"La main droite avait été tranchée, net, au niveau du poignet. Rien ne permettait d'identifier le cadavre, celui d'une femme. Dans la semaine qui suivit, on en découvrit deux autres, assassinées selon le même rituel. Si le meurtrier tuait ainsi en amputant ses victimes, c'était avant tout pour renouer avec ses souvenirs. Il effectuait un voyage dans le temps. Mais pour aller au bout du chemin, il lui fallut emprunter une route que bien d'autres avaient suivie avant lui. Des hommes, des vieillards, des enfants. Des femmes aussi."
Thierry Jonquet was a French writer who specialised in crime novels with political themes. he was born in Paris; his most recent and best known novel outside of France was Mygale (2003), which was published in English translation as Tarantula in 2005 (Serpent's Tail). He wrote over 20 novels in French, including Le bal des débris, Moloch and Rouge c'est la vie.
Jonquet died aged 55 in hospital in Paris.
Tarantula has been adapted for the cinema by acclaimed Spanish director Pedro Almodóvar.
Découvrir dans les dernières pages la signification du titre m'a glacé le sang dans les veines. Ce livre est impeccablement construit. Toutes les pièces sont là, mais il faut attendre la toute dernière page pour voir la dernière s'emboîter et donner tout son sens au reste. J'ai découvert ce livre et cet auteur par le biais de la série Boulevard du Palais, et même si les personnages en sont inspirés, il y a une grande différence. Tant de facettes, une description qui rend le récit plus vivant que la vie elle-même. Après avoir lu ce livre, j'ai l'impression d'avoir vécu ma vie ces derniers temps à travers un voile, et ces centaines de pages étaient un aperçu de ce que la vie, avec toutes ses douleurs et faiblesses, pouvait être. C'est une chorégraphie, des pantins qui dansent dans le tragicomique, de vrais personnages avec des failles et des aspérités, des passés. Ici, pas de jugement. Juste un récit, qui se dévoile et laisse au lecteur le choix de s'attacher à qui il le souhaite. Le vocabulaire est vrai, et puissant. L'auteur écrit le français de la vie, de la rue, pas des romans littéraires qui s'entassent dans les bibliothèques. Le récit décolle, s'installe, s'accélère, s'affole et retombe sur ses pattes, laissant le lecteur désarçonné, ou du moins ça a été mon cas C'est l'essence du livre qui amène à la réflexion, mais aussi à la relecture. L'ayant lu une seule fois, j'ai conscience d'être passée à côté de certains indices, de s petits cailloux laissés par l'auteur qui construisent le récit au fur et à mesure. Un plaisir à lire, à dévorer. Une histoire de douleurs, qui remet les choses en perspective.
Les orpailleurs se présente d'abord comme un roman réaliste. S'ouvrant sur la découverte d'un corps, dont les descriptions gores attirent tout de suite le lecture, pour ensuite décrire finement l'enquête policière et sa procédure.
Embarqué dans un monde si vrai, il n'est pas étonnant de constater ensuite que le roman est en fait aussi social, tant il s'étend sur un Paris fragile, une ville humaine. Il est alors agréable de constater la vie de ces hommes en ce temps là, de ces criminels comme de ces honnêtes gens, et de leur confrontation avec la police : car la où règne le chaos, l'ordre s'y fond tout autant.
Quant au mystère, il reste intriguant : des crimes en série où chaque victime se retrouve avec une main en moins, et des chapitres consacrés au point de vue du meurtrier ont de quoi rapidement vouloir dévorer le roman.
Pourtant, c'est peut-être ce réalisme si cynique qui cause problème à la lecture. Un trop plein de personnages, plusieurs avec des noms polonais, rend la compréhension souvent complexe. Un vocabulaire et une procédure trop réelle et répétitive gâche peut-être le plaisir de la lecture, tant ils sont si terre-à-terre.
Comme ouverture à l'œuvre de Thierry Jonquet, je reste malgré tout surpris en bien, et je me tâte de lire plus de cet auteur si célèbre.
Parfait thriller qui démarre en trombe et n’arrête jamais Bien écrit la lecture en est facile Meurtres à répétition difficile à interpréter jusqu’à la fin en Pologne
Un romanzo che immagino di dimenticare completamente entro qualche settimana…
Polar parigino abbastanza povero di originalità, con troppi temi affastellati fino a un finale tanto prevedibile nella soluzione quanto caotico nello svolgimento. A giudicare da questo romanzetto appare piuttosto usurpata la fama di cui Jonquet, recentemente scomparso, gode in patria anche se ha discreta fama anche in Italia l’unica sua opera finora distribuita nel circuito editoriale normale, Tarantola (Migale), mentre questo “Les orpailleurs” è a tutti gli effetti un pocket “da viaggio in treno”. Abbiamo quindi personaggi del tutto stereotipati, uno scandire dei “delitti” ogni volta che il ritmo pare farsi più blando, un assieme che si tende a portare a termine più per curiosità che per passione (che comunque è già qualcosa rispetto ai gialli che nemmeno si riesce a portare a termine…), un romanzo insomma di cui ho scritto subito questo commento perché immagino di dimenticarlo completamente entro qualche settimana.
There is so much build up in this book it's annoying. The only word I came up with to describe the reading experience is anticlimactic and I don't even know if it's a real word. The story starts out promising with a cruel murder and diving into the lives of the characters involved. But then the murders start piling up and I kept hoping that they'd start to figure them out faster too but they don't and finally the ending was sad, yes, but also there was a meh factor. I can't quite put my finger on it but I would expect it's something to do with the very last few sentences. There wasn't very much anticipation in the story but I kept getting excited over and over again as I read. Only to be let down. The one thing I found very annoying were the parts told by the murderer. I think it didn't really give enough to the story itself. And it just drives me up the wall to read from the perspective of the one who done it and not getting any further in my own investigation of who the murderer is.
Un corps massacré est découvert dans un immeuble délabré. Non identifiable. On peut juste constater que c'est une jeune fille.
Détail macabre, la main droite a été coupée. Le travail est propre, le tueur s'y connaissait. L'équipe de l'inspecteur divisionnaire Rovère est chargée de l'enquête.
Une semaine plus tard, un deuxième cadavre est retrouvé. C'est aussi une femme et le rituel de l'assassinat est le même.
Dès lors, l'idée d'un meurtrier poursuivant une vengeance prend forme et commence la course contre la montre pour éviter d'autres morts.
Les meurtrissures du corps et de l'âme ne disparaissent jamais complètement ; Thierry Jonquet le prouve avec ce livre qui prend ses racines dans les pans obscurs de l'Histoire. D'une impeccable construction, cet excellent roman présente tous les mécanismes d'une enquête judiciaire vue de l'intérieur.
Cet ouvrage a obtenu le trophée 813 du meilleur roman noir français 1993
Ca partait bien, et puis toute la fin qui tourne autour des camps de concentration, bof ça m a gonflé à la longue, comme si l auteur prenait l excuse de ce polar pour écrire un livre d histoire sans se l avouer...