À travers l'histoire des grandes maisons, des parfumeurs, des couturiers, des directeurs artistiques, plongez dans un voyage dans le temps et (re)découvrez la genèse des grands succès, de Fougère royale d'Houbigant à Mémoire d'une odeur de Gucci, à la lumière des grands évènements de chaque décennie. Si le parfum s'est au fil des millénaires confondu avec des usages sacrés, thérapeutiques ou hygiéniques, il est devenu depuis la fin du XIXe siècle une véritable industrie et un objet de consommation de plus en plus accessible.
À l'image des autres champs artistiques, la parfumerie s'est toujours imprégnée de l'air du temps, restituant sous forme olfactive les métamorphoses de son époque : conflits mondiaux, évolutions sociétales, épidémies ou encore crises économiques modèlent ainsi la création et font de cet art un miroir impalpable de notre société.
Depuis la Belle Époque jusqu'aux années 2010, cet ouvrage retrace en onze chapitres l'épopée de cette parfumerie prolifique, façonnée par le monde qui l'entoure.
En quelque sorte un livre d'histoire portant sur la parfumerie, c'est comme si je lisais un livre d'histoire de l'art. Car si on y pense bien, la parfumerie est une forme d'art (olfactive) et, ma foi, un peu visuelle (si on s'attarde au flacon). J'ai adoré voir comment les parfums ont évolué au travers des décennies par leurs propres courants artistiques et les maîtres parfumeurs qui ont laissé leur trace. Il y a quelques parfums mentionné dans ce documentaire que je détiens chez nous (en tant qu'amateure de parfums) et ça me fait quelque chose de savoir que je détiens une petite parcelle de cet art parfois dit superficiel. Je réalise qu'il n'en est rien et que le parfum n'est pas seulement qu'un objet de beauté pour s'apprêter. J'aurais parfois voulu voir plus de photos des parfums mentionnés ou des publicités de parfums, mais le vocabulaire utilisé et la plume de l'auteur m'a permis d'imaginer chacun des parfums et de sentir (dans ma tête) leur odeur. Chapeau!