Du mal peut naître un bien. 1917. Les hommes ne naissent pas tous égaux. Pour certains, c'est comme si le malheur s'était agrippé à eux dès leur naissance et ne voulait plus les lâcher. Comme la poisse. Pour ceux-là, la haine, l'injustice... Et au bout du chemin, la mort. Au mieux. Au pire, le bagne dans la moiteur de la jungle, au-delà des mers, chez les damnés de la terre. Mais Jos ne veut pas mourir. Pas sans avoir remis son histoire à l'endroit. 1944.
Après une enfance difficile, Joseph est accusé du meurtre du prêtre qui l’a élevé. Envoyé au bagne, en Guyane, il fini par s’évader. Rentré au pays, il cherche à blanchir son nom et à connaître son histoire. • J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, dont les deux histoires s’entremêlent. Le lecteur apprend une partie de l’histoire de Joseph, pendant qu’on le suis alors qu’il est envoyé au bagne. Pour une fois, j’ai adoré que les deux histoires ne soient pas scindées en deux parties distinctes. Nous passons du présent au passé sans prévenir et j’ai trouvé que cela donnait une certaine puissance émotionnelle à l’histoire de Joseph. • Les illustrations sont très expressives et dirigées. Le personnages principal a le visage net, les traits plutôt fins. Les méchants, eux, ont les traits disgracieux et agressifs. Cela contribue à nous attacher au héros, à espérer qu’il retrouve sa famille et la liberté. Au passage, nous redécouvrons les conditions atroces des prisonniers envoyés au bagne ainsi que les ignominies dont on fait preuve les allemands envoyés temps d’occupation. • Une histoire forte et belle malgré tout.