Après dix-huit jours passés dans le coma, une femme se réveille. Son esprit, sa capacité de penser en formules percutantes semblent intacts, mais elle n’émet aucun son et refuse d’ouvrir les yeux. Les médecins, le personnel lui répètent qu’elle est sortie d’affaire, mais sa mémoire n’est plus qu’une page blanche. Une jeune femme à son chevet se prétend sa fille, un homme vient lui parler comme si elle était sa femme alors que toutes les forces vives en elle lui hurlent que c’est impossible. Il n’y a que ce jeune voyou qui soliloque près d’elle à longueur de nuit avec qui elle ressent une inquiétante complicité. Elle n’a plus de passé et n’est pas pressée de retrouver celui qui était le sien, le soupçonnant truffé de déceptions et d’erreurs. Les premières parcelles que sa mémoire lui rend sont des extraits de poèmes qu’elle reconnaît aisément sans pour autant décoder le moindre lien avec son passé. Par contre, elle sait exactement ce que sa vie doit être désormais. Ce qu’elle est prête à donner, ce qu’elle est prête à recevoir. Dixième roman de Marie Laberge, paraissant exactement vingt et un ans après Juillet, Revenir de loin marque un jalon dans sa production romanesque. Elle y reprend tous les grands thèmes qui parcouraient ses oeuvres précédentes, mais en les portant plus loin qu’elle ne l’a jamais fait. L’exigence amoureuse, l’importance de la vie des sens, les relations mère-fille, la perte d’un enfant, le rôle rédempteur de l’art, la recherche sans compromis de la vérité, tous ces motifs se retrouvent ici exaltés dans un des romans les plus émouvants qu’elle nous ait donnés. Comme toutes les oeuvres de Marie Laberge, mais à un degré supérieur, peut-être, Revenir de loin est un hymne à la vie pleinement choisie, pleinement vécue et pleinement assumée.
Marie Laberge est née à Québec (Québec, Canada). Elle étudie chez les Jésuites, puis s'initie à la danse avec Ludmilla Chiriaeff. Après des études en journalisme, qu'elle abandonne en 1970, elle se consacre aux activités théâtrales et entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec, d'où elle obtient un diplôme en 1975. Elle joue dans différentes pièces de théâtre à Québec, avant de faire de la mise en scène et de l'enseignement en art dramatique. En 1981, elle quitte Québec et s'installe à Montréal. En 1983-1984, elle enseigne et est directrice du département de théâtre de l'université Laval.
En tant que dramaturge, elle signe vingt pièces, dont la plupart sont jouées au Québec et dans divers pays européens. Parmi les plus notables, soulignons
L'Homme gris, jouée en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Lettonie, dans les langues respectives de ces pays, Oublier (prix de la meilleure production théâtrale de Bruxelles 1987-1988), Aurélie, ma sœur (produite en 1994 au Gate Théâtre de Londres), Le Faucon, présenté en 1996 au Festival des Francophonies en Limousin à Limoges. Elle est aussi scénariste, administre le Théâtre du Trident (1977 à 1980) tout comme le Centre d'études en art dramatique (1978 à 1981), dont elle est la présidente de 1987 à 1989.
Marie Laberge écrit cinq romans avant de rédiger la trilogie intitulée Le Goût du bonheur (Gabrielle, Adélaïde et Florent), qui se vend à plus de 500 000 exemplaires.
En mai et juin 1995, elle rédige le préambule de la Déclaration d'indépendance du Québec en collaboration avec Gilles Vigneault, Fernand Dumont et Jean-François Lisée, entre autres.
En 2006, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée Le temps qui compte, mise en musique par Jacques Veneruso. Cette chanson parait sur l'album D'Elles, sorti le 21 mai 2007.
Entre 2009 et 2011, Marie Laberge publie un roman épistolaire - Les lettres de Martha - une correspondance qu'elle entretient personnellement 26 fois l'an avec ses lectrices et lecteurs inscrits.
J’ai trouvé que l’intrigue traîne en longueur. Les références poétiques et les descriptions étaient redondantes. À mon goût, ce n’était pas le meilleur livre de Marie Laberge.
J'ai commencé mais n'ai pas pu persister dans la lecture de ce roman. Il est bien conçu, avec le regard effarouché d'une comateuse qui revient petit à petit à une réalité qu'elle ne reconnait plus. Cependant je ne suis plus partant de lire des milliers de mots qui ont tout autant pour objet de démontrer la richesse du savoir, de l'imagination ou du vocabulaire d'une auteure que d'alimenter la trame d'une histoire. Ma note ne reflète sans doute pas la valeur de l'oeuvre, mais certainement mon humeur à son égard.
