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La Guerre de Cent Ans

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Une analyse en perspective de la première véritable "guerre totale". Le Prince Noir vainqueur de Jean II le Bon à Poitiers, Isabeau de Bavière imposant le honteux traité de Troyes, Armagnacs contre Bourguignons, Jeanne d'Arc délivrant Orléans et sanctifiée par le bûcher de Rouen, autant de noms et d'images qui composent la mé-moire collective de la guerre de Cent Ans (1337-1453).
C'est que ce conflit extraordinaire par sa durée comme par ses enjeux a profondément marqué le destin de l'Europe et contribué à l'émergence des nations, France et Angleterre au premier chef. L'économie, la politique et l'idéologie ont pesé aussi lourd que les affrontements militaires et les négociations diplomatiques. Les cultures et les mentalités, dans tous les milieux sociaux, sont sorties transformées de cet affrontement séculaire. C'est pourquoi, autant qu'un récit vivant et documenté, cet ouvrage sur la guerre de Cent Ans est un essai d'histoire totale.

Georges Minois, agrégé et docteur, est un spécialiste de l'histoire culturelle. Auteur de nombreux ouvrages, en particulier sur Du Guesclin, Charles VIII et Anne de Bretagne, il a publié récemment chez Perrin une bio-graphie de Charlemagne.

"Un livre aussi érudit qu'agréable à lire et qui ne s'encombre pas d'a priori partisan."
Paul-François Paoli, Le Figaro littéraire

816 pages, Unknown Binding

First published January 16, 2008

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About the author

Georges Minois

95 books55 followers
Georges Minois est un historien français né en 1946. Ancien élève de l'École normale supérieure, il est agrégé et docteur en histoire. Il a exercé la profession de professeur d'histoire et de géographie jusqu'en 2007.

