Westberlin 1975. Der erfolglose jüdische Autor Joseph Leschinsky kehrt aus den USA zurück ins Land der Täter und in die Sprache, die er noch immer liebt. Er bezieht ein Zimmer bei einer alten Dame, die den Davidstern an einer Kette um den Hals trägt. Doch hinter der bürgerlichen Fassade lauert das Ressentiment: Seine Wirtin verehrte den Führer, erst nach dem Krieg tauschte sie bei ihrer Heirat das Hakenkreuz gegen den Davidstern.
Edgar Hilsenrath (born 1926) was a German-Jewish writer. His main works are Night, The Nazi and the Barber, and The Story of the Last Thought.
Hilsenrath was born in Leipzig. In 1938 his mother escaped with her two children to Siret (Sereth), in Romanian Bukovina, where they enjoyed a respite from persecution. At the time that he should have received an entrance card to higher education, he and his mother were interned in the ghetto of Cernăuţi (Czernowitz).
He began to write about the Holocaust after his liberation when he moved to Paris. Hilsenrath also lived in Palestine, Israel, and New York.
According to Dagmar C. G. Lorenz, Simon Wiesenthal Center, "Hilsenrath calls things by their proper names and portrays life first and foremost as physical existence, of whose details the reader is constantly made aware: birth, nursing, feeding, sex, and excretion accompanied by feelings of pleasure and pain. The rhetoric of politicians and political theory are shown to be the schemes of beings ultimately dependent on these bodily processes and subject to physical desires. Hilsenrath's very approach is a protest against disrespect toward the mortal body, against the tyranny of the mind over matter."
Auteur juif allemand, Edgar Hilsenrath est connu pour son humour noir et ses romans grinçants traitant de l'Holocauste et ses conséquences.
J'avais été attiré par l'auteur suite au partage qu'avait fait @LemonJune de sa lecture du Nazi et le barbier, qui avait été une très belle découverte pour elle.
Dans Terminus Berlin, nous suivons l'alter ego de l'auteur, Joseph Leschinsky alias lesche, qui, comme lui, décide de rentrer en Allemagne après avoir émigré aux Etats-Unis et y avoir vécu plusieurs décennies. Arrivé à Berlin, le narrateur cherche une maison d'édition qui accepterait de publier ses romans, qu'il juge bons mais refusés pour motifs politiques étant donné le sujet de son oeuvre : la satire du nazisme. L'Allemagne d'aujourd'hui a du mal à panser les plaies de son passé, entre culpabilité et regain d'intérêt pour le nazisme, l'holocauste y est encore et toujours un sujet très sensible.
J'ai passé un très bon moment de lecture et j'ai très envie maintenant de lire d'autres livres de l'auteur. La plume est cynique, la réalité décrite de manière franche et incisive. L'humour noir de l'auteur m'a beaucoup plu. Il décrit la société américaine et allemande d'aujourd'hui, consumériste et divisée. Le monde de l'édition n'est également pas épargné et l'on comprend pourquoi car l'auteur a peiné à se faire publier alors que ces oeuvres ont rencontré un énorme succès une fois à la portée du public. Je salue d'ailleurs les éditions du Tripode qui ont publié toutes ses oeuvres avec de magnifiques couvertures qui mettent vraiment en valeur l'oeuvre de l'auteur.
Le personnage principal décrit aussi ses multiples conquêtes sentimentales, cela m'a moins intéressé, d'autant qu'il m'a énormément rappelé le personnage du Pr Lurie dans Disgrâce de J.M. Coetzee que j'ai lu il y a peu de temps.
Dernière oeuvre de l'auteur, Terminus Berlin est une oeuvre engagée qui brise les tabous, une auto-fiction au ton satirique délectable. A découvrir !
Comme toujours avec Hilsenrath, c’est dur, c’est provoquant et c’est cru... Mais pour moi, lire ses romans, c’est ressentir un peu ce que l’auteur a vécu, prendre conscience des atrocités perpétrées au cours de l’histoire (notamment envers les juifs, envers les arméniens aussi), comprendre les terribles souffrances endurées par ces peuples.
J’en suis à mon 5e ou 6e livre de lui et je continue à avoir des frissons dans le dos en lisant ses textes. Je recommande cet auteur à tous.
Un juif qui a survécu à l'holocauste revient des années plus tard dans son pays, l'Allemagne, qui connaît à ce moment-là aussi de nombreux bouleversements. L'idée m'a plu mais malgré l'humour et de bons passages, je n'ai pas réussi à m'attacher à Lesche, le personnage principal.