The author's account of his travels in the Middle East in the 1920s, his life among the various desert tribes, and the colorful personalities he encountered
William B. Seabrook provides adventure here in the land of Ali Baba, or so it seems. In the 1920s, desert life and traditional customs had not yet been overrun by modern civilization and Seabrook's journey across Arabia comes across as magical.
The desert is a strange place. I think it is still filled with jinn and invisible influences.
There is so much here. Meetings with Arabian rulers. Sitdowns in sumptuous tents that are more luxurious than traditional houses. Different food requiring different ways of eating. And fiercely felt religion practices, especially the Dervishes and Yezidee. It's a nonstop camel-ride across sand dunes into secret areas of worship, spiced with practical observations (fermented camel milk is credited with protection against constipation and scurvy).
...the major difference between Western and Eastern traditions...The former is focused on individual accomplishment and the latter is organic and responds to subtle, underlying natural forces.
ويليام رحالة أمريكي عشق الشرق و قرر أن يشد الرحال إليه ليعيش حلمه الشرقي و هذا الكتاب هو عن رحلته التي عاشها و مشاهداته التي كتبها عام 1927
أجمل ما فيه أن ويليام لم يأخذ في كتابه موقف الغربي الآتي من بلاد الحضارة ليشاهد أولئك المتخلفين، بل على العكس كان همه الأول بحسب ما يبدو هو السؤال عن الدين و المعتقد لكل من زارهم و كان لطيفا يحترم مضيفيه. لذلك فليس في الكتاب جملا عنصرية تزعج القارئ. بين البدو: تعرفت معه على عادات البدو، و تذكرت مسلسل رأس غليص الذي كان أول ما أطلعني على عالم البدو... الدروز: بديانتهم المخفية و خصوصا العجل الذي يُقال أنهم يعبدونه و لكن لا أحد يعرف ديانتهم حقيقة... الدراويش و خصوصا الرفاعية الذين يتبعون أسلوب التعذيب لأجسادهم و أذكر أنهم يسمون بالعامية ضرب الشيش أو هكذا أحسبهم... أخيرا اليزيدية و هم عباد الشيطان و معتقدهم الغريب... و أجمل ما في الكتاب هو الصور التي كان قد التقطتها لكل من زارهم... كتاب ممتع فعلا...
I searched for "Druze" on my library's website and found this. I requested it only to discover it was published in the 1920's, and the copy I held in my hands had a library card in it from 1948. The author is an eloquent writer, and despite the inherent misogyny and racism in parts of the text, it was a fascinating read. Imagining what it must have been like for a couple in the early 1900's to travel to Saudi Arabia, Iran, and Syria is incredible, and reading Seabrook's poetic version of that experience was quite out of the ordinary for me. I later Googled him and learned that he also traveled to and wrote about Haiti, and at one point in life he checked himself into an asylum for alcoholism . . . and then wrote a book called Asylum. Interesting character.