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Displaying 1 - 8 of 8 reviews
81 reviews
January 24, 2022
Superbement écrit. Vraiment adoré le style - narration et analyse. Magnifique. Comme le Shopping Centre de Woluwe
54 reviews
May 10, 2026
Avant que la guerre n’éclate, le royaume de France et d’Angleterre sont les deux plus puissants royaumes d’Europe du fait de leur taille et de leur unification. Les rivalités, bien que toujours présentes, ont été mises de côté lors des croisades. Mais une fois que les souverains perdent de l’intérêt pour l’Orient, ils se focalisent sur leur royaume, ce qui amène à l’exacerbation des tensions entre les deux royaumes.
Les combats en 1337 ont lieu en plusieurs endroits : Écosse, Flandres et Aquitaine. Cependant, les combats sont plus défensifs au début du conflit car les défenses solides peuvent réduire à néant les offensives. Jusqu’en 1346, lorsque les troupes de Philippe VI et Edward III sont sur le point de s’affronter, les souverains se rencontrent pour négocier une sortie sans combat. Par trois fois, le roi Français refusera le combat face à son rival anglais provoquant la colère de ses alliés. À la 4ème confrontation, le combat aura lieu à Crecy mais par manque d’organisation, la bataille sera un massacre côté français avec des milliers de morts dont plus de 1500 chevaliers contre une dizaines d’archers anglais.
Suite à cette victoire, les troupes d’Edward ont les mains libres pour remonter vers le Nord de la France et assiéger Calais. La ville se rend après un très long siège et la trêve de Calais sera signée en 1348. Les Anglais gagnent la ville et la Flandre devient pleinement autonome du roi de France. Les combats continuent mais ralentissent avec l’arrivée de la peste qui fera des des ravages dans les deux pays. Le royaume français est dans un état catastrophique. Le roi a perdu ses meilleurs chevaliers et n’a plus un sous (coût de la guerre et ravages économiques de la peste suite au dépeuplement). L’image du roi est ternie ce qui accélère les défections dans son camp.
Philippe VI meurt et son fils Jean II, tout aussi incapable, devient roi. Il ne peut s’opposer aux chevauchées du Prince Noir qui ravagent le Sud Ouest à l’automne 1355. Le roi se fait même capturer en septembre 1356 à Poitiers. Dès lors, la situation de la France est catastrophique. Le dauphin Charles n’a aucune marge de manoeuvre face à Etienne Marcel qui s’impose à Paris.
Pendant l’hiver 1358-1359, Edward II repart en expédition et ravage la vallée de la Seine en contournant Paris. Le dauphin n’a d’autre choix que de signer le traité de paix de Bretigny qui voit le royaume amputé d’un quart de sa superficie au profit des Anglais. Une rançon de 600 000 écus d’ord doit être payée en acompte pour la libération du roi Jean II.
Le roi meurt avant d’être libéré et c’est son fils Charles V qui devient roi de France. Homme doué pour la politique et rusé, il sera un meilleur roi pour commander le pays lors de la décennie des années 1360. Aider par un des meilleurs chevaliers, Bertrand Du Guesclin, il aidera un allié, Henri II, à monter sur la couronne d’Espagne aidé par des milliers de mercenaires qui travaillent au plus offrant, n’hésitant pas à changer de camp plusieurs fois : « l’argent n’a pas d’odeur ».
La décennie suivante voit les choses s’inverser. Bertrand du Guesclin est nommé connétable et fait des ravages parmi les troupes anglaises. Il participe à la reconquête du Poitou, d’une grande partie de la Bretagne et de l’Aquitaine. De plus, Charles V fait appliquer une nouvelle technique contre les chevauchées anglaises. Les nobles doivent dorénavant éviter les batailles et s’enfermer dans leur forteresses tout en rapatriant à l’intérieur des murs ou détruisant les récoltes aux alentours. Cette technique très efficace est très mal vu par les paysans car ils se sentent abandonnés par les nobles locaux et voient leur travail partir en fumée. En 1380, Charles V et Du Guesclin meurent, tout comme Edward III quelques années avant. Ils ont rétabli le pouvoir royal et chassé les Anglais. Ils ne restent que les villes de Cherbourg, Calais, Bordeaux et Brest comme places fortes anglaises. Leur successeurs, Richard II et Charles VI ne sont qu’adolescents lorsqu’ils deviennent rois et sont capricieux et colériques. Ils font face tous les deux à des révoltes internes et le conflit entre les deux pays ralentit. Entre 1380 et 1400, le conflit est en pause même si des tensions subsistent. Certains traités sont signés entre les deux suzerains et des mariages entre les deux familles sont arrangés. Cependant, cette trêve et les tendances despotiques de Richard II entraîne les soulèvements du Pays de Galles et de certains nobles conduisant à sa destitution en 1400 remplacé apr son cousin le duc de Lancastre.
En France, la folie de Charles VI fait ses premiers signes et il est rapidement incapable de diriger le royaume. Il est mis sous tutelle de son oncle Phillipe de Bourgogne et de son frère Louis d’Orléans. Les deux partis commencent à s’affronter pour le pouvoir. Les Bourguignons investissent Paris et contrôlent la partie Nord du royaume. À la mort de Phillipe, son fils Jean Sans Peur prend sa succession et assassine Louis d’Orléans en plein Paris. Désormais les Bourguignons contrôlent entièrement Paris et le roi. Ils sont plus proches des Anglais car contrôlant la partie Nord, ils dépendent de la laine anglaise pour leur commerce. En face, le fils du défunt se marie avec les Armagnacs et représentent le Sud de la France. La guerre civile est sur le point de commencer.
Le fils de Charles VI, Charles VII, essaie de reprendre la lutte contre les Anglais-Bourguignons depuis Bourges à partir des années 1420. Il affronte, le fils de Jean sans Peur après son assassinat, allié à Henry V, et son frère, le duc de Bedfort, régent du royaume d’Angleterre à la mort du roi. Occupant la partie Nord de la France et Paris, un sentiment national commence à naître afin de bouter les Anglais hors du royaume. Jeanne d’Arc fera partie de ce roman national en libérant Orléans (elle a fait cesser le siège de la ville par les Anglais) et en ouvrant la ville de Reims pour le couronnement du roi. Cependant, elle sera plus utile pour booster les troupes que pour ses talents de cheffe de guerre. Les Anglais en feront leur cible numéro un et certains grands nobles français commencent à se méfier d’elle, tout comme le roi, expliquant qu’ils ne feront rien pour la libérer lorsqu’elle sera capturée par les Anglais
Charles VII et Philippe Le bon, signent le traité d’Arras en 1435 et se réconcilient. Désormais, ils s’allient pour reconquérir une par une les villes tenues par les Anglais. Ces derniers ont tenté de signer un traité mais leurs demandes maximalistes ont fait échouer les négociations sans se rendre que leur situation en France leur était de plus en plus défavorable.
Au cours de la décennie 1440, le roi Charles VII réforme les impôts et améliore les rentrées d’argent. Grâce à ça, le budget du royaume augmente et permet d’entretenir une armée sur la durée. De plus, l’Angleterre fait face à des problèmes internes et a des difficultés financières. Les Français arrivent à reconquérir la Normandie en un an, en 1450, grâce à l’utilisation massive de l’artillerie et face des Anglais dont la stratégie militaire n’a pas changé depuis les batailles de Crecy ou d’Azincourt.
En 1453, l’armée royale est à son apogée : les troupes sont expérimentées et payées. Elles ont une artillerie supérieure à celle des Anglais ce qui leur permet de reconquérir toute l’Aquitaine et la ville de Bordeaux qui tombe en octobre 1453. Les Anglais sont définitivement chassés du continent et la guerre se termine.

La guerre aura changé le continent à jamais. Désormais, l’Europe féodale est remplacée par l’Europe des nations. La papauté se divise alors que les territoires s’unissent. La guerre voit le renforcement du roi et la défaite des nobles en France, précurseur d’une monarchie absolue, alors qu’en Angleterre, le Parlement et les nobles gagnent du pouvoir face au roi.

J’ai adoré ce livre qui retrace avec détails tous les évènements de la guerre dans un ordre chronologique. C’est bien écrit et très compréhensible. L’auteur est clair sans ses analyses ce qui facilite la lecture
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Profile Image for Audrey.
1 review
August 6, 2017
Pour tous les amoureux du Moyen-âge, ce livre est une pépite. L'auteur explique et analyse d'un oeil critique ce long et complexe conflit que fut la Guerre de Cent ans, ainsi que ses surprenantes répercussions sur notre société contemporaine. Tout au long de son récit, Minois s'applique à comparer méthodiquement les royaumes de France et d'Angleterre, que cela soit du point social, économique, politique et culturel.
Profile Image for Andre.
1,267 reviews11 followers
May 30, 2017
J'ai beaucoup aimé replonger dans l'histoire à travers la vision de cet auteur. J'ai l'impression d'avoir une meilleure compréhension de cette guerre et, surtout, de ses répercussions. J'aurais cependant aimé avoir un peu plus d'information par moments dans le récit mais en recommande la lecture.
Profile Image for Yann MangeParchemin.
1 review
February 8, 2025
Récit complet et exhaustif de la période, très bon pour se faire une idée précise des enjeux de la période de la part de ses acteurs. Évite l'écueil de se concentrer sur l'aspect militaire du conflit.
Profile Image for Joaquim Alvarado.
Author 5 books21 followers
March 23, 2025
Història completa en totes les seves vessants: antecedents, desenvolupament dels fets i conseqüències. Obra definitiva (?) sobre un conflicte complex, a cavall entre dues èpoques i que condicionà les relacions posteriors dels dos contendents durant els cinc segles posteriors.
Profile Image for Florin.
67 reviews
October 14, 2017
Excellent œuvrage pour une premierre immersion dans la guerre de cent ans.
L'auteur fait use d'humour pour accompagnier la longue histoire. Fort apprécié.
184 reviews
July 20, 2024
Analyse chronologique et thématique de qualité, mais le style est pour autant très lourd, ce n'est pas pour tout le monde.
Displaying 1 - 8 of 8 reviews