Robert Solé offre une suite au Tarbouche et propose des portraits pittoresques, émouvants, et souvent drolatiques d'Égyptiens d'hier, d'aujourd'hui et de demain, dans un récit rythmé et une écriture minutieuse.Dans Le Tarbouche, son premier roman, Robert Solé évoquait une famille de chrétiens d’Orient installée au Caire, dont le patriarche fit fortune en fabriquant des Tarbouches, coiffes traditionnelles des Égyptiens.Ce nouveau roman en est la suite. La révolution a obligé la famille à quitter l’Égypte. Ses membres sont dispersés à travers le monde. L’un d’eux, écrivain, retourne au Caire afin de se documenter pour un livre. En fait, il est chargé d’avouer à sa vieille tante, Dina, qui vit toujours dans la maison de famille, qu’il va falloir la vendre. En quête du passé à travers le journal intime de l’oncle Michel et par les souvenirs de cette femme, le héros va découvrir de surprenants secrets de famille. Il va aussi rencontrer des personnages pittoresques dans les soirées données par Dina : Égyptiens de la nouvelle génération, archéologues, diplomates.Le récit, souvent drôle, distille aussi une réconfortante impression de chaleur humaine. C’est celle qui anime la vieille tante, femme généreuse et belle, qui essaie, avec ses faibles moyens, de maintenir la vie brillante d’autrefois tout en étant lucide sur ce qu’est devenue sa famille. D’ailleurs, quand le narrateur parviendra à lui avouer qu’elle doit vendre la maison, elle lui révélera que l’affaire est déjà conclue avec le fils d’un des généraux qui a chassé la famille, et avec lequel, le temps passant, elle a noué des liens d’amitié.
Robert Solé is a French journalist and novelist of Egyptian origin. Born in Cairo in 1946, Solé moved to France at the age of 18. He has served as ombudsman of the Parisian newspaper Le Monde. His works of fiction include Le Tarbouche (winner of the Prix Mediterranée in 1992) and La Mamelouka.
un bel portrait de l'egypte au temps jadis qu'on ne lache pas aujourd'hui. on ne renonce pas au passe. Que nous les Egyptians du beau temps se sentent exilee. ce livre m'a touche...
Une très belle histoire parfumée de nostalgie pour une Egypte d'antan. Charles, qui est né en Egypte mais a grandi en France, revient au Caire et loge chez Dina, sa tante. Il fait face à de nombreux souvenirs qu'il tentait d'oublier.
Le personnage le plus émouvant, dans ce récit, est sans nul doute Yassa, le chauffeur copte, au naturel doux et aux paroles rassurantes.
suite du tarbouche, retour au pays apres de longues annees d'exil entre nostalgie et etrangete. « Notre monde a disparu, constate-t-il, et je continue pourtant à guetter les battements de son cœur et ses sourires. » la phrase qui resume le mieux l'ambiance du livre