédiablement réussi. C'est réussi par de multiples aspects. C'est réussi par le dessin faussement simple, mais ne dédaignant pas les moments de bravoure ... cependant toujours utilisés dans un but contemplatif parfaitement réussi : je me suis perdu dans les branches de l'arbre ouvrant ce récit, j'ai pris en pleine figure les embruns de cette vague qui ouvre un chapître. C'est réussi également par le texte qui, même sans l'image (pourtant très belle) s'inspire de la poésie et du récit mythologique pour nous emmener tellement loin. J'ai en particulier à l'esprit une phrase concluant l'un des chapître qui m'a littéralement cloué à mon fauteuil, à la fois par sa sensibilité et par sa force. Hélas, je l'ai oublié, et ça, c'est moche. C'est réussi enfin par le scénario dont on a du mal à sentir où il veut nous emmener, alors qu'il y a pourtant, très loin derrière (ou du moins c'est ce que je veux croire), un but, pas trop loin d'un Carpe Diem conceptuel. C'est en tout cas, je crois l'une des BDS les plus belles que j'ai eu l'occasion de parcourir des yeux, de lire, et même de relire. Et j'espère bien que vous y plongerez également.
Un dibujo sublime. Una narración muy poética. Lo único es que no dejo de tener la sensación de que se trata de una introducción a algo que no sé si llegará. No obstante, lo importante es el camino y éste es un muy buen camino.
Poesia in parole e immagini: un volume davvero incantevole che meriterebbe 5 stelle se non fosse per il fatto che si tratta del primo di una serie, lasciando al lettore un senso di incompiuto che rovina un po' la magia.