?Sursauts, angoisse, souvenirs obsédants, visions hallucinées, cauchemars, repli sur soi : tels sont les principaux symptômes dont souffrent tous ceux qui ont vécu l'enfer de la guerre. Pour les combattants, comme pour les civils, se pose alors la question : peut-on oublier ? Peut-on guérir des violences psychiques de la guerre ? Et comment ? Parvenir à parler authentiquement de cette indicible expérience, n'est-ce pas l'unique solution permettant de l'assumer pleinement et de trouver, enfin, l'apaisement ? ?Louis Crocq a été psychiatre des armées, professeur associé de psychologie pathologique à l'université Paris-V et président de la section militaire de l'Association mondiale de psychiatrie. Il a fondé le réseau de cellules d'urgence médico-psychologique qui, dans toute la France et à l'étranger, dispense les premiers soins aux victimes d'attentats, de catastrophes, de guerres.
Louis Crocq est psychiatre et docteur en psychologie, spécialiste des névroses de guerre. Louis Crocq est professeur associé honoraire à l'Université René Descartes à Paris V. Il devient officiellement psychiatre au service de santé des armées en 1952 et prend sa retraite en 1987 en tant que médecin général des Armées. Il ouvre ensuite les premières consultations pour victimes de traumatismes psychiques (1987, hôpital Saint-Antoine, puis en 1997, hôpital Necker). Il est également ancien président de la section de psychiatrie militaire et de catastrophes de l'Association Mondiale de Psychiatrie et fondateur et président honoraire de l'Association de Langue Française pour l’Étude du Stress et du Trauma. À la demande du secrétaire d'État à l'action humanitaire d'urgence de l'époque, Xavier Emmanuelli, il crée en France avec entre autres Gérard Lopez, en 1995 les cellules d'urgence médico-psychologiques (CUMP) qui prennent en charge les victimes d'attentats, d’accidents ou de catastrophes naturelles. Ses travaux font autorité sur la scène internationale en particulier ceux sur la névrose traumatique et la névrose de guerre.