E.T., 1935, p. 42-43 Ce livre, comme ceux du même auteur qui ont été déjà traduits précédemment (L’Ile magique et Les secrets de la jungle), se distingue avantageusement des habituels « récits de voyageurs » ; sans doute est-ce parce que nous avons affaire ici à quelqu’un qui ne porte pas partout avec lui certaines idées préconçues, et qui, surtout, n’est nullement persuadé que les Occidentaux soient supérieurs à tous les autres peuples. Il y a bien parfois quelques naïvetés, de singuliers étonnements devant des choses très simples et très élémentaires ; mais cela même nous paraît être, en somme, une garantie de sincérité. – A la vérité, le titre est quelque peu trompeur car l’auteur n’a pas été en Arabie proprement dite, mais seulement dans les régions situées immédiatement au nord de celle-ci. Disons aussi, pour en finir tout de suite avec les critiques, que les mots arabes sont parfois bizarrement déformés, comme par quelqu’un qui essaierait de transcrire approximativement les sons qu’il entend sans se préoccuper d’une orthographe quelconque, et que quelques phrases citées sont traduites d’une façon plutôt fantaisiste. Enfin, nous avons pu faire une fois de plus une remarque assez curieuse : c’est que, dans les livres occidentaux destinés au « grand public », la shahâdah n’est pour ainsi dire jamais reproduite exactement ; est-ce purement accidentel, ou ne serait-on pas plutôt tenté de penser que quelque chose s’oppose à ce qu’elle puisse être prononcée par la masse des lecteurs hostiles ou simplement indifférents. – La première partie, qui est la plus longue, concerne la vie chez les Bédouins et est presque uniquement descriptive, ce qui ne veut certes pas dire qu’elle soit sans intérêt ; mais, dans les suivantes, il y a quelque chose de plus. L’une d’elles, où il est question des Derviches, contient notamment des propos d’un cheikh Mawlawi dont le sens est, sans aucun doute, fidèlement reproduit : ainsi, pour dissiper l’incompréhension que l’auteur manifeste à l’égard de certaines turuq, ce cheikh lui explique qu’« il n’y a pas pour aller à Dieu une voie unique étroite et directe, mais un nombre infini de sentiers » ; il est dommage qu’il n’ait pas eu l’occasion de lui faire comprendre aussi que le soufisme n’a rien de commun avec le panthéisme ni avec l’hétérodoxie… Par contre, c’est bien de sectes hétérodoxes, et de plus passablement énigmatiques, qu’il s’agit dans les deux autres parties : les Druses et les Yézidis ; et, sur les uns et les autres, il y a là des informations intéressantes, sans d’ailleurs aucune prétention de tout faire connaître et de tout expliquer. En ce qui concerne les Druses, un point qui reste particulièrement obscur, c’est le culte qu’ils passent pour rendre à un « veau d’or » ou à une « tête de veau » ; il y a là quelque chose qui pourrait peut être donner lieu à bien des rapprochements, dont l’auteur semble avoir seulement entrevu quelques-uns ; du moins a-t-il compris que symbolisme n’est pas idolâtrie… Quant aux Yézidis, on en aura une idée passablement différente de celle que donnait la conférence dont nous avons parlé dernièrement dans nos comptes rendus des revues (numéro de novembre) : ici, il n’est plus question de « Mazdéisme » à leur propos, et, sous ce rapport du moins, c’est sûrement plus exact ; mais l’« adoration du diable » pourrait susciter des discussions plus difficiles à trancher, et la vraie nature du Malak Tâwûs demeure encore un mystère. Ce qui est peut-être le plus digne d’intérêt, à l’insu de l’auteur qui, malgré ce qu’il a vu, se refuse à y croire, c’est ce qui concerne les « sept tours du diable », centres de projection des influences sataniques à travers le monde ; qu’une de ces tours soit située chez les Yézidis, cela ne prouve d’ailleurs point que ceux-ci soient eux-mêmes des « satanistes », mais seulement que, comme beaucoup de sectes hétérodoxes, ils peuvent être utilisés pour faciliter l’action de forces qu’ils ignorent. Il est significatif, à cet égard, que les prêtres réguliers yézidis s’abstiennent d’aller accomplir des rites quelconques dans cette tour, tandis que des sortes de magiciens errants viennent souvent y passer plusieurs jours ; que représentent au juste ces derniers personnages ? En tout cas, il n’est point nécessaire que la tour soit habitée d’une façon permanente, si elle n’est autre chose que le support tangible et « localisé » d’un des centres de la « contre-initiation », auxquels président les awliya es-Shaytân ; et ceux-ci, par la constitution de ces sept centres prétendent s’opposer à l’influence des sept Aqtâb ou « Pôles » terrestres subordonnés au « Pôle » suprême, bien que cette opposition ne puisse d’ailleurs être qu’illusoire, le domaine spirituel étant nécessairement fermé à la « contre-initiation ».