Écrits à la fin de la Seconde guerre mondiale et au tout début de la Guerre froide, ces articles exposent les réflexions politiques et historiques de Lukács face à la découverte des camps d'extermination. On y lira aussi ses premières prises de positions alors que le monde se recomposent autour de deux blocs antagonistes. Face à l'horreur du nazisme, l'auteur analyse les cheminements politiques et intellectuels par lesquels le racisme, l'irrationalisme et l'antihumanisme ont pu s'élever au rang de vision du monde, et la manière dont les élites culturelles d'Allemagne et d'Europe, à quelques exceptions près, se sont retrouvées démuni face à cette barbarie.Lukács questionne également la place et la signification du nazisme à l'échelle de l'histoire universelle. À l'aube de la Guerre froide, tirant les leçons de cette tragédie, il demeure plus que jamais conscient que la fin du conflit mondial ne signifie pas la fin du fascisme.
György Lukács was a Hungarian Marxist philosopher, aesthetician, literary historian and critic. He is a founder of the tradition of Western Marxism, an interpretive tradition that departed from the Marxist ideological orthodoxy of the Soviet Union. He developed the theory of reification, and contributed to Marxist theory with developments of Karl Marx's theory of class consciousness. He was also a philosopher of Leninism. He ideologically developed and organised Lenin's pragmatic revolutionary practices into the formal philosophy of vanguard-party revolution.
His literary criticism was influential in thinking about realism and about the novel as a literary genre. He served briefly as Hungary's Minister of Culture as part of the government of the short-lived Hungarian Soviet Republic.