1. Je constate que je ne vais pas bien. 2. Je cherche ce qui ne va pas. 3. Je demande des conseils et des ordonnances. 4. J'ignore les conseil s et les ordonnances. 5. Je bois. 6. Mon état empire. 7. J'accepte les conseils et les ordonnances de Vera. 8. Au bout de quelques semaines, je redeviens un malheureux promoteur de la pharmacothérapie. Maxim Tumanov est à la constante recherche d'un remède qui soulagera ses douleurs intérieures, guérira les blessures de son âme et lui permettra d'être plus calme - du moins pour quelque temps. Maxim Tumanov est un héros du vingt-et-unième siècle ; il est à la recherche de sens et de beauté, mais en même temps il est fatigué et résigné, crucifié entre passion et raison, paix et agitation. En attendant, il y a l'erranceâ€- C'est lorsque son ami Viktor décède, soi-disant d'un suicide, que son monde est reversé. Viktor a été une personne très chère à ses yeux, peut-être tropâ€- C'est en tout cas ce que pensent son groupe d'amis, qui regardait d'un Å“il
Филип Грбић је рођен 1984. године у Београду. После завршене Треће београдске гимназије диломирао је филозофију на Филозофском факултету Универзитета у Београду. Предаје филозофију, ради као библиотекар и бави се књижевним превођењем.
« Ainsi une personne qui ne pouvait même pas atteindre la rivière en roulant depuis un pont flottant était plus épanouie et heureuse que moi, un misérable qui souffrait d'une parfaite santé, un acteur incorrigible qui captivait par son regard et ses mots, mais qui refermait une âme pervertie par la passion. »(p. 186)
Maksim est dépressif, décadent, la victime de tempêtes intérieures violentes ; c’est un homme qui souffre après la mort de son ami de jeunesse de débauche, Viktor, retrouvé pendu à un arbre : ensemble ils buvaient et se droguaient jusqu'au coma ; ensemble, ils partouzaient. Ensemble, ils faisaient les 400 coups. Maksim est maintenant âgé, ce loser, professeur de philosophie, ce nihiliste grande gueule et réactionnaire d'un monde agonisant, voire déjà mort, ne se fait pas à la vie, ne sait pas gérer ses passions – à entendre dans le sens de souffrances.
« Le seul moyen de se libérer d'une tentation c'est d'y céder, disait Oscar Wilde, ce terrible libertin. » (p. 100).
Et pourtant on suit la route d’un homme qui va de plus en plus loin dans la débauche, qui sabote ses possibilités de rédemption, qui barre ses chemins lumineux pour se détruire à coup d’alcool et d’orgies, et cela jusqu’à arriver à un point culminant…
Je ne saurais dire si Filip Grbic est un « Michel Houellebecq serbe » comme les Éditions Belleville l'écrivent sur la quatrième sur de couverture, ma connaissance de ce dernier étant réduite, mais quelques thèmes semblent les rassembler.
Petit point sur l'objet livre : il mériterait une relecture approfondie : les erreurs typographiques et d’orthographe sont légion.