Le coup de foudre et la passion ont dégénéré en conflit, puis en guerre, à la vitesse de l’éclair. Pourtant, elle était certaine d’être en train de vivre une grande histoire, l’histoire de sa vie.
Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage, mais elle a pu écrire ce livre – une ultime missive envoyée du front, le champ de bataille de la rupture. Pour son troisième roman, Martine Delvaux s’applique à coudre ensemble avec adresse les clichés effilochés de l’amour dans un livre bel¬liqueux, rageur et libérateur. Un livre qui solde pour de bon les comptes du ratage amoureux.
Martine Delvaux est née en 1968. Romancière et essayiste, elle a publié à ce jour chez Héliotrope trois romans remarqués : C’est quand le bonheur ? (2007), Rose amer (2009) et Les cascadeurs de l'amour n'ont pas droit au doublage (2012).
A poetic novel, translated from French, The Last Bullet is for You, takes the form of a letter to the heroine's ex husband. This reading journey is filled with raw emotions, too many for my taste. I liked the bullet part the best.
I read this book in French,"Les Cascadeurs de l'amour n'ont pas droit au doublage" it's original language back in the Winter of 2012. The translation is very good even excellent in many parts, especially the sections that describe the protagonist's feelings and emotions. It is like Elizabeth Smart's book "By Grand Central Station...." a book written mostly in a train of thought format, and in this book, letters written to a former lover/husband. It is much more readable than Ms. Smart's book.
In my opinion, emotions and feelings are more easily described in French. And this book is full of emotions and feelings. However the translation by David Homel is quite good. It has the best description of a love/lust attraction I have ever read. Page 92, it begins ...
"Feeling the beating of my heart, the moisture on the palms of my hands, the cold sweat on my back. Looking for a sign. Straining for a sound. Trembling. Hoping to hear your voice. Sitting close to you. Touching you as you go past. Thinking that you're listening when I'm talking to other people. Feeling that I have never desired anyone as much as I desire you right now. ......"
Les parties plus personnelles, sur la peine d’amour, sont brillantes et la prose est magnifique. Les parties où il est plus question de comparaisons historiques m’ont moins touchées.
J'adore les thèmes abordés et comment ils sont abordés, notamment les relations Europe-Amérique. Le livre est excellent aussi pour nous mettre dans la tête de quelqu'un qui souffre de sa relation mais qui ne quitte pas. J’ai aussi beaucoup aimé les passages sur le grand amour, le coup de foudre, l’espèce de « retour à la réalité".
"Le coup de foudre a mis le feu à mon cœur, la vie est devenue un enfer, et toi tu es en rage, tu m'accuses de trahison, de vengeance, tu cries que je mène une guerre de tran-chées, tu hurles que je t'ai tout enlevé, tu es un enfant qu'on a renvoyé dans sa chambre et qui tambourine contre la porte fermée. Qu'est-ce que l'amour, pour toi, sinon un pouvoir à exercer pour te convaincre de ta propre existence?"
Je viens de refermer pour une dernière fois ce livre. Cette douleur qui donne envie d'écrire comme un instinct de survie. Pour mieux guérir. Le chemin peut amener loin et le risque est de rester sûr de rien. Bémols: j'aurai aimé que l'auteure parle davantage de l'homme pour lequel la protagoniste quitte sa rue Coloniale et ainsi que de leur dynamique au quotidien, j'ai mal saisi. Aussi, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup beaucoup de références historiques qui collaient pas toujours à l'histoire en parallèle. Sinon, bref j'ai apprécié ce livre.
Roman poignant de Martine Delvaux. Empreint de violence et d’amour. C’est un cri du cœur et un impératif à être entendu. Une tentative de survivre à l’autre. Une très belle prose. « Je ne sais plus si j’écris pour épuiser cet amour ou le faire durer, pour le rendre à la vie ou le momifier. »
Toi qui liras ce livre, je te donne un conseil, accroche ton coeur avec de la broche.
Delvaux raconte dans ce roman sa peine d'amour, pour en guérir. On sentait qu'elle avait ce beau slave dans la peau et que sa souffrance fut grande lorsqu'elle se retrouva seule dans l'appartement de la rue colonial qu'ils ont partager ensemble. J'ai pleuré sur certaines pages. L'auteure réussis à nous faire ressentir sa peine.
