Est-ce que les familles mixtes sont/peuvent vraiment être des lieux de prise de conscience et déconstruction raciale chez les personnes blanches ? Dans quelle mesure la couleur, la race, et le racisme imprègnent-ils les relations affectives mixtes ? ‚Car croire que l‘amour est plus fort que tout serait oublier que l‘amour est lui aussi une construction sociale et qu‘il est influencé par la société‘ Schucman, chercheuse brésilienne, se poste toutes ces questions à travers des témoignages de familles mixtes, dans une société fondamentalement mixte : celle du Brésil. Comme beaucoup de recherches qualitatives, ses résultats restent subjectifs et relatifs, mais ils incitent des premières réflexions.
‚les Blanc•hes et les Noir•es n‘existent qu‘en relation les un•es avec les autres et leurs différences varient selon le contexte. Ainsi, ces deux ‚couleurs‘ ont besoin d‘être définies par rapport à des systèmes politiques, historiques et socio-culturel spécifiques. Les individus et les groupes sociaux ne portent pas en eux une essence noire ou une essence blanche, mais ces catégories sont signifiées et résignifiées en permanence. (…) La blanchité est le produit de l‘histoire et est une catégorie relationnelle avec des significatiojs socialement construites.‘ (54)