Ouille… difficile de me prononcer! J’ai aimé l’histoire et je continue d’aimer le style de l’auteure… Toutefois, j’ai trouvé qu’il y avait parfois un manque de rythme, des longueurs, notamment le chapitre 6. J’ai eu du mal à saisir où madame Laberge s’en allait avec cet extrait. Peut-être est-ce mon ignorance de la poésie?
Point de vue d'un personnage principal amnésiaque. Fouilli mental et littéraire constant.
Peut-on vraiment vivre une double vie par confusion? C'est peu probable selon ma croyance, mais l'auteure a eu la dignité de ne pas écrire une fin hollywoodienne et disneyenne.
Really interesting read, had me hooked basically from the beginning. You want to find out the past of the heroine as she is amnesiac. And you also want to find out how her life will develop. Really well done !
One of my favourite French authors. She writes with great passion, her story and characters draw you in from the first sentence, making you feel every joy and sorrow her characters live through. She is a great story teller.
Ma première raison pour laquelle j'ai commencé ce live est le fait qu'il se déroule au Québec, étant en amour avec cette province. Marie Laberge s'impose en tant qu'auteure réputée de romans et de théatre aussi. Son dixième roman "Revenir de loin" est une oeuvre qui nous plonge dans la vie de Yolande, la "nouvelle" vie de Yolande.
Premières impressions étaient assez mauvaises, j'ai eu de la peine à commencer. Le milieu hospitalier est rude les pensées de Yolande sur le monde qu'elle ne reconnait plus sont difficiles. Ce qui m'as accroché c'est le personnage de Steeve, jeune homme accidenté de la vie qui vient tout les soirs parler à Yolande. L'amitié qui va naître entre ces deux êtres est aussi brutale que passionnée.
Puis l'histoire m'a aspirée, je n'avais plus envie de quitter la vie de Yolande, on a envie de la connaitre encore mieux et on la découvre en même temps qu'elle se redécouvre. Pourquoi elle est devenue une telle femme, qu'est ce qui va faire pour qu'elle soit ainsi.
Ce livre est avec ces personnages si forts nous plonge dans une réalité presque palpable, on s'imagine tellement bien Yolande, Steeve et tous ceux qui font vivre ce roman. Je n'avais pas envie de finir ce livre, j'avais envie de continuer a suivre leur vie, leur histoire, ne pas avoir envie de les quittés.
Je conseil fortement ce roman, a ceux qui aime le Canada bien sur mais pas seulement. Marie Laberge nous montre avec habileté, le genre humain sous toutes ses formes, brutales, violentes, aimante, douce ...
Le roman policier de Marie Laberge m'avait déçue. Mais Revenir de loin, j'ai vraiment aimé. Dès le début, nous faisons connaissance avec Yolande, plongée dans le coma à la suite d'un accident de la route. Lorsqu'elle sort du coma, on apprend qu'elle souffre d'amnésie et nous partagerons sa route alors qu'elle refera sa vie en essayant de se rappeler ce passé qu'il l'avait façonnée. Marie Laberge sait manier la langue lorsque vient le temps de faire passer les émotions, et c'est encore le cas ici. Seul bémol, la poésie. Je sais que c'est ce qui permet à Yolande de reconstituer son ancienne vie, mais je ne suis pas une fan de la poésie... alors je trouvais qu'il y en avait un peu trop!
Excellent. Je ne peux même pas commencer à décrire les émotions qui se bousculent dans mon esprit. Une tragédie, mais pas tout à fait. C'est aussi un récit de victoire, de survie. Vivre, pleinement.
Je le conseille fortement à tous - je crois que tous peuvent apprécier cette oeuvre du génie qu'est Marie Laberge. Il n'y a pas de genre, de préférence stylistique, comme tel - seulement la beauté littéraire à son maximum.
Comment Marie Laberge fait-elle pour mettre au monde des personnages si vivants ? Deux fois, pendant la lecture de ce roman, j'ai rêvé aux personnages. Elle leur a fait trouver une place dans ma mémoire...
Je n'ai pas la lenteur des évènements en particulier, mais l'écriture était très bonne. J'ai trouvé que l'auteur aurait pu passer les mêmes messages dans un recueil beaucoup plus petit. L'histoire se faissait lente. Je ne le recommande pas.
Un autre chef-d'oeuvre de Marie Laberge, un peu noir mais si bien ecrit. Dans son cas, le comas de 18 jours de Yolande a ete un tres grand positif dans sa vie. Lui a permis de choisir sa vie. Ce roman est remplie de contrastes et de beaux extraits de poemes.