La Résistance, la Gestapo, le camp de Buchenwald, la Légion Etrangère, l'Indochine, Suez, le putsch d'Alger... ont jalonné la vie de cette exceptionnelle figure militaire. Un destin : De Buchenwald au putsch d'Alger en passant par la grande passion indochinoise, Hélie de Saint Marc a vécu la plupart des tumultes et des contradictions de notre histoire contemporaine.
Un homme : On a dit de lui qu'il portait sa vie dans son regard. Courageux et méditatif, tolérant et révolté, il déroute les analyses d'une seule pièce.
Une volonté : Hélie de Saint Marc raconte ce qu'il a appris de l'existence. Il s'explique sur le courage, l'engagement, la fidélité, l'honneur, l'amour, la prison, la mort, le sens d'une trace humaine...
Une mémoire : Les Champs de braises parlent de ces camps de déportés rendus à la rouille et au vent, du Vietnam palpitant et meurtri qu'Hélie de Saint Marc a tant aimé, ainsi que de ces années algériennes qui ont laissé, de chaque côté de la Méditerranée, un goût de cendres et d'inachevé.
Ce témoignage est d’une force et d’une justesse… Prophétiques par certains aspects, introspectif par d’autres, il porte des leçons de vie pour tous les âges sans jamais tomber dans l’esprit du maître-à-penser. Lisez pour comprendre le mystère de ce témoin du siècle, et surtout comprenez avant de juger.
Ces mémoires d'un homme exceptionnel, peu connu, qui a vécu la déportation en Allemagne puis la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie en tant qu'officier de la Légion Étrangère, avant d’être incriminé pour trahison nationale et emprisonné pendant 6 ans m'a beaucoup ému. Hélie de Saint Marc a traversé et raconte ces évènements marquants de l'histoire Française récente. Après avoir lu la biographie du Général de Gaulle (Un Certaine Idée de la France par Julian Jackson), j'ai pu mettre en regard une autre réalité et une autre perspective de la guerre d'Algérie: pourquoi elle aurait pu rester Française, et les conséquences déplorables pour ceux qui ont été trahis et abandonnés.
Mémoires d’un légionnaire ancien résistant, déporté a Buchenwald, du Vietnam à l’Algérie en passant par le Canal de Suez, il sera de tout les combats perdus de la France et terminera son combat en prison pour rébellion. Quelle vie !
Un grand désarroi habite parfois les jeunes générations devant l'absence d'horizons et de grandes adventures collectives
Ce livre m'a été offert par un très cher ami. L'experience de lecture fallait du temps. Elle était délicieuse et hésistante - le voix poétique de cet ancien militaire était quelque chose que je ne m'attendais pas. Après deux mois de lecture savoureuses la voix de Hélie de Saint Marc me manque.
Saint Marc est un héros de notre temps (ou bien un héros de le dernière temps), qui ne veux pas dire qu'il est parfait où excusable, mais qu'il est comprehensible. Les traits qui lui menait vers ses décisions et sur son chemin rocheux sont ceux qui manquent chez les non-héros; l'honneur, la reflexion, la loyauté, l'envie de comprendre. (Parfois il montré son obstinance d'avoir vu et pour ca compris le monde mieux qu'autres, mais on l'excuse.)
Quand il est devenue un Maquis, Saint Marc était jeune, passionnant, naïf; les caprices et faiblesses des autres dans une monde qui ressemblait à un jeux lui laissez à Buchenwald puis Langenstein, où il témoignait les marches des morts.
En Indochine, l'auteur nous fait rêver de s'y rendre. Son émerveillement pour un peuple gentille qui portent des bols de riz arrosé de nuoc-mam et une tasse de thé brûlant; pour la haute region de ce pays, avec son sent de crachin, ses fleuves et son jongle. Cependant la route coloniale numéro quatre est engorgée avec du sang. Pourquoi ces gens-ci avaient-ils éprouvé tels souffrances?
Il est probable que les deux sections où sont mises en évidence, pour l'auteur, les raisons pour laquelle il s'impliquait du putsch d'Algers en 1961 apparaissent dans les chapitres intitulés "Le Mystère des musulmans"et "Non-Assistance à personne en danger de mort." En gros, Saint Marc voulait á tout prix éviter ce qui s'était passé en Indochine, où le retrait des troupes français ne pouvait que condamner ceux qui y était abandonnés.
Brièvement: - Un creux entres les musulmans et les pieds-noires (ou des autres européens) existait toujours en Algérie, malgré leur passé commun de 130 ans. Eh bien, ce fosse se trouvait entre les trois religions Abrahamiques. - Le FLN cherchait à tout prix détruire aucun complicité entre les européens et les musulmans sympathisants (généralement les Harkis) - y compris les massacres et razzias; signe clair pour l'avenir. "La sauvagerie n'avait pas manquait" - "Les hommes et les femmes de l'Algérie vivaient en la coéxistance de deux mondes exclusifs, celui d'Islam et celui de la colonisation" - Pour Saint Marc il considérait un Algérie pris par force du FLN bien différente que une Algérie relâché par la France. Même s'il avait peur des deux. Ce dont il avait peur dans le second cas était la traitement des hommes laissé entre deux campes que les Français ont dû protéger. - Ne vous trompez pas. Contrairement à quelques de ses camarades jeunes, il ne pensait plus de "le FLN et sa politique du couteau, la mystère" versus "la France est le progrès." Néanmoins, beaucoup d'Algérians se pensait Français et en était promis. - Finalement, durant les mois de rétraction, la France, terre d'asile, a refusé d'accueillir des hommes traqués, menacés pour l'avoir servie. - Quant à De Gaulle, il ne lui fut pas accordé même un seul mot de gentillesse. Pour Saint Marc, son mal n'était pas la retrait elle-même (un mouvement irrésistible autour du monde) mais l'abandonnement, la radicalité de ce départ, et la baffouément des propos tenus par le Général à peine trois ans auparavant.
Dans ce contexte, Saint Marc y souligne, a mon avis, quelques remarques qui suggèrent que l'histoire ne pouvait que finir en tragédie. La situation sociale était pire qu'en Indochine. Les français, les colons, y avait encore plus de responsabilité. Pourrait-être que Saint Marc n'aurait pas soutenu d'avoir fait les memes gestes en Algérie qu'il faisait en Indochine. De moins, il faisait quelque chose
Saint Marc traversait presque tout les grands chagrins possible pour un français: "La tragédie était au rendezvous de ma génération." Il faudra bien que vous en lisez. Au course de le lecture mes opinions et prévisions me rendait honteuse et humble.