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Pagnol: L'Eau Des Collines: Jean De Florette, Manon Des Sources

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Glasgow Introductory Guides to French Literature

Paperback

First published August 1, 1993

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About the author

David Coward

61 books12 followers
Education: Bachelor, University London, 1960. Doctor of Philosophy, University London, 1975.

Career: From assistant lecturer to professor emeritus University Leeds, Leeds, England, 1963—1997, professor emeritus, since 1997. Honorary fellow Queen Mary, London, 2002.

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Profile Image for Roula Zahar.
15 reviews1 follower
June 9, 2015
Jean Cadoret, percepteur hérite d’une propriété à la campagne qui attire la convoitise de ses riches voisins, les Soubeyran, Cesar et Ugolin. Afin de baisser le prix de la terre ils bouchent la source qui en fait partie. Ils s’attèlent à précipiter le citadin à sa perte en lui apportant une diligente et hypocrite aide dans ses ambitieux projets, cachant la source, même au moment ou il se tue à la tache en tentant de sauver ses plantations d’une rude sècheresse. Dans la suite, Manon, fille de Jean Cadoret a une occasion de venger son père… Belle, intelligente, ayant une merveilleuse complicité avec les animaux et la nature, elle donne aux villageois une sérieuse leçon de justice, d’amour et de bonté.
Alors que le deuxième roman parle de vengeance, assène aux criminels un châtiment mérité faisant appel aux fabuleux talents de scénariste de Pagnol, « Jean de Florette » tient plus du traité sur la bêtise et la méchanceté humaines. Cruauté, hypocrisie et stupidité vont de pair, « le sot n’a pas assez d’étoffe pour être bon » selon les maximes de Francois de la Rouchefoucault. Pagnol souligne la stupidité du méchant et les conséquences de sa sottise, désastreuses pour tout le monde, y compris lui-même alors que la bonté requière subtilité, raffinement, intelligence, culture, savoir et éducation. Elle semble être l’apanage des personnes distinguées et civilisées. La pauvreté, la misère des villageois favorisent ainsi leur silence complice avec les criminels. Les themes de la faute de linnocence et du pardon la mefince lhostilite la religion
Les victimes ne sont jammais tout a fait innocentes
La nature accentue les traits des personnages, précipitent leurs comportements et renforce leurs agissements. Elle est d’une part, l’amie de Manon, l’entoure, l’amuse, lui donne les précieux outils de sa vengeance, et accentue d’autre part la barbarie et la grossièreté des criminels quand ils sont face aux durs labeurs et à la survie dans la nature. La nature est en fait la vraie force dominante de cette superbe oeuvre.
Elle oppose l’asservissement à l’argent des Soubeyran à la liberté de Manon qui n’a d’autre maître que la nature. Quelle meilleure lecture pour un si beau jour de printemps dans la vallée de Nahr Ibrahim ?
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