C'est mon premier de Delvaux et j'ai bien envie de lire ses autres romans.
Avril 2024. 3,5/5 Si les mots du récit de sa peine d’amour rejoignaient ceux universels des cœurs brisés, une distance se créait, pour moi, avec les envolées qui donnaient l’impression d’une visite guidée de Rome ou d’un cours d’histoire.
J'ai adoré ce livre, j'adore la plume de Martine Delvaux et la façon dont elle décrit l'amour et le chagrin d'amour. Un livre sensible qui fait du bien.
« Quand tu es sorti de ma vie, je me suis demandé ce qui de toi était resté à l’intérieur de moi, quels souvenirs, quels mots, quels trésor, quels trophées? Dans l’Antiquité romaine, les soldats exhibaient les preuves du combat. Une épée. Un casque. Un bouclier. Une tête tranchée. Je voulais t’arracher la langue, te couper les jambes, t’enfiler des menottes. Je voulais te faire crier pitié, te voir tomber à genoux et me demander pardon en pleurant toutes les larmes que tu pouvais pleurer, t’arracher les yeux pour que tu retrouves la vue, te gifler pour qu’enfin tu te laisses vraiment toucher. Je voulais t’attacher et te baillônner pour t’obliger à écouter tout ce que tu avais refusé d’entendre, faire couler dans tes oreilles un poison mortel. Je voulais te faire souffrir le martyre comme au temps de César et de son empire, t’ensevelir sous mes mots, t’enterrer vivant dans un mausolée. Je t’en voulais à mort de m’obliger de faire mon deuil de toi. Je t’en voudrai à vie de me contraindre aux pincements d’estomac quand je tomberai sur un roman que tu m’as suggéré de lire, sur un film que tu m’as fait découvrir, sur un pan du réel que jusqu’à toi j’ignorais. Je ne te pardonnerai jamais de ne pas être celui que j’ai aimé » (p.10-11)
Dès ces lignes, j’ai su que ce livre allait mettre des mots exactement sur ce que je ressentais. L’écriture de Martine Delvaux est viscérale et tellement juste! Ce livre a été pour moi une vraie bouée de sauvetage pendant une grosse peine d’amour. J’y ai trouvé une colère et une lucidité qui faisaient écho à tout ce que je n’arrivais pas à dire. La fin frappe comme un coup de poing et est difficile à oublier. J’ai cependant moins accroché aux nombreuses références historiques qui, bien que j’en comprenais l’utilité dans l’idée du champ de bataille amoureux, ajoutaient une lourdeur à certains passages.
La douleur d'une rupture amoureuse bien disséquée avec la sensibilité particulière dans l'écriture de Delvaux. Le roman nous atteindra certainement différemment selon le cycle de vie où l'on se retrouve et la déchirure de l'auteure nous écorchera à des degrés variables.
J'ai retenu ce passage, parmi d'autres, qui font état de la profondeur de la perte dans les tripes.
"Rien ne peut satisfaire la faim que j'ai encore de toi, ni ton sexe, ni mes cuisses qui épousent tes hanches, ni mes mains qui descendent le long de ton torse quand, dans le mélange de nos peaux, je ne sais plus si c'est mon corps ou le tien." p.30
Une douleur aiguë mais aussi une prise de conscience importante avec le recul sur la violence de la relation qui a pris fin. À lire avec le coeur bien accroché.
had to read this for book club so if it were up to me would not have picked this book off the shelf. It is done in "stream of consciousness" so again not my thing. And as much as i thought the author overdid the references to the great tragic love stories of time (Romeo and Juliet and Anthony and Cleopatra) and I did not think that this guy was worth all that; in the end I realized that whether I liked the guy or not, he was HER BIG LOVE and she needed to write this book so that she could say good-bye and move on. It is an easy read - just a little over one hundred pages.
Je l'ai dévoré de la première page à la toute fin! J'ai pleuré, j'ai relu et relu certains passages; j'ai lu des passages à haute voix à mon conjoint. J'ai beaucoup aimé le style du livre, les passages qui "liste" ce que l'auteure ressent. C'est un livre à lire et relire. Et si vous avez eu une peine d'amour, il faut absolument le lire!
p.72 La beauté peut être insupportable, elle peut faire du monde un lieu impossible, car si on la perd après l'avoir trouvée, qu'est-ce qu'il nous